Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘aspérité’

Missives (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2020



Rien à surgir
sinon des pleins et des déliés
de la feuille sans nuances ni aspérités
où je cherche à sculpter tes ombres,
tes lumières
et tes dénivellations de créature vivante.

Vaine magie à quoi ne répondra
qu’un autre pauvre soliloque
où tu t’incarneras pourtant
comme je m’incarne en mes mots décharnés.

(Michel Leiris)

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Attendre que du langage même (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018



Illustration
    
Attendre
que du langage même
frotté aux aspérités du dehors
fulgure une image
qui enflammera l’esprit

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Un homme se penche (Kateri Lemmens)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2017



un homme se penche
sur le poignet d’une femme
trace des signes de croix
entame les prières
fait taire les marques
suite d’aspérités
du bout des doigts
effleurant son poignet
un homme
un désert
abandonné par le temps

(Kateri Lemmens)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Préambule à une terreur métaphysique (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Préambule à une terreur métaphysique

Gravite une maison isolée surplombant la mer

Mon esprit se disloque dans le labyrinthe des passions

Irrité par la circonférence toujours close mon être secret et meurtrier cherche son
salut

L’angoisse du temps porte un masque et l’obsession un soir de me coucher seul me
poursuit
mais la grâce du langage revêt une profonde langueur
L’épiderme ardent sur une terre aride égaré dans un océan fouetté par les vents
accablé par les couleurs violentes je regrette les outrages et les rancoeurs
car dans l’amplitude de l’espace cette crotte de terre est l’endroit absolu pour
s’enfuir.

Gouttes du temps la forêt navigue le vent retrousse la vague
l’étoile se referme dans la captivité où ricane l’horizon

Un rire de chair dans le miroir de l’âme au rythme de la marche toute la forêt
tremble et la marée des moissons retourne à la source du sommeil où bourdonne le
jardin.

L’inquiétude des eaux ouvre mon cœur à la cruauté des choses
et je glisse ma main dans l’étoffe des nuits pour palper le sien.

Le mur a l’aspérité qu’il faut pour que mes doigts le reconnaissent
car le poli est anonyme et ne renvoie à rien
Rugosité tu es la présence de la matière
et le ciment lie la pierre à la pierre pour édifier dans l’espace vide
le lieu de l’étreinte de deux corps qui se prennent
et de deux coeurs qui s’éprennent

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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