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Poésie

Posts Tagged ‘arbuste’

Quoi de plus « auguste » (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2019



    


    
Quoi de plus « auguste » que l’immobilité des feuilles
de l’arbuste, au matin calme, quand elles semblent
écouter le chant de lumière du soleil s’élevant ?
Il verse les ombres et la première forme des formes
naît de sa tendre puissance.
Son oeuvre deviendra dure et insupportable de netteté.
Mais il est encore entre la rose et l’or.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ces pas qui nous mènent (Frédérique Archimbaud)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2018



Illustration
    
Ces pas qui nous mènent
(extraits)

Un forsythia
dans le printemps
se souvient de l’enfant
qui prenait la pose
le gilet de mailles bariolées
les pantalons usés
où scintillent encore quelques fleurs
le jaune d’or et de miel
de l’arbuste fraîchement éclos
tricotent pour l’enfant un théâtre
de sourires de dents blanches
qu’une photographie
a volé
au temps.

(Frédérique Archimbaud)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Numéro 128 de la revue Friches
Traduction:
Editions: Revue Friches

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LES RUINES DE SOU-TAÏ (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2018



ruines

LES RUINES DE SOU-TAÏ

Des arbustes ont poussé dans les ruines du palais.
A présent, la lune de Si-kiang est la seule danseuse
qui évolue dans les salles où glissaient tant de jolies femmes.

(La Flûte de Jade)

Illustration

 

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AUX CROQUE-MORTS (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2018



 

Francis Jammes [1280x768]

AUX CROQUE-MORTS

Laissez-moi reposer auprès de mes enfants,
Avec ma femme, loin des pompes et des bustes.
Je ne veux
que la croix et pas même un arbuste :
Que me pleure la pluie et me plaigne le vent.

(Francis Jammes)

 

 

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PENSÉE ÉCRITE SUR LA GELÉE BLANCHE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018



Illustration: Namiki Hajime
    
PENSÉE ÉCRITE SUR LA GELÉE BLANCHE
Ouan-Tsi

La gelée blanche recouvre entièrement les arbustes ;
ils ressemblent aux visages poudrés des femmes.

Je les regarde de ma fenêtre,
et je pense que l’homme, sans les femmes,
est comme une fleur, dépouillée de feuillage.

Et pour chasser la tristesse amère, qui m’envahit,
Avec mon souffle, j’écris ma pensée, sur la gelée blanche.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Calme (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



Calme est l’arbre qui se dresse droit ou bien tordu
Calme est aussi l’arbuste en sa médiocrité
Calme est le fier cheval indemne de la morve
Calme est le champignon et sa femme la mousse
Calme est le ruisselet calme aussi le torrent
Calme est le cours fixé qui m’emporte du Temps
Calme la fleur qui meurt
Calme l’herbe qui pousse

(Raymond Queneau)


Illustration: ArbreaPhotos

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Une descente de lit se penche à la fenêtre (Franck Castagné)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



Une descente de lit se penche à la fenêtre
Un traversin courbé sur cette monture
S’aère du labeur de la nuit.

Arbuste en robe des champs
Une femme perd pied sur le traversin
Caressant au soleil matinal
Une villégiature à demi confiée
Que ses bras retiennent.

(Franck Castagné)

Illustration

 

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Cet arbuste inconnu (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2016



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Cet arbuste inconnu

Cet arbuste inconnu
aux longues fleurs rouges
parmi les feuilles dentelées
danse dans le vent
avec les nuages et la lumière

que sait-il

il communie au souffle
il répond et résonne

il est plein d’un sens
que je ne puis traduire

il efface chaque signe
qu’il me fait
la révélation qu’il me fait
de lui-même

pur signal éclatant
pour personne.

(Jean Mambrino)

Illustration

 

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Toute la vie (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2016



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Toute la vie

Les soleils des demi-sommeils sont bleus comme tes cheveux une heure avant le jour.
Eux aussi poussent vite comme l’herbe sur la tombe d’un oiseau.
Eux aussi sont pris dans notre jeu, joué comme un rêve sur les bateaux des plaisirs.
Aux falaises crayeuses du temps les poignards les rencontrent aussi.

Les soleils des sommeils profonds sont plus bleus: ta boucle ne fut telle qu’une seule fois:
Je m’attardais comme un vent de nuit au sein vénal de ta soeur;
tes cheveux étaient à l’arbre au-dessus de nous, mais tu n’étais pas là.
Nous étions le monde, et tu étais un arbuste devant les porches.

Les soleils de la mort sont blancs comme les cheveux de notre enfant:
hors des hautes eaux il s’éleva quand tu dressas une tente sur la dune.
Les yeux éteints, il brandit sur nous le couteau du bonheur.

(Paul Celan)

 

 

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LA NÉRÉÏDE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2015




LA NÉRÉÏDE

Au milieu des flots verts qui lèchent la Tauride,
Quand le jour se levait, j’ai vu la Néréïde.
Je n’osais respirer, caché dans les arbustes.
Sur l’onde transparente, elle dressait son buste
Jeune et blanc comme un cygne, et tordait ses cheveux
D’où l’écume coulait en jet torrentueux.

(Alexandre Pouchkine)

 

Illustration: Gaston Bussiere

 

 

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