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Poésie

Posts Tagged ‘appuyer’

SOIR D’ÉTÉ (Ariane Dreyfus)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2018



Illustration: Françoise Rancurel
    
SOIR D’ÉTÉ

C’est le vent qui les appelle

Dehors les enfants ravis
Rattrapent les linges

Grondement sans noirceur
Malgré la porte bousculée

Quand c’est le vent
Et pas la peur

Bien des visages légers
Pourraient se lancer des baisers

Les enfants rentrent en riant car tout était à l’envers
Mais rien perdu
C’est même chaud !

Voluptueuse redressée, la nuit a voulu envahir autrement
Appuyée sur le vent la poussant

Pas d’orage,
L’énorme spectacle de la douceur ensemble.

(Ariane Dreyfus)

 

Recueil: Iris c’est votre bleu
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Chercher, retrouver (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2018




    
Chercher, retrouver. La terre
dessine un carré de lumière
où nous pouvons poser nos mains
appuyer notre visage.

Chercher, retrouver
l’éternité de nos vies.

(Hélène Dorion)

 

Recueil: Sans bord sans bout du monde
Traduction:
Editions: La différence

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ET TOI NUE MAINTENANT (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Camille Claudel
    
ET TOI NUE MAINTENANT

Et toi nue maintenant sur qui mes lèvres filent
La lente métaphore d’un baiser, de l’épaule à tes seins.
Les mouettes de nos mains
À l’assaut du vertige. Puis
Étreignant l’aviron d’une dextérité
Pour appuyer la force des marées,
Les courants fous qui se déchaînent.

Ô mon amour, un seul navire tour à tour
Élevé sur le haut de la vague et plongeant
Tout à coup dans l’abîme nous hisse,
Nous unit, nous entraîne. Et laisse pantelants.

Naufragés sur la rive,
Coeurs à nu, follement ivres,
En un seul deux s’incarnent.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’angle sous lequel… (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2018


 


 

L’angle sous lequel…
Et d’abord quel angle?
Je n’en veux pas connaître d’autre
Que celui où j’appuie ma tête
Quand je m’y colle à cache-cache.

Angle tu m’étrangles
Belle Angleterre de légendes
Tu m’englobes, tu m’engloutis

Mes yeux fermés
Ma nuit à moi
L’angle sous lequel…

(Robert Desnos)

Illustration: Ráed Al-Rawi

 

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Tremblante petite fille (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017


09mars-petitefille

Tremblante petite fille aux tempes d’amoureuse
Où les doigts des baisers s’appuient contre le coeur d’en haut

(Paul Eluard)

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On partira (Sabine Péglion)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2017




    
On partira

On partira c’est sûr
apppuyés l’un à l’autre

parmi le cri des mouettes
délivrant la mer
les lueurs de l’aube
inclinant l’horizon
et ce sillage au loin
qu’il nous faudra franchir

On partira c’est sûr
appuyés l’un à l’autre

Mais que ta main encore
sur la mienne se pose

passerelle de vent
occultant l’abîme

en cette course
à l’infini des jours

qu’elle inscrive sur la berge
la caresse de l’instant
la profondeur des choses
la trace de nos pas

ce sillage fragile
minutes partagées
à la saveur du vivre

(Sabine Péglion)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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L’air était si doux… (Alain Duault)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



L’air était si doux ce matin qu’on aurait pu s’y appuyer
On entendait à peine la respiration lointaine des oiseaux
Seulement le bruit léger des vêtements qu’on froisse et
Le passé ce brouillard de l’âme tirait vers la mélancolie …

(Alain Duault)

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Le passé (Malcom Lowry)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



 

Le passé

Comme une vieille échelle pourrie
Qu’on a jetée d’une scierie désaffectée
Et qui flotte, émergeant seulement par le haut,
Tandis que, tout imprégné d’eau, le reste baigne,
Rongé par les tarets, encroûté de bernacles
Et de moules accrochées en papillotes bleues ;
Puante, alourdie d’algues et de ces curieux êtres
Qui vivent de la mort et de la marée basse,
Route vermiculée, en proie à l’helminthiase :

Telle est ma conscience.

De temps en temps, je la sèche au soleil,
Je l’appuie (contre rien du tout,
Puisqu’elle ne monte nulle part) ;
Mais je la garde, on ne sait jamais, ça peut servir.
Qui sait si elle n’est pas récupérable,
Si on ne pourrait pas la radouber un peu
Et chaque nuit sans raison ma cervelle
Monte et descend les barreaux de l’échelle.

(Malcom Lowry)

Illustration

 

 

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Ni rossignol, ni alouette (Eugenio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2017



Ni rossignol, ni alouette
Tu appuies ton visage sur la mélancolie et tu n’entends
même pas le rossignol. Ou est-ce l’alouette ?
Tu peux à peine supporter l’air, partagé
entre la fidélité que tu dois

à la terre de ta mère et au bleu
presque blanc où l’oiseau se perd.
La musique, donnons-lui ce nom,
a toujours été ta blessure, mais aussi

au milieu des dunes ton exaltation.
N’écoute pas le rossignol. Ni l’alouette.
C’est en toi
que toute la musique est oiseau.

(Eugenio de Andrade)

Illustration: Alberto Galvez

 

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1491 : 1991 (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2017



Illustration: Albrecht Dürer

    

1491 : 1991

Albert Dürer dessine un homme
appuyant le visage sur sa main droite.
Les yeux de cette créature faite d’encre
regardent celui qui les regarde,
questionnant, peut-être, ce qui le questionne.
Cette main, ce visage, sont son autoportrait.

Cinq cents ans plus tard, un homme
observe ce dessin et cherche dans ces lignes
les traits de son propre visage.
Avec quelques paroles, il trace
un autoportrait impersonnel. Il n’en sait
pas plus sur lui-même que sur Dürer.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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