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Poésie

Posts Tagged ‘arriver’

Il paraît que la statue (André Breton)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2019



Illustration: Salvador Dali
    
Il paraît que la statue près de laquelle le chiendent de mes terminaisons nerveuses
Arrive à destination est accordée chaque nuit
comme un piano

(André Breton)

 

Recueil:
Traduction:
Editions:
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Mon amour (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Mon amour

Je pense que forcément à force de penser à toi
j’arriverai à t’oublier, mon amour.

(Patrizia Cavalli)

 

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LES PHÉNOMÈNES D’AMOUR (Jacqueline Risset)

Posted by arbrealettres sur 1 janvier 2019



    

LES PHÉNOMÈNES D’AMOUR

depuis que je t’ai vu
les phénomènes décrits
comme phénomènes d’amour
connus classés ou non
arrivent
l’un après l’autre
demandant à venir
dans l’ordre exact

je les reconnais tous
même les nouveaux les inconnus

à leur arrivée je les compte
avec rire
et docilité

docilité extrême
prête à tout

à toute blessure extrême

(Jacqueline Risset)

 

Recueil: L’Amour de loin
Traduction:
Editions: Flammarion

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Cela t’arrive-t-il? (Hermann Hesse)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



T’arrive-t-il aussi cela,
Lorsqu’on danse et crie à tue-tête,
De devoir, parmi cet éclat,
Soudain te taire et fuir loin de la fête?

Sur ton lit t’en vas-tu te coucher sans dormir,
Comme un qu’un point au cœur fait brusquement gémir?

Gaîté, rires s’en vont, fumée à la dérive,
Et tu pleures sans fin… Dis-moi, cela t’arrive?

***

Kennst du das auch?

Kennst du das auch, daß manchesmal
Inmitten einer lauten Lust,
Bei einem Fest, in einem frohen Saal,
Du plötzlich schweigen und hinweggehn mußt?

Dann legst du dich aufs Lager ohne Schlaf
Wie Einer, den ein plötzlich Herzweh traf;
Lust und Gelächter ist verstiebt wie Rauch,
Du weinst, weinst ohne Halt – Kennst du das auch?

(Hermann Hesse)

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Cet autre qui est moi (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2018



Illustration: René Magritte
    
Cet autre
qui est moi
s’est détaché
légèrement

Il marche
à quelques pas
là-devant

Si loin déjà
je ne saurai
le rattraper

Il lui arrive
aimablement
de se retourner

Je ne nous reconnais pas

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Arrive un jour (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2018



    

Arrive un jour où la poésie se fait sans langage, jour où
sont convoqués les grands et les petits désirs disséminés
dans les vers, réunis tout à coup dans deux yeux, ceux-là
mêmes qu’on louait tant dans l’absence frénétique de la page blanche.

(Alejandra Pizarnik)

 

Recueil: Approximations
Traduction: Etienne Dobenesque
Editions: Ypfilon

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Destination (Morten Nielsen)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018




    
Destination

C’est ce feu qui rit dans tes yeux et, tant qu’il brûle,
joue froidement, doucement dans mes mains,
rougeoie à travers nos réseaux de résistance,
vire en vagues d’un bleu glacial.

Nous dérivons l’un vers l’autre dans une vague.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Au début, nous ne voulions rien ; à présent,
nous savons tous deux comme cela finit.

Nous dérivons vers quelque chose qui va
nous arriver, nous coûter cher et nous coûter des rêves.
Nous attendons, l’avons su depuis notre rencontre.
Et les mots ne sont ni durs ni tendres.

Nous écoutons. Quelque chose brûle en secret au-dedans.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Nous dérivons vers quelque chose qui va nous arriver :
un feu aussi frais que la mer, tant qu’il brûle.

***

Bestemmelse

Det er den Ild som ler i dine Ojne
og leger koldt og mildt i mine Hænder,
der gloder vores Modstandsnet igennem
og blir til isblaa B&lger, mens den brænder.

Vi driver mod hinanden i en Bolge.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi vilde ingenting, da det begyndte.
Nu ved vi begge to, hvordan det ender.

Vi driver ud mod noget som vil ske os,
og det skal blive dyrt og koste Dromme.
Vi venter, og har vidst det fra vi moches.
Og Ord er hverken haarde eller omme.

Vi lytter. Og det brænder skjult derinde.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi driver ud mod noget som vil ske os:
En Ild saa sval som Havet, mens den brænder.

(Morten Nielsen)

 

Recueil: Guerriers sans armes Krigere uden vaaben
Traduction: Pierre Grouix
Editions: Grèges

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Il n’y a pas d’excuses (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



 

longue robe  l

Deux marches, ce sera la distance
pour que mes pieds ne piétinent pas
ta robe et alors deux marches
plus tard j’arriverai
avec un peu de retard
à consommer l’espace
qui reste – ah, pour les mains
il n’y a pas d’excuses –
à les transformer en caresses
les maladresses.

(Patrizia Cavalli)

Illustration

 

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Pauvre petite chose (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2018




    
Pauvre petite chose en vain
Regardant au long du chemin
Pour voir si Dieu enfin arrive
Tous mes beaux rêves dans les mains …

(Fernando Pessoa)

 

Recueil: Poèmes français
Traduction:
Editions: de la Différence

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Maintenant que j’arrive au point mort de la vie (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2018



Maintenant que j’arrive au point mort de la vie
Où la jeunesse est comme un fantôme troué,
Tout m’échappe des mains, mais des chants renoués
Déjà monte une flamme aux sombres banderilles.

Va, nous avons encore un bon morceau de route
Devant nous, des printemps, des étés pleins de fleurs,
Ton amour et l’amour ont la même couleur
Et c’est ton nom qui luit sur les murs noirs des soutes ;

Un bon morceau de vie à remplir de miracles,
A oublier le temps des travaux démentiels ;
Le ciel de ton regard est le plus doux des ciels
Et ton nom est le nom que je donne à l’oracle.

Il y aura toujours pour les amants des songes,
Des caresses, du vin, des poèmes, des jeux,
Et pour nous qui vivons que si nous sommes deux
Cette ivresse que boit la nuit comme une éponge.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: Jean-Marie Manson

 

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