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Poésie

Posts Tagged ‘arbres’

Je me souviens (Paul Henri Lezac)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019



>cabane-cahute-arbreJe me souviens

De ces vacances heureuses
De la langueur insidieuse
Des si longs après-midi d’été
Du goût du chocolat au goûter
J’avais 5 ans, 7 ans, un peu plus peut-être
Ni leçons, ni devoirs, ni maître
Nous étions des enfants
Bercés de rires et de chants
Nous vivions des aventures
ZORRO, Tintin, le Roi Arthur
Nous faisions des cabanes
Des arcs, des flèches, des sarbacanes,
Des maquettes et des châteaux ,
Nous avions nos cachettes et nos courses au trésor
Et grimpions dans les arbres
En attendant Septembre
Qui ne viendrait jamais,
C’est ce que l’on croyait …

Dédié à Bertrand, Thibaud, Arthur
et à tous ceux qui ont fait des cabanes

(Paul Henri Lezac)

Textes de Prisonniers: lecercledespoetesdetenus

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Sous les arbres reparle la fontaine (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



Parfois la silhouette d’un jeune cheval,
d’une enfant lointain,
s’avance en éclaireur vers mon front
et saute la barrière de mon souci.

Alors sous les arbres reparle la fontaine.

(René Char)

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Une mort douce comme un chant de tourterelle (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018



Une mort douce comme un chant de tourterelle
avant la nuit, belle d’avoir su la douleur,
et connu sans tourment la brûlure des pleurs,
partagés dans le coeur de Celui qui appelle !

Mourir de ne pas mourir, depuis qu’on est enfant,
a toujours été notre désir le plus nu,
à cause de la glisse obscure d’un serpent,
et des souvenirs du pays perdu.

Mais la souffrance subie règne en majesté,
bien qu’elle serre amoureusement notre main,
pour nous conduire entre les arbres du jardin,
jusqu’à celui qui porte un fruit ensanglanté.

(Jean Mambrino)


Illustration: Le Bernin

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Les arbres ne vous ont jamais parlé? (Marcel Pagnol)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2017



Les arbres
ne vous ont
jamais parlé?
C’est peut-être
que vous n’êtes
pas assez
intéressant,
monsieur
l’instituteur.

(Marcel Pagnol)

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Te voilà pris dans l’engrenage étincelant (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2017



Te voilà pris dans l’engrenage étincelant,
l’ongle d’abord, la main, puis le bras,
et ce qui compte n’est pas tellement la souffrance
somme toute légère en regard de l’horrible blessure,
mais la patiente précision de la machine.
Un matin de coqs et de collines,tu t’éveilles dans une aube rouge,
la lumière est rouge, le mur rouge,
le lit, la main, la porte…
Un torrent rouge après ces longues pluies
soudain te déracine et te charrie
vers quel rivage abandonné des vents,
parmi la blancheur immobile des marbres.

(Jean Joubert)

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Arrêtons-nous un peu (Rilke)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2016



 

Arrêtons-nous un peu, causons.
C’est encore moi, ce soir, qui m’arrête,
c’est encore vous qui m’écoutez.

Un peu plus tard d’autres joueront
aux voisins sur la route
sous ces beaux arbres que l’on se prête.

(Rilke)

 

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Je suis dans la clarté (Nazïm Hikmet)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2016



Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d’espoir
Un sentier s’en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie
Je ne sens pas l’odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s’ouvrir quelque part
Être captif, là n’est pas la question
Il s’agit de ne pas se rendre
Voilà.

(Nazïm Hikmet)

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Soir (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2016



Aux marges du jour
Le vide est creusé

Le soleil est noir
Comme une blessure

Couler comme un fleuve
Et recommencer

Saisir la prairie
Figée dans l’instant

Marbre de silence
Immobilité

Les arbres retiennent
La mort pour le jour

Et dans la parole
Survit cet amour.

(Georges Jean)

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La forêt (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2016



La forêt

Je ne suis pas
Une addition d’arbres.

Le chat-huant le sait,
Le répète,

Lui qui est ma voix,
Le meilleur de mes voix.

*

Je suis silence.
Je suis une amphore de silence.

Je suis silence
Qui impose du silence.

*

Je suis comme j’étais
Il y a des millénaires.

Les amoureux le savent
Sans le savoir.

Et moi ils aiment
Comme nulle part ailleurs.

Ils s’aiment
Dans l’origine.

(Guillevic)

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Paysage humain (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2015


O paysage humain
une femme y entre puis en sort
et sourit vers l’horizon
alors on revoit les arbres
la plaine
et la route dure
la maison avec ses nids
la bête un peu alarmée
qui boit le lait sous la lune
avec un bruit si léger
puis revoilà le corsage
et le corps de beauté.

(Jean Follain)

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