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Poésie

Posts Tagged ‘assourdissant’

A MA MONTAGNE (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2018




    
A MA MONTAGNE

Puisque je dois aimer ton nord
d’obscurité, de froid et de douleur,
la neige, le vallon désert —
qu’il me soit donné d’en aimer l’essence,

la puissance des roches dures,
le flot assourdissant du vent
qui emporte au loin l’esprit
plus vite que le cours du sang.

La bruyère est âpre aux larmes
et les landes revêches
n’apaisent pas le visage enfoui
mais elles me font renaître :

oh, la douce odeur, et les ciels pourpres!

***

TO MY MOUNTAIN

Since I must love your north
of darkness, cold, and pain,
the show, the lonely glen,
let me love true Worth,

the strength of the hard rock,
the deafening stream of wind
that carries sense away
swifter ‘ban ‘rowing blood.

Heather is harsh to tears
and the rough moors
give the buried face no peace
but make me rise,

and oh, the sweet scent, and purple skies !

(Kathleen Raine)

 

Recueil: ISIS errante Poèmes
Traduction: François Xavier Jaujard
Editions: Granit

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LES P’TITS OISEAUX CHANTAIENT TROP FORT… (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018



Illustration: Marc Chagall

    

LES P’TITS OISEAUX CHANTAIENT TROP FORT…

Voilà : ce matin je voulais
Honorer d’un brin de romance
L’éveil des nids pleins d’oiselets
Et le doux printemps qui commence
J’ai débouché mon encrier,
Pris une plume et du papier

Refrain
J’ai voulu faire une chanson
Mais tireli tirelirette
Dans mon champ rempli de moisson
Mais tireli tirelirette
Les p’tits oiseaux chantaient trop fort (bis)

Au bout des vers de ma chanson
Tombèrent d’un vol unanime
Fauvette, bouvreuil et pinson
Dont le bec pilla chaque rime
Et leur refrain assourdissant
Étouffa le mien en passant.

Ainsi ce soir auprès de vous
Froissant nerveusement des roses
Je cherche les mots les plus doux
Pour vous dire certaines choses
J’en trouve trop… qui sont très bien
J’ouvre la bouche et ne dis rien.

Refrain final
Je voudrais vous causer d’amour
Mais tireli tirelirette
Dans mon coeur qu’enfête le jour
Mais tireli tirelirette
Les p’tits oiseaux chantent si fort (bis).

(Gaston Couté)

 

 

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Nous sommes debout dans le temps comme les pierres dans le torrent (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018




Et d’un coup en descendant
dans la vallée les oreilles s’ouvrent
les maisons de bois dorment
dans un assourdissant silence
la neige est blanche comme l’invisible
nous sommes debout dans le temps
comme les pierres dans le torrent

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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LES SOUVENIRS M’OBSERVENT (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2016



LES SOUVENIRS M’OBSERVENT

Un matin de juin, alors qu’il est trop tôt
pour s’éveiller et trop tard pour se rendormir.

Je dois sortir dans la verdure saturée
de souvenirs, et ils me suivent des yeux.

Ils restent invisibles, ils se fondent
dans l’ensemble, parfaits caméléons.

Ils sont si près que j’entends leur haleine,
bien que le chant des oiseaux soit assourdissant.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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Nous croyons tous en un Dieu (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2016



Nous croyons tous
en un Dieu
mais ce qui arrive
n’a pas de nom

Nous sommes comme des ivrognes
devant la nuit –
l’un de nous
fixe trop longtemps son rêve
et devient aveugle
un autre
panse sa vie blessée
un troisième protège
la forme de cire d’une morte contre le matin
qui roule par-dessus les toits
dans un tonneau en feu

C’est un nouveau jour
assourdissant
qui excite la cruauté

Un ange déchu
veille à ma droite
avec des pierres
et des oiseaux morts

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

 

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Poème (Francis Dannemark)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2015



Poème

Dans les vociférations des fous de guerre,
dans le cliquetis assourdissant de l’or,
dans le vacarme vaniteux des marchands,
dans le hurlement des sirènes ambulancières,

dans le tintamarre croassant des politiciens,
dans le tumulte des écrans petits et grands,
dans les tempêtes rhétoriques des théologiens,
dans le silence terrifiant de l’amour absent,

essayer,
au moins une fois,
la petite voix d’un poème.

(Francis Dannemark)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Silence assourdissant (Aragon)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2015



Je suis plein
du silence assourdissant
d’Aimer

(Aragon)


Illustration

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O coursiers de la mort (Yanette Delétang-Tardif)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2015




O coursiers de la mort, dieux de l’infinité,
Lequel de vos destins nous a ensorcelés?
Vivre, est-ce un grand passage, un vide assourdissant?
– C’est le seul au-delà, c’est la fidélité,
Cette faim d’absolu qui nous jette au néant!

(Yanette Delétang-Tardif)

 

 

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Essayer, au moins une fois (Francis Dannemark)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2015


jeux_dans_le_sable

Dans les vociférations des fous de guerre,
dans le cliquetis assourdissant de l’or,
dans le vacarme vaniteux des marchands,
dans le hurlement des sirènes ambulancières,

dans le tintamarre croassant des politiciens,
dans le tumulte des écrans petits et grands,
dans les tempêtes rhétoriques des théologiens,
dans le silence terrifiant de l’amour absent,

essayer,
au moins une fois,
la petite voix d’un poème.

(Francis Dannemark)

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