Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘asservir’

La poésie nous asservit (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo 36121

La poésie nous asservit et ne nous assouvit pas
Allons-nous exploser un jour gavés des rêves des autres

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Comme horizon la neige (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
Comme horizon la neige, n’avons-nous appris
qu’à nous résigner ? Ce mot qui veut conclure
nous appartient, mais le silence nous déborde
autant qu’il nous rassemble, l’amitié, la prière,
a-t-elle une autre fin, que nos dieux y renaissent ?

Nous ne respirons que pour eux,
sans les nommer, sans borner le chemin,
sans asservir l’élan farouche, et comme viatique
douleur, louanges égales, indivisibles.

(Pierre Dhainaut)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

PRENEZ GARDE A LA JOLIE ANNE (Robert Burns)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2018



Illustration: Etienne Adolphe Piot
    
PRENEZ GARDE A LA JOLIE ANNE

illustres galants, je vous donne un bon conseil,

Prenez garde à la jolie Anne ;
Sa figure avenante est si pleine de grâce,

Qu’elle vous attrapera le cœur.
Son œil si brillant est comme les étoiles dans la nuit ,

Sa peau est comme le cygne ;
Sa taille élégante est si mince dans son corsage,

Qu’aisément elle tiendrait dans vos deux mains.

La jeunesse, la grâce et l’amour marchent à sa suite,

Et le plaisir mène l’avant-garde ;
Dans tous leurs charmes, et sous leurs larmes victorieuses,

ils accompagnent la jolie Anne.
Les liens du captif peuvent enchaîner les mains ,

Mais l’amour asservit l’homme ;
Beaux galants, je vous avertis tous ,

Prenez garde à la jolie Anne.

[…]

Quel homme ne doit céder à la beauté

Dans son armure d’oeillades, et de rougeurs, et de soupirs

Et quand l’esprit et l’élégance ont poli ses dards,

Ils éblouissent nos yeux, en volant à nos cœurs

Mais la bienveillance , la douce bienveillance dans l’œil étincelant
A un éclat qui pour moi surpasse le diamant ; [de tendresse,]

Et le cœur palpitant d’amour, quand elle me serre dans ses bras,
Oh ! Voilà les charmes irrésistibles de ma chère belle !

(Robert Burns)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ÉLÉGIE (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2018



Illustration: François Boucher   
    
ÉLÉGIE

Je m’ignorais encor, je n’avais pas aimé.
L’amour ! si ce n’est toi, qui pouvait me l’apprendre ?
À quinze ans, j’entrevis un enfant désarmé ;
Il me parut plus folâtre que tendre :
D’un trait sans force il effleura mon coeur ;
Il fut léger comme un riant mensonge ;
Il offrait le plaisir, sans parler de bonheur :
Il s’envola. Je ne perdis qu’un songe.

Je l’ai vu dans tes yeux cet invincible amour,
Dont le premier regard trouble, saisit, enflamme,
Qui commande à nos sens, qui s’attache à notre âme,
Et qui l’asservit sans retour.
Cette félicité suprême,
Cet entier oubli de soi-même,
Ce besoin d’aimer pour aimer,
Et que le mot amour semble à peine exprimer,
Ton coeur seul le renferme, et le mien le devine ;
Je sens à tes transports, à ma fidélité,
Qu’il veut dire à la fois, bonheur, éternité,
Et que sa puissance est divine.

(Marceline Desbordes-Valmore)

 

Recueil: Poésies
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Allez en paix (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017



 

Sergey Kondrashov 23

Allez en paix

Allez en paix, mon cher tourment,
Vous m’avez assez alarmée,
Assez émue, assez charmée…
Allez au loin, mon cher tourment,
Hélas ! mon invisible aimant !

Votre nom seul suffira bien
Pour me retenir asservie ;
Il est alentour de ma vie
Roulé comme un ardent lien :
Ce nom vous remplacera bien.

Ah ! je crois que sans le savoir
J’ai fait un malheur sur la terre ;
Et vous, mon juge involontaire,
Vous êtes donc venu me voir
Pour me punir, sans le savoir ?

D’abord ce fut musique et feu,
Rires d’enfants, danses rêvées ;
Puis les larmes sont arrivées
Avec les peurs, les nuits de feu…
Adieu danses, musique et jeu !

Sauvez-vous par le beau chemin
Où plane l’hirondelle heureuse :
C’est la poésie amoureuse :
Pour ne pas la perdre en chemin
De mon coeur ôtez votre main.

Dans votre prière tout bas,
Le soir, laissez entrer mes larmes ;
Contre vous elles n’ont point d’armes.
Dans vos discours n’en parlez pas !
Devant Dieu pensez-y tout bas.

(Marceline Desbordes-Valmore)

Illustration: Sergey Kondrashov

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Nature (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



Illustration: Amaury Duval
    
La Nature n’a peut-être créé la Beauté,
que pour nous asservir davantage
à la reproduction de l’espèce ?

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

LA MOTTE DE TERRE ET LE CAILLOU (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2017




    
LA MOTTE DE TERRE ET LE CAILLOU

« Amour ne cherche à se satisfaire,
Et de lui-même n’a cure,
Mais pour autrui il donne son plaisir
Et bâtit un ciel au plus profond de l’enfer. »

Ainsi chantait une petite motte de terre
Écrasée sous les pas du troupeau.
Mais un caillou du ruisseau
Murmura ces vers bien plus justes :

« Amour ne cherche qu’à se satisfaire,
À asservir autrui à son plaisir.
Il prend son plaisir aux dépens d’autrui
Et bâtit un enfer au plus profond du ciel. »

***

THE CLOD & THE PEBBLE

`Love seeketh not Itself to please
Nor for itself hath any care,
But for another gives its ease
And builds a Heaven in Hell’s despair.’

So sung a little Clod of Clay
Trodden with the cattle’s feet,
But a Pebble of the brook
Warbled out these metres meet:

`Love seeketh only Self to please,
To bind another to Its delight,
Joys in another’s loss of ease,
And builds a Hell in Heaven’s despite.’

(William Blake)

 

Recueil: Chants d’Innocence et d’Expérience
Traduction: Marie-Louise et Philippe Soupault
Editions: Quai Voltaire

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA MOTTE ET LE CAILLOU (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2015




LA MOTTE ET LE CAILLOU

« Amour point ne cherche à se satisfaire
Et n’a de soi pas le moindre souci,
Mais pour un autre il abdique ses aises,
Et il bâtit un Ciel au dépit de l’Enfer. »

Ainsi chantait une motte d’argile
Foulée aux pieds par les troupeaux ;
Sur quoi un caillou du ruisseau
Gazouilla ces vers à propos :

« Amour ne cherche qu’à se satisfaire
Et asservir un autre à son plaisir,
Jouit de priver un autre de ses aises,
Et au mépris du Ciel il bâtit un Enfer. »

***

THE CLOD AND THE PEBBLE

`Love seeketh not itself to please,
Nor for itself bath any care,
But for another gives its ease,
And builds a Heaven in Hell’s despair.’

So sang a little clod of clay,
Trodden with the cattle’s feet;
But a pebble of the brook
Warbled out these metres meet:

`Love seeketh only self to please,
To bind another to its delight,
Joys in another’s loss of ease,
And builds a Hell in Heaven’s despite.’

(William Blake)

Illustration: Joséphine Wall

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :