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C’était un soir de féeries (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo -   (93)

C’était un soir de féeries,
De vapeurs enrubannées,
De mauve tendre aux prairies,
En la plus belle de tes années,

Et tu disais — écho de mon âme profonde, —
Sous l’auréole qui te sacre blonde
Et dans le froissement rythmique de soies :
« Tout est triste de joies ;
Quel deuil emplit le monde ?
Tout s’attriste de joies ».

Et je t’ai répondu, ce soir de féeries
Et de vapeurs enrubannées :
« C’est qu’en le lourd arôme estival des prairies,
Seconde à seconde,
S’effeuille la plus belle de tes années ;
Un deuil d’amour est sur le monde
De toutes les heures sonnées ».

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Vers vagues (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



 

Alexandru Darida c4 [1280x768]

Vers vagues

Le fébrile frisson des murmures d’amour
M’émeut ce soir les nerfs et vieillit ma mémoire.
La voix d’un violon sous la soie et la moire
Me miaule des mots d’inéluctable amour.

La verveine se pâme en les vases de jade :
Un fantôme de femme en l’alcôve circule.
Mais ma mémoire est morte avec le crépuscule,
Et j’ai perdu mon âme en les vases de jade.

Oh ! mol est mon amour, vague est le violon !
Un arôme d’horreur rôde en l’air délétère,
Et je rêve de rêve en l’ombre du mystère

Mais oh ! la volupté veule du violon !

(Stuart Merrill)

Illustration: Alexandru Darida

 

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LES VIOLIERS (Charles Le Goffic)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2019



 

violier-

LES VIOLIERS

Ne retire pas ta douce main frêle;
Laisse sur mes doigts tes doigts familiers :
On entend là-bas une tourterelle
Gémir sourdement dans les violiers.

Si près de la mer que l’embrun les couvre
Et fane à demi leurs yeux violets,
Les fragiles fleurs consolaient à Douvre
Un royal enfant captif des Anglais.

Et, plus tard encor, je sais un jeune homme,
Venu fier et triste au val d’Arguenon,
Dont le coeur se prit à leur tiède arome
Et qui soupirait en disant leur nom.

Ainsi qu’à Guérin et qu’au prince Charle,
Dame qui te plais sous ce ciel brumeux,
Leur calice amer sourit et te parle
Et de son odeur t’enivre comme eux.

C’est qu’un soir d’été, sur ces mêmes grèves,
Des touffes d’argent du mol arbrisseau
Se leva pour toi le plus doux des rêves
Et que notre amour les eut pour berceau.

Et peut-être bien que les tourterelles
Ont eu le secret des fragiles fleurs :
Un peu de ton âme est resté sur elles,
Et dans leur calice un peu de tes pleurs.

(Charles Le Goffic)

Illustration

 

http://wies61.zoom.nl/

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Mes amours esseulées (Farah-Martine Lhérisson)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



 

Sol Halabi - (3)

Mes amours esseulées
aux frontières de cristal

Et je
aux arômes d’île.

(Farah-Martine Lhérisson)

Illustration: Sol Halabi

 

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Une aube de printemps m’a dit (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2019



Une aube de printemps m’a dit :
Dans ton coeur sombre j’ai fleuri
il y a longtemps, ô vieux pèlerin
qui ne coupes pas les fleurs du chemin.

Ton coeur d’ombre garde-t-il par hasard
le vieil arôme de mes lys anciens?
Mes roses parfument-elles encor le front blanc
de la fée de ton rêve aux éclats de diamant?

J’ai répondu au matin :
Mes rêves ne sont que cristal.
Je ne connais pas la fée de mes songes
et j’ignore si mon coeur est fleuri.

Mais si tu attends le pur matin
qui brisera le vase cristallin,
la fée peut-être te donnera tes roses,
mon coeur tes lys.

(Antonio Machado)

Illustration: Malinowsky

 

 

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BOUCHE (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2019




    
BOUCHE

La bouche — la première
qui me mit sur les lèvres
le rose de l’aurore, encore
j’en acquitte l’arôme en pensées de beauté.

Bouche enfant, bouche aimée
disant des mots hardis,
et si douce à baiser.

***

BOCCA

La bocca
che prima mise
aile mie labbra il rosa dell’aurora, ancora
in bei pensieri ne sconto il profumo.

O bocca fanciullesca, bocca cara,
che dicevi parole ardite ed eri
cosí dolce a baciare.

(Umberto Saba)

 

Recueil: Comme on cherche un trésor
Traduction: Franc Ducros
Editions: La Dogana

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L’ARÔME DE LA FAIM (Zdenka Becker)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2019



Illustration: Giacomo Manzu
    
L’ARÔME DE LA FAIM

Aucun mot sur les flétrissures
aucune soumission aux rides
sur le visage
être seulement convive à ce repas
la table richement servie
l’arôme de la faim
à la lueur des chandelles
l’arôme de la faim
l’un de l’autre.

***

Geen woord over het verwelken
geen deemoed voor de rimpels
in het gelaat
alleen maar gast te zijn bij dit maal
feestelijk gedekt de tafel
de geur van de honger
in kaarslicht gedoopt
de geur van de honger
naar elkaar.

***

THE SCENT OF HUNGER

Not a word about the wilting
no humility for the wrinkles
in the face
just to be a guest at this meal,
festively set the table,
the scent of hunger
bathed in candlelight.
the scent of hunger
in one another.

***

ZAPACH GŁODU

żadnego słowa o więdnięciu,
niepokorność dla zmarszczek na twarzy,
po prostu być gościem na tym posiłku,
świątecznie zastawić stół

zapach głodu
zanurzony w blasku świec,
zapach głodu
ku sobie nawzajem.

***

意大利 吉雅卡莫·曼祝 摄
一句不说枯萎事
对脸上的皱纹
不客气
只是做这顿饭的客人
摆好节日餐桌
饥饿气味
沐浴在烛光中
饥饿的气味
相互彼此。

***

Ni una palabra sobre el marchitamiento
ni humildad por las arrugas
en la cara
solo ser invitado a esta comida
la mesa puesta de modo festivo
la fragancia del hambre
bañada a la luz de las velas
del uno al otro
la fragancia del hambre.

***

Non una parola sullo sfiorire
nè umiltà per le rughe sul volto
sul volto
essere solo ospiti a questa mensa
sedere a questo tavolo festivo
il profumo della fame
bagnato in una luce di candela
il profumo della fame
offerto l’un l‘altro.

***

Kein wort über das welken
keine demut vor den falten
im gesicht
nur gast sein bei diesem mahl
festlich gedeckt der tisch
der duft des hungers
ins kerzenlicht getaucht
der duft des hungers
nach einander

***

***

***

(Zdenka Becker)

 

Recueil: Ithaca 570
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Néerlandais / Anglais Germain Droogenbroodt –Stanley Barkan / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka / Chinois William Zhou / Espagnol Rafael Carcelén / Italien Luca Benassi / Allemand / Arabe / Hébreu Dorit Weisman /
Editions: POINT

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Dies irae (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2019



Dies irae

Il est un jour, une heure, où dans le chemin rude,
Courbé sous le fardeau des ans multipliés,
L’Esprit humain s’arrête, et, pris de lassitude,
Se retourne pensif vers les jours oubliés.

La vie a fatigué son attente inféconde ;
Désabusé du Dieu qui ne doit point venir,
Il sent renaître en lui la jeunesse du monde ;
Il écoute ta voix, ô sacré Souvenir !

Les astres qu’il aima, d’un rayon pacifique
Argentent dans la nuit les bois mystérieux,
Et la sainte montagne et la vallée antique
Où sous les noirs palmiers dormaient ses premiers Dieux.

Il voit la Terre libre et les verdeurs sauvages
Flotter comme un encens sur les fleuves sacrés,
Et les bleus Océans, chantant sur leurs rivages,
Vers l’inconnu divin rouler immesurés.

De la hauteur des monts, berceaux des races pures,
Au murmure des flots, au bruit des dômes verts,
Il écoute grandir, vierge encor de souillures,
La jeune Humanité sur le jeune Univers.

Bienheureux ! Il croyait la Terre impérissable,
Il entendait parler au prochain firmament,
Il n’avait point taché sa robe irréprochable ;
Dans la beauté du monde il vivait fortement.

L’éclair qui fait aimer et qui nous illumine
Le brûlait sans faiblir un siècle comme un jour ;
Et la foi confiante et la candeur divine
Veillaient au sanctuaire où rayonnait l’amour.

Pourquoi s’est-il lassé des voluptés connues ?
Pourquoi les vains labeurs et l’avenir tenté ?
Les vents ont épaissi là-haut les noires nues ;
Dans une heure d’orage ils ont tout emporté.

Les grandes visions sous les cèdres pensifs,
Et la Liberté vierge et ses cris magnanimes,
Et le débordement des transports primitifs !

L’angoisse du désir vainement nous convie :
Au livre originel qui lira désormais ?
L’homme a perdu le sens des paroles de vie :
L’esprit se tait, la lettre est morte pour jamais.

Nul n’écartera plus vers les couchants mystiques
La pourpre suspendue au devant de l’autel,
Et n’entendra passer dans les vents prophétiques
Les premiers entretiens de la Terre et du Ciel.

Les lumières d’en haut s’en vont diminuées,
L’impénétrable Nuit tombe déjà des cieux,
L’astre du vieil Ormuzd est mort sous les nuées ;
L’Orient s’est couché dans la cendre des Dieux.

L’Esprit ne descend plus sur la race choisie ;
Il ne consacre plus les Justes et les Forts.
Dans le sein desséché de l’immobile Asie
Les soleils inféconds brûlent les germes morts.

Les Ascètes, assis dans les roseaux du fleuve,
Écoutent murmurer le flot tardif et pur.
Pleurez, Contemplateurs ! votre sagesse est veuve :
Viçnou ne siège plus sur le Lotus d’azur.

L’harmonieuse Hellas, vierge aux tresses dorées,
À qui l’amour d’un monde a dressé des autels,
Gît, muette à jamais, au bord des mers sacrées,
Sur les membres divins de ses blancs Immortels.

Plus de charbon ardent sur la lèvre-prophète !
Adônaï, les vents ont emporté ta voix ;
Et le Nazaréen, pâle et baissant la tête,
Pousse un cri de détresse une dernière fois.

Figure aux cheveux roux, d’ombre et de paix voilée,
Errante au bord des lacs sous ton nimbe de feu,
Salut ! l’Humanité, dans ta tombe scellée,
Ô jeune Essénien, garde son dernier Dieu !

Et l’Occident barbare est saisi de vertige.
Les âmes sans vertu dorment d’un lourd sommeil,
Comme des arbrisseaux, viciés dans leur tige,
Qui n’ont verdi qu’un jour et n’ont vu qu’un soleil.

Et les sages, couchés sous les secrets portiques,
Regardent, possédant le calme souhaité,
Les époques d’orage et les temps pacifiques
Rouler d’un cours égal l’homme à l’Éternité.

Mais nous, nous, consumés d’une impossible envie,
En proie au mal de croire et d’aimer sans retour,
Répondez, jours nouveaux ! nous rendrez-vous la vie ?
Dites, ô jours anciens ! nous rendrez-vous l’amour ?

Où sont nos lyres d’or, d’hyacinthe fleuries,
Et l’hymne aux Dieux heureux et les vierges en choeur,
Eleusis et Délos, les jeunes Théories,
Et les poèmes saints qui jaillissent du coeur ?

Oh ! la tente au désert et sur les monts sublimes,
Où sont les Dieux promis, les formes idéales,
Les grands cultes de pourpre et de gloire vêtus,
Et dans les cieux ouvrant ses ailes triomphales
La blanche ascension des sereines Vertus ?

Les Muses, à pas lents, Mendiantes divines,
S’en vont par les cités en proie au rire amer.
Ah ! c’est assez saigner sous le bandeau d’épines,
Et pousser un sanglot sans fin comme la Mer !

Oui ! le Mal éternel est dans sa plénitude !
L’air du siècle est mauvais aux esprits ulcérés.
Salut, Oubli du monde et de la multitude !
Reprends-nous, ô Nature, entre tes bras sacrés !

Dans ta khlamyde d’or, Aube mystérieuse,
Éveille un chant d’amour au fond des bois épais !
Déroule encor, Soleil, ta robe glorieuse !
Montagne, ouvre ton sein plein d’arôme et de paix !

Soupirs majestueux des ondes apaisées,
Murmurez plus profonds en nos coeurs soucieux !
Répandez, ô forêts, vos urnes de rosées !
Ruisselle en nous, silence étincelant des cieux !

Consolez-nous enfin des espérances vaines :
La route infructueuse a blessé nos pieds nus.
Du sommet des grands caps, loin des rumeurs humaines,
Ô vents ! emportez-nous vers les Dieux inconnus !

Mais si rien ne répond dans l’immense étendue,
Que le stérile écho de l’éternel Désir,
Adieu, déserts, où l’âme ouvre une aile éperdue !
Adieu, songe sublime, impossible à saisir !

Et toi, divine Mort, où tout rentre et s’efface,
Accueille tes enfants dans ton sein étoilé ;
Affranchis-nous du temps, du nombre et de l’espace,
Et rends-nous le repos que la vie a troublé !

(Leconte de Lisle)

Illustration: Jean-Claude Forez

 

 

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SONNET A MADAME S. C. (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2018



 

Schnorr von Carolsfeld Ruth

SONNET A MADAME S. C.

Bien que
Parisienne en tous points, vous avez
Conservé dans votre être un parfum bucolique,
Legs immatériel des poèmes rêvés
Par votre mère; ainsi votre forme s’explique.

En effet, votre voix a des sons dérivés

Du parler berrichon lent et mélancolique.

Et tous vos mouvements, que j’ai bien observés,

Me font penser à
Ruth, la glaneuse biblique.

De vous s’échappe un vague arôme de foins mûrs.
Comme ceux des lézards qui dorment sur les murs,
Vos yeux pleins de soleil sont prêts à toute alerte,

Et, par bonté pour ceux que ces yeux ont touchés,
Sous des aspects mondains et roués, vous cachez
Que vous n’aimez au fond que la campagne verte.

(Charles Cros)

Illustration: Schnorr von Carolsfeld

 

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À VÊPRES (Marie Noël)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2018



    

À VÊPRES
Seigneur, il nous est bon d’être ici.
(Math. 17-4.)

Le jour s’apaise. Allons cheminer, ô mon âme,
Exilés dans l’oubli de ce monde, tout seuls,
Sur la terrasse haute où quelque vieille femme
Cueille des fleurs aux branches calmes des tilleuls.

Vois, l’éclat du soleil se tait, le ciel s’efface
Et la plaine à mes pieds semble un étang qui dort.
Pourquoi n’ayant rien fait, mon âme, es-tu si lasse,
Toi qui ne dormiras pas même dans la mort ?

Quelle plaie avais-tu d’où la fièvre s’élance ?
L’arôme du feuillage et des calices clos
De son sommeil épars embaume le silence…
Est-ce le rossignol qui trouble ton repos ?

Dans cet enchantement câlin où s’évapore
La résolution des précises vertus,
Qu’avons-nous égaré, que cherchons-nous encore ?
Quel perfide regret nous a tant abattus ?

Une attente sans but en moi se désespère,
J’ai le mal d’un pays d’où le vent doit souffler.
Où donc est mon pays, la maison de mon père
Et le chemin secret où je veux m’en aller ?

Quelle haleine a flotté qui m’entraîne avec elle
Dans un espoir immense où me voilà perdu ?
Quel amour tout à coup m’environne, m’appelle ?…
Rien ne bouge… ô mon coeur, qu’ai-je donc entendu ?

La paix des alentours est auguste et profonde.
Vois, du bois pâle et bleu de douceur arrosé,
La caresse de Dieu qui s’étend sur le monde ;
Toi-même as clos tes yeux sous l’aile d’un baiser.

Un invisible pas entr’ouvre l’herbe sombre
Et le souffle des champs qui tremblent le soutient…
C’est mon Seigneur, les bras tout grands ouverts dans l’ombre !
Il vient et je défaille à son passage… Il vient…

Seigneur, éloignez-vous, de peur que je ne meure.
Eloignez-vous !… Où fuir ?… Ah ! faites ! Prenez-moi !
Tenez-moi contre vous et laissez que je pleure
Est-ce de joie, est-ce de peine, est-ce d’effroi ?

Il m’a pris dans ses mains et j’ai posé la tête
Sur le coeur du Berger ainsi qu’un agneau las.
Et j’y suis bien, sa folle et plaintive conquête,
J’y suis bien et, s’il veut, je ne bougerai pas.

Demeurons. Il fait bon, Seigneur, sur la montagne.
— Sommes-nous au sommet exalté du Thabor ? —
Demeurons, la nuit monte et lentement nous gagne,
Le soir fuyant s’égare… Ah ! demeurons encor…

Les corolles des champs ont renversé leur vase,
Un baume répandu coule des liserons
Et le ciel infini se noie en notre extase…
Il fait bon, il fait doux, ô Maître, demeurons.

(Marie Noël)

 

Recueil: Les Chansons et les Heures / Le Rosaire des joies
Traduction:
Editions: Gallimard

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