Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘antidote’

DIALOGUE ENTRE DIEU ET L’HOMME (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
DIALOGUE ENTRE DIEU ET L’HOMME

Dieu
J’ai fait le monde d’eau et d’argile,
Tu as fait l’Iran, la Tartarie et l’Ethiopie;
J’ai placé dans le sol le minerai de fer,
Tu as fait l’épée, la flèche et le fusil;
Tu as fait la hache pour l’arbre de la prairie,
Tu as fait la cage pour l’oiseau chanteur!

L’homme
Tu as créé la nuit et j’ai fait la lampe,
Tu as créé l’argile et j’ai fait la tasse,
Tu as créé les déserts, les montagnes et les forêts,
J’ai fait les vergers, les jardins et les bosquets;
C’est moi qui transforme la pierre en un miroir,
C’est moi qui transforme le poison en antidotes!

(Mohammad Iqbal)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Écoute la flûte de roseau se plaindre (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



Illustration
    
Écoute la flûte de roseau se plaindre
et discourir de la séparation :

Depuis que l’on m’a coupé de la roselière,
à travers mes cris hommes et femmes se sont plaints

Je veux un cœur déchiré par la séparation
pour y verser la douleur du désir.

Quiconque demeure loin de sa source
aspire à l’instant où il lui sera à nouveau uni.

Moi, je me plains en toute compagnie,
je me suis associé à ceux qui se réjouissent comme à ceux qui pleurent

Chacun m’a compris selon ses propres sentiments,
mais nul n’a cherché à connaître mes secrets.

Mon secret pourtant n’est pas loin de ma plainte,
mais l’oreille et l’œil ne savent le percevoir.

Le corps n’est pas voilé à l’âme, ni l’âme au corps,
cependant nul ne peut voir l’âme.

Le son de la flûte est du feu et non du vent :
que s’anéantisse celui à qui manque cette flamme.

C’est le feu de l’amour qui est dans le roseau,
c’est l’ardeur de l’amour qui fait bouillonner le vin.

La flûte est la confidente de celui qui est séparé de son ami :
ses accents déchirent nos voiles.

Qui vit jamais un poison et un antidote comme la flûte ?
Qui vit jamais un consolateur et un amoureux comme la flûte ?

La flûte parle de la Voie ensanglantée de l’Amour,
elle rappelle l’histoire de la passion de Majnun.

À celui-là seul qui a renoncé au sens est confié ce sens :
la langue n’a d’autre client que l’oreille.

(Mawlana Rûmî)

 

 

Recueil: La Quête de l’Absol
Traduction: Eva de Vitray-Meyerovitch
Editions: Du Rocher

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

L’antidote (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2017


coeur

Poésie, mon antidote,
Quand la vie me met sous hotte,
Quand le cœur est en pelote,
Quand l’âme freine et puis capote,
Je t’invite, secret pilote !
A tes signes, je m’orienterai.

(Andrée Chedid)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :