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Poésie

Posts Tagged ‘arranger’

Fanée (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2018



Illustration: Christian Seybold  
    
Fanée

Légère, comme après sa mort,
elle a mis des gants, une écharpe.
Un parfum de sa commode
a chassé la chère odeur

à laquelle autrefois elle se découvrait.
Depuis longtemps elle ne s’interroge
plus : Qui suis-je ? (une parente éloignée),
et, perdue dans ses pensées,

elle s’affaire, prenant soin
de sa chambre inquiète qu’elle arrange
et ménage, parce que peut-être
la jeune fille d’autrefois l’habite encore.

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Christian Seybold  

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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L’ÉDEN (Norge)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2018



L’ÉDEN

Simplement la joie d’être nu.
Un homme et une femme.
Adam et Eve. Eve et Adam.
Ravissants.
On ne les imaginait pas si beaux.
Une rivière, des fruits, des bêtes qui ne sont que pour plaire, même le serpent.
Le ciel va durer longtemps.
Toujours.
Eh bien, il en faut du courage à détruire tout ce bonheur pour une affaire de pomme.
N’y avait-il vraiment pas moyen d’arranger les histoires autrement ?

(Norge)

Illustration: Le Titien

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VENUS (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2018



Illustration: Sandro Botticelli
    
VENUS

Effectivement
tu as deux grands seins
et un collier de perles
au cou.

Un infant de brume
te tend le miroir.

Malgré la distance,
je te vois
porter ta main de lys
à ton sexe
et arranger indolemment
le traversin du ciel.

Nous te regardons à la loupe,
la Renaissance et moi!

(Federico Garcia Lorca)

 

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Te souviens-tu de ce rêve (Napoléon Bonaparte)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2018




    Te souviens-tu de ce rêve où j’ôtais tes souliers, tes chiffons
et je te faisais entrer tout entière dans mon coeur?
Pourquoi la Nature n’a-t-elle pas arrangé cela comme cela ?
Il a bien des choses à faire.

(Napoléon Bonaparte)

 

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Ô ami doux à mon coeur (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2017



Illustration
    
Ô ami doux à mon coeur,
réfléchis bien !
Si tu aimes vraiment
pourquoi dors-tu ?

Si tu L’as trouvé,
donne-toi à Lui entièrement
et unis-toi à Lui.

Pourquoi Le perds-tu
après L’avoir trouvé ?

Si le profond besoin du sommeil ferme tes yeux,
pourquoi perdre ton temps à faire ton lit
et à arranger tes oreillers ?

Kabîr dit : « Je t’ai enseigné les voies de l’amour.
Même si tu devais donner ta tête, pourquoi pleurer ?

(Kabîr)

 

 

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Qu’est-ce que le poème arrange ou crie (James Sacré)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017




Le paysage ou le dictionnaire,
une bête effarée qui regarde,
un vieux sac d’engrais en papier cousu,
le malheur humain dans sa guenille politique,

qu’est-ce que le poème arrange ou crie
à travers n’importe quoi, et qui serait son désir ?

(James Sacré)

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Ce qu’on pense (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Ce qu’on pense
arrange
ce qu’on pense.

(Laurent Albarracin)

 

 

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On arrange on compose (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2016



On arrange et on compose les mots de tant de façons,
mais comment arriverait-on à égaler une rose?

Si on supporte l’étrange
prétention de ce jeu,
c’est que, parfois, un ange
le dérange un peu.

(Rainer Maria Rilke)

 Illustration: Salvador Dali

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LA SÉPARATION (Thomas Hardy)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



LA SÉPARATION

Pluie sur les vitres, des portes grincent,
Des rafales balaient le pré,
Et je suis ici, vous là-bas,
Par cent milles séparés !

Ah, ne serait-ce que le climat, très chère,
Ou que la distance
Pour résumer ce qui nous sépare,
On pourrait placer un sourire.

Mais cette barrière entre nous deux
Qui n’arrange et ne clarifie rien,
Plus que la distance, très chère, ou que la pluie,
Est plus vieille que le temps !

***

THE DIVISION

Rain on the windows, creaking doors,
With blasts that besom the green,
And I am here, and you are there,
And a hundred miles between !

O were it but the weather, Dear,
O were it but the miles
That summed up all our severance,
There might be room for smiles.

But that thwart thing betwixt us twain,
Which nothing cleaves or clears,
Is more than distance, Dear, or rain,
And longer than the years !

(Thomas Hardy)

Illustration

 

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