Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘approcher’

L’ombre me poursuit (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



L’ombre me poursuit
et j’appelle la lumière à mon aide
aussi je me rapproche du soleil
Le vent pousse les oiseaux au-dessus de l’étang
qui reflète le gris du ciel.

(Jean-Baptiste Besnard)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Approche (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



Illustration: René Julien
    
Approche J’ai quelque chose
À te dire que je ne puis dire
Quelque chose prenant forme
Quelque chose au nom inédit
Une nouvelle dimension

(Mina Loy)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Approche (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2019



Approche, dernière chose que je reconnaisse,
mal incurable dans l’étoffe de peau; […]
Naïvement pur d’avenir, je suis
monté sur le bûcher trouble de la douleur,
sûr de ne plus acheter d’avenir
pour ce coeur où la source était muette.
Suis-je encore, méconnaissable, ce qui brûle?
Je n’y traînerai pas de souvenirs.
Ô vie, ô vie; être dehors.
Et moi en flammes. Nul qui me connaisse
Suis-je encore, méconnaissable, ce qui brûle ?
Je n’y traînerai
pas de souvenirs.
O vie, ô vie : être dehors.
Et moi en flammes. Nul qui me connaisse.

(Dernière annotation dans son Journal)

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Ethan Cranke

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’aisselle (Jacques Chessex)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019




Illustration: Carole Cousseau
    
L’aisselle

Beauté de cette aisselle où perle

une sueur déjà d’agonie
Si quelque neige à l’envers de la lumière éclaire un creux

Dans ta cave une lumière perlée entre l’herbe des morts

Aisselle ô tombe à mon crâne approché en toi et qui se repose

Comme beauté de ce repos définitif
Sous l’herbe des morts et la neige
Aisselle à l’envers de toute lumière
Quand les anges chanteront ou se tairont dans la cave

Et que l’on se souviendra de ton creux moiré à l’air libre

Un jour mon crâne en toi ce repos avait cherché

(Jacques Chessex)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quelquefois la forêt (Richard Rognet)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2019



 

    

Quelquefois la forêt,
comme un corps fragile,
te demande d’ouvrir
en grand ta fenêtre,

tu obéis, avec la
complicité du jardin,
tu lui dis d’approcher,
qu’elle peut compter

sur ta joie où vibrent
encore des oiseaux que
l’âge n’a pas obscurcis

et qui planent dans
ta mémoire comme
les grandes mains
d’un crépuscule
sans blessures.

(Richard Rognet)

 

Recueil: Un peu d’ombre sera la réponse
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il luit dans l’ombre (Charles Van Lerberghe)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2019



 

Anne-Marie Zilberman (16)

Il luit dans l’ombre,
Le beau fruit d’or,
Il luit comme un trésor
Entre ces feuilles.
C’est pour toi qu’il a mûri,
Le beau fruit du paradis.
Quelles roses lui sont pareilles ?

Voilés de leurs ailes,
Les anges sommeillent…

Voici que la nuit vient,
Pas une étoile ne se lève.
Oh ! rien
Qu’un effleurement
De tes lèvres…
Qui peut savoir ?
Le souffle du soir le touche bien.

Écoute ma chanson ;
Elle murmure à ton oreille :
Approche et cueille.
Les anges sommeillent…

(Charles Van Lerberghe)

Illustration: Anne-Marie Zilberman

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

QUI PEUT RENIER (Georges Themelis)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2019



 

odd nerdrum 904

QUI PEUT RENIER

Qui peut renier ce qu’on entend
Comme derrière un silence de pierre

Les monts retentissent, les autres monts.

Chaque moment frappe le tambour,
A tout moment nous disparaissons dans le sommeil.

Avant que le grand vent nous brouille,
Avant qu’une pluie nous lave, une âme
Sourit une autre, la salue de loin.

L’éclair appelle l’éclair.

Nous venons des ténèbres comme les morts.
Nous nous voyons dans un éclair,
Dans une lumière subite, mains et visages.

De grands animaux sont entre nous. Ce sont
Des fleuves profonds, nous ne pouvons pas nous approcher.

Il ne faut pas s’attarder, le tambour bat.

L’amour se hâte comme le feu
Comme l’ombre rapide de la mort.

(Georges Themelis)

Illustration: Odd Nerdrum

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Esprit invisible, indivisible (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



Hommage aux anges
[20]

Esprit invisible, indivisible,
comment as-tu pu venir si près,

comment pouvons-nous oser
nous approcher du grand-autel ?

nous sommes passés sous le portique calciné,
puis par un châssis — sans porte —

entrés dans un lieu saint ; comme un spectre,
nous sommes entrés dans la maison par un mur ;

puis, toujours sans savoir
si (comme le mur)

nous étions là ou bien pas-là,
nous avons vu l’arbre fleurir ;

c’était un arbre ordinaire
dans un vieux square jardin.

***

Invisible, indivisible Spirit,
how is it you come so near,

how is it that we dare
approach the high-altar?

we crossed the charred portico,
passed through a frame—doorless

entered a shrine; like a ghost,
we entered a house through a wall;

then still not knowing
whether (like the wall)

we were there or not-there,
we saw the tree flowering;

it was an ordinary tree
in an old garden-square.

(Hilda Doolittle)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Vérité! (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



 

Quand je marche sur la grande place
Parmi ceux qui s’y pressent,
Quand je vois cette jolie fille
Au milieu de la foule,
Si j’avance ici, elle approche,
Mais de l’autre côté;
Personne ne sait, à nous voir,
Combien nous nous aimons.

« Vieux, tu ne cesses pas encore!
Toujours après les filles!
Quand ta vie commençait son cours,
C’était une Käthchen.
Qui adoucit tes jours présents?
Avec clarté dis-le! »
Voyez comme elle me sourit,
Elle, la Vérité!

***

Wenn ich auf dem Markte geh
Durchs Gedränge
Und das hübsche Madchen seh
In der Menge,
Geh ich hier, sie kommt heran,
Aber drüben;
Niemand sieht uns beiden an,
Wie wir lieben.

« Alter, hörst du noch nicht auf!
Immer Mädchen!
In dem jungen Lebenslauf
Wars ein Käthchen.
Welche jetzt den Tag versüßt?
Sags mit Klarheit! »
Seht nur hin; wie sie mich grüßt,
Es ist die Wahrheit!

(Goethe)

Illustration: Édouard Debat-Ponsan


Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

M’approcher du ciel (Yann Redor)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2018



 

escalade

Les rocs accrochés
A la brûlure d’un doigt
M’approcher du ciel

(Yann Redor)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »