Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘architecte’

Leucanthemum (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018



 

Leucanthemum

Lorsqu’une caravane de fourmis passe sous les touffes des marguerites,
les architectes s’arrêtent et laissent aller devant eux les ouvriers.
Ils les laissent monter sur des échelles de poils jusqu’à la moulure du calice,
empoigner les pucerons gorgés et les charger comme des sacs de farine sur leur dos.
Parfois, un bourdon s’écrase sur la plate-forme de la fleur
et déverse entre les pétales une tonne de pollen :
les ouvriers reviennent tout jaunes et retrouvent au sol les architectes
qui contemplent encore ces colonnes charnues portant les chapiteaux où s’appuie la voûte des nuages.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE COSTUME DU SOIR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



Illustration: Toni Demuro 
    
LE COSTUME DU SOIR

Sur le sol raviné
d’un paysage rafraîchi
un intrépide marcheur
pourvu par la charité
d’un vieux costume du soir
sent venir la mort
pour assez tard encore,
un fil s’est dépris de l’étoffe.
Donateur du vêtement noir
l’architecte va mener son pont
jusqu’à l’achèvement,
museau contre terre à ses pieds
un animal se repose
inconscient d’être né.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Ciel est inhérent à l’Esprit (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2017


daryl-taylor-fauconiere-204612a41

Le Ciel est inhérent à l’Esprit
Que si l’Esprit se dissolvait –
Son Site – nul Architecte
Ne le pourrait confirmer –

Il est aussi vaste – que notre Capacité –
Aussi clair – que notre idée –
Pour Qui en a un juste désir
Il n’est pas plus loin, qu’Ici –

(Emily Dickinson)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Architectes et maçons (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



Architectes et maçons
Montèrent des murs
Depuis le trou des ténèbres

On n’aurait pas pu
Glisser une feuille
Entre les blocs

Les soleils dansèrent
Sur les marches du seuil
Et les étoiles
Finirent les fenêtres

Couvreurs et charpentiers
Des crépuscules
Achevèrent le travail

Tous se dirent
Que d’être vide ainsi
Rendait le temple plus beau

Aussi s’en allèrent-ils
Sans rien dire du poème.

(Werner Lambersy)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :