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Poésie

Posts Tagged ‘apprendre’

Le rien (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017



Par dons modestes et mots entravés
Le cœur humain apprend
Le rien —
«Rien» est la force
Qui rend le Monde neuf —

***

By homely gifts and hindered words
The human heart is told
Of nothing —
« Nothing » is the force
That renovates the World —

(Emily Dickinson)


Illustration: Odilon Redon

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Notre stature touche au ciel (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2017


michel-ange

Nous n’apprenons notre hauteur
Que lorsqu’on nous demande de nous lever
Et si nous sommes alors assez nous-mêmes
Notre stature touche au ciel –

L’Héroïsme que nous déclamons
Deviendrait courant
Si nous ne truquions pas nos Mesures
Par peur d’être Royaux –

***

We never know how high we are
Till we are asked to rise
And then if we are true to plan
Our stature touch the skies –

The Heroism we recite
Would be a normal thing
Did not ourselves the Cubits warp
For fear to be a King –

(Emily Dickinson)

Illustration: Michel-Ange

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Retouche au cloître (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2017



retouche au cloître

du pas divin d’arcades
les veuves d’anges apprennent la danse

le jet d’eau lime le silence
en immobile promenade

de quelle aile tombe et s’attarde cette plume
sur une rose qui s’allume

(Daniel Boulanger)

 

 

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Corona (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2017



Edvard Munch  500 [800x600]

Corona

Du dedans de la main, l’automne dévore sa feuille : nous sommes amis
Nous libérons le temps de la coquille de noix
Et nous lui apprenons à marcher
Le temps retourne vers sa coquille
Dans le miroir c’est dimanche
Dans le rêve nous dormons
La bouche parle vérité
Mon regard descend vers le sexe de l’aimée
Nous regardons
Nous nous parlons des ténèbres
Nous nous aimons comme pavot et mémoire
Nous dormons comme vin dans les coquillages
Comme mer dans les rayons de sang de la lune
Nous nous tenons enlacés près de la fenêtre
Ils nous dévisagent de la rue
Il est grand temps que l’on sache
Il est grand temps que la pierre s’habitue à fleurir
Que le non-repos batte au cœur
Il est temps que le temps soit
Il est temps

(Paul Celan)

Illustration: Edvard Munch

 

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L’exemple (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017


fantome

 

cet inconnu, ver et fourmi,
dans les petites lettres du journal
depuis que j’ai lu qu’il est mort
il hante mes rues
mon sommeil
il me parle
et m’apprend ma propre vie

(Daniel Boulanger)

 

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Je cherche dans le temps mon vrai visage… (Gatien Lapointe)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2017



 

Je cherche dans le temps mon vrai visage…
L’Univers n’est pas plus grand que mon coeur
Le temps ne va pas plus loin que mon sang…
O apprendre le terrestre sourire
Et cela d’une saison sans angoisse…

(Gatien Lapointe)

Illustration: Albert Pinkham Ryder

 

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Mange des chocolats, petite (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2017



Mange des chocolats, petite,
Mange des chocolats !
Dis-toi que toute métaphysique est chocolats.
Dis-toi que toutes les religions n’en apprennent
pas plus que la confiserie.

(Fernando Pessoa)

Illustration

 

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N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.

Bien que les hommes sages à leur fin sachent que l’obscur est mérité,
Parce que leurs paroles n’ont fourché nul éclair ils
N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit.

Les hommes bons, passée la dernière vague, criant combien clairs
Leurs actes frêles auraient pu danser en un verre baie
Ragent, s’enragent contre la mort de la lumière.

Les hommes violents qui prient et chantèrent le soleil en plein vol,
Et apprenant, trop tard, qu’ils l’ont affligé dans sa course,
N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit.

Les hommes graves, près de mourir, qui voient de vue aveuglante
Que leurs yeux aveugles pourraient briller comme météores et s’égayer,
Ragent, s’enragent contre la mort de la lumière.

Et toi, mon père, ici sur la triste élévation
Maudis, bénis-moi à présent avec tes larmes violentes, je t’en prie.
N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit.
Rage, enrage contre la mort de la lumière.

***

DO NOT GO GENTLE INTO THAT GOOD NIGHT

Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rage at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.

Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.

Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.

(Dylan Thomas)

 

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Comprendre (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



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Comprendre disaient-ils encore
la finesse des feuilles
pour apprendre le vent

La face cachée d’un visage
le bonheur des connivences

Le cheminement du sommeil
à l’approche de l’hiver

Puis des jardins sans âge
qui dorment avec l’été

(Georges Bonnet)

 

 

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Tu m’apprenais l’amour (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017



Tu m’apprenais l’amour
j’avais perdu ma honte.

(Pierre Béarn)

Illustration: Otto Mueller

 

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