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Poésie

Posts Tagged ‘atténuer’

Incandescence à la lisière d’un ciel bas (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2018



 

Incandescence à la lisière
d’un ciel bas — la lumière-nid non dévorée
décline vers le minimum vital : du moineau
à l’oiseau sans nom, la distance
est la proie — fumée
qui atténue les braises, contrairement à la secte
d’ailes, où tu palpites, fumée épouse
du rougeoiement — dans la mémoire du moineau
cela parachève le sommeil des nuages.

(Paul Auster)

Illustration

 

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D’autres villes d’autres échos (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2018



Illustration: Baiser mortel laurier-rose
    
D’autres villes d’autres échos
Il faut bien que le son
finisse sa course passant par nous
Modifié par nous chaque obstacle vivant
atténue sa stridence
Chaque arbre et chaque maison
chaque camion sur la route pierreuse
chaque directrice de projet à la banque
chaque homme lisant son journal au café
chaque collégienne en uniforme et le chat
fait ses griffes sur le tronc mince
du laurier-rose avant de tourner
au coin de la rue

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le souffle atténué (Didier Carhen)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017




    

Le souffle atténué
le vent
béni de vieil oubli
Rien de prévisible
de clair
la bouche
écorche le sexe
Le corps humain
se perd dans l’incertain
Le coeur
on veut y croire
le coeur aimant
est vierge
On fait la grande lessive
pour ses habits de fête
On dit qu’on sait
on est
on pense toucher le ciel

(Didier Carhen)

 

Recueil: Les septs livres
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Les mots ne nous laissent pas seuls (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    
Les mots ne nous laissent pas seuls,
n’en reste-t-il que quelques-uns.

Tant d’usages n’ont pas atténué cette urgence
de les réunir dans un poème,

on sait de moins en moins pourquoi,
réunir simplement.

(Pierre Dhainaut)

 

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Mon Seigneur (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



 
    
Mon Seigneur se cache et merveilleusement
mon Seigneur se révèle.

Mon Seigneur m’a durement enfermé
et mon Seigneur a fait tomber mes chaînes.

Mon Seigneur m’apporte des paroles de tristesse et des paroles de joie;
et c’est Lui-même qui en atténue les contrastes.

J’offrirai à mon Seigneur mon corps et mon esprit.
Je donnerais ma vie plutôt que d’oublier mon Seigneur.

(Kabîr)

 

 

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Les marées d’univers (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



Les marées d’univers déferlent en forêts
Aux vertes bleuités en ces contrées lointaines
Comme ces horizons qui nous semblent si près
Qu’ils atténuent parfois l’étendue de nos peines

Alors nous rejoignons les rosaces d’azur
Et nous scandons enfin la métrique infinie
Lorsque les nostalgies redeviennent futures

Et que la musique devient un doux murmure
Les ciels soudainement s’entr’étoilent et luit
Cette immense espérance où s’innaîtraient les nuits

(Jean-Claude Demay)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

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La goutte (Gitta Mallasz)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2016



Là, chacun de mes sourires confiants mine les projets de la haine meurtrière.
Là, chacune de mes pensées constructives diminue les forces destructrices.
Là, chacune de mes demandes pour la paix atténue les feux de la guerre.
Là, par contre, chaque émotion négative ouvre grand la porte à l’envahisseur…

Chacun de nous est responsable du grand équilibre historique.
Donc, je ne suis pas la victime impuissante des évènements extérieurs,
mais peut-être bien la goutte toute puissante,
la goutte qui décidera de la vie ou de son anéantissement.

Qui, parmi nous, est conscient de sa « toute puissance » ?
Là, pourtant, commence la responsabilité de l’Homme.

(Gitta Mallasz)

 

 

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