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Poésie

Posts Tagged ‘ascendant’

Les ténèbres (René Char)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



Fidel Garcia  4008

Les ténèbres que tu t’infuses
sont régies par la luxure
de ton ascendant solaire?

(René Char)

Illustration: Fidel Garcia

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À l’infini (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




    
À l’infini

Là-haut, tu es. Là-haut quoiqu’il advienne,
femme-soleil d’un miracle à jamais
que rien ne sépare de la pure lumière
ni du souffle ascendant de notre amour promis

à une autre altitude. Tu es là, hors d’atteinte,
hors du monde où meurent les âmes et les corps.
Tu danses sur l’horizon que je porte en moi
pour abolir l’espace et le temps. Tu vis à l’infini.

(André Velter)

 

 

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L’ascendante (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018



Illustration: Pauline Rigot-Müller
    
L’ascendante

Le passage a crié
D’abîme et de silence

De fureur une dernière fois

Et l’aile Ô reconnue
Dans le pas des oiseaux

Les engendrant

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Poème du Fou (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017




    
Poème du Fou (fagus: ancien du hêtre)

1
toi
qu’on appelait fou
hêtre

dont le nom
sonne
comme
l’être
nous sommes frères
car je suis
aussi
fou
que
toi

2
hêtre de l’hiver
dans le vent aigre
et bougonneur

penché
du côté
ascendant

être mien
dans les bois
qui penche du côté
du fou
du côté
ascendant

3
avec pour compagnon
le hêtre
— hors
la raison —
dans un pays
plus grand

plus grand
ô oui
où je ne rencontre
personne
que ces élans
de sève

4
fou qui s’incline
devant quel maître ?
fou dans la clarté
du matin
fou sous la pluie

jusqu’aux limites
où l’on ne voit
plus
les fumées
des maisons
humaines

5
gesticulant
sur ce chemin
sacrant
chantant

ah mes compagnons
les hêtres
me regardant
aller vers eux

6
j’écoute leur
murmure de
fou

leur babil de
feuilles
sur la route
des vents

leur chant
océanique

7
fous et fougères
autour
de moi

quelle terre haute
quel ciel ardent
émergent

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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La rose se meurt (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017



la rose
se meurt que les
lèvres d’un vieil homme assassinent

les pétales
se taisent
mystérieusement
les invisibles pénitents se déplacent
avec des visages de prose et sanglotant, des vêtements
Le symbole de la rose

immobile
avec des pieds affligeants et
des ailes
s’élève

contre les marges de chanson ascendante
un étalon douceur, les

lèvres d’un vieil homme assassinent

les pétales.

***

the rose
is dying the
lips of an old man murder

the petals
hush
mysteriously
invisible mourners move
with prose faces ans sobbing, garments
The symbol of the rose

motionless

with grieving feet and
wings
mounts

against the margins of steep song
a stallion sweetness , the

lips of an old man murder

the petals.

(Edward Estlin Cummings)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Alberto Pancorbo

 

 

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LA MORT EST HAUTE (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017



    
    

Illustration: Albert Marquet   

LA MORT EST HAUTE

La mort est haute,
là où se trouve ce qu’on exalte.
Je le sais, d’avoir perdu le souffle jusqu’à être
emporté sur une étoile à cinq branches.

J’étais exalté
mais guère à mon aise dans cet espace.
Sous moi respirant ton visage
criait Reviens, Reviens.

Reviens, appelais-tu en dormant.
Et en arrière je rampais désespérément
résistant à la chute ascendante.

Il n’était pas facile de courir à quatre pattes
contre ces torrents sans fin de lumière,
tous inclinés dans le même sens,

et seule ta voix criait : Reste !

Mais était grand mon désir
d’être réconforté, réchauffé
une fois de plus par ta forme endormie,
d’être, un instant, pas plus haut
que tu n’étais,
petite chambre, ardent amour, humble étoile !

***

DEATH IS HIGH

Death is high;
it is where the exalted things are.
I know, for breathlessness took me
to a five-pointed star.

I was exalted
but not at ease in that space.
Beneath me your breathing face
cried out, Return, Return.

Return, you called while you slept.
And desperately back I crept
against the ascending fall.

It was not easy to crawl
against those unending torrents of light,
all bending one way,

and only your voice calling, Stay!

But my longing was great
to be comforted and warmed
once more by your sleeping form,
to be, for a while, no higher
than where you are,
little room, warm love, humble star!

(Tennessee Williams)

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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Il y aura toujours (René Char)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2016



 

Il y aura toujours
une goutte d’eau pour durer
plus que le soleil
sans que l’ascendant du soleil
soit ébranlé.

(René Char)

 

 

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Le trait (André du Bouchet)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2015


trait

le trait ascendant
– une montagne.
le trait descendant:
c’est le même.

(André du Bouchet)

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