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Peut-être n’y a-t-il rien, à part le silence, le repos (Léon Tolstoï)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2018



«Qu’est-ce ? je tombe ? mes jambes flageolent », se dit-il, et s’écroula sur le dos.
Il rouvrit les yeux, espérant voir l’issue de la lutte engagée entre le Français et les artilleurs,
avide de savoir si oui ou non l’artilleur roux était tué et la batterie conquise.
Mais il ne vit plus rien.

Il n’y avait au dessus de lui que le ciel, un ciel voilé mais très haut, immensément haut,
où flottaient doucement des nuages gris.
« Quel calme, quelle paix, quelle majesté ! songeait-il.
Quelle différence entre notre course folle, parmi les cris et la bataille,
quelle différence entre la rage stupide des deux hommes qui se disputaient le refouloir
– et la marche lente de ces nuages dans le ciel profond, infini !
Comment ne l’ai-je pas remarqué jusqu’alors ?
Et que je suis heureux de l’avoir découvert enfin !

Oui, tout est vanité, tout est mensonge en dehors de ce ciel sans limites.
Il n’y a rien, absolument rien d’autre que cela…
Peut-être même est-ce un leurre,
peut-être n’y a-t-il rien ,
à part le silence,
le repos.
Et Dieu en soit loué !…

(Léon Tolstoï)

 

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Je t’adore mon Lou (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

 

Je t’adore mon Lou et par moi tout t’adore
Les chevaux que je vois s’ébrouer aux abords
L’appareil des monuments latins qui me contemple
Les artilleurs vigoureux qui dans leur caserne rentrent
Le soleil qui descend lentement devant moi
Les fantassins bleu pâle qui partent pour le front pensent à toi.
Car ô ma chevelure de feu tu es la torche
Qui m’éclaire ce monde et, flamme, tu es ma force

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Fernand Khnopff

 

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