Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘appelé’

Je fus appelé dehors (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2018



 

Je fus appelé dehors
Le grand ciel m’a parlé
Le bois noir m’a parlé
Le feu m’a parlé
Je fus appelé dehors(..)

J’ai vu la lune croître et décroître
J’ai vu le sentier du vent
J’ai vu une rivière dans le ciel
J’ai vu un vol d’étoiles bleues
J’ai vu la mer brumeuse
Semblable à du lait

Et des îles peuplées d’oiseaux

(Kenneth White)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Urszula Nieborak

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AUTOPSYCHOGRAPHIE (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2016



AUTOPSYCHOGRAPHIE

Le poète est celui qui feint.
Et il feint si parfaitement
Qu’il fait enfin passer pour feinte
La douleur qu’il ressent vraiment.

Et les lecteurs de ses écrits
Ressentent sous la douleur lue
Non pas les deux qu’il a connues,
Mais la seule qu’ils n’ont pas eue.

Ainsi, sur ses rails circulaires
Tourne, embobinant la raison,
Ce si petit train à ressorts
Que l’on a appelé le cœur.

(Fernando Pessoa)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

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Passent des troupes d’oiseaux (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2016



Passent des troupes d’oiseaux
Comme appelées.

(Guillevic)

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Les corps frôlés (Emmanuel Dall’aglio)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2016



Les corps frôlés, que pèsent-ils en nous?
Quels minces secrets déchirés,
appelés à d’autres riens?

(Emmanuel Dall’aglio)

Illustration: Marie-Christine Thiercelin

 

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J’ai toujours ton cœur avec moi (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2016



J’ai toujours ton cœur avec moi
Je le garde dans mon cœur
Sans lui jamais je ne suis
Là ou je vais, tu vas…
Et tout ce que je fais par moi-même est ton fait…
Je ne crains pas le destin
Car tu es à jamais le mien
Je ne veux pas d’autre monde, car
Tu es mon monde, mon vrai…
Tu es tout ce que la lune a toujours voulu dire
Et tout ce que le soleil chantera
C’est le secret profond que nul ne connaît
C’est la racine de la racine
Le bourgeon du bourgeon
Et le ciel du ciel d’un arbre appelé vie
Qui croît plus haut que l’âme ne saurait l’espérer
Ou l’esprit le cacher…
C’est la merveille qui maintient les étoiles éparses.
Je garde ton cœur
Je l’ai dans mon cœur.

(Edward Estlin Cummings)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

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