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Poésie

Posts Tagged ‘au-dedans’

Femme regardant le soleil (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2020



 

Femme regardant le soleil sans oublier l’autre soleil
trop proche – inaccessible – qui la regarde du dedans.

(Michel Camus)

Illustration: Caspar David Friedrich

 

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Plus près (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2019



Comment être plus près
En étant au-dedans ?

(Guillevic)


Illustration

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Seule lune sur seul étang (Bian Shoumin)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2019



Seule lune sur seul étang
D’où s’envole l’oie sauvage

Vers l’infini ouvert
Au-dedans de toi-même

(Bian Shoumin)


Illustration

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Ce bois au-dedans (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2019



 

Jeanie Tomanek hangingthestars
COEURS

Ce bois au-dedans,
n’est-il pas mon âme ? Cette pâle rosée
n’est-ce pas mes larmes au-dedans?

***

CORAZONES
Este bosque por dentro,
&no es mi alma? Este pálido rocío,
¿no es mi llanto por dentro?

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Les personnages de mon rêve (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2019



Les personnages de mon rêve
sont venu converser avec moi
hors de mon rêve.

Et cela, ils n’ont pas pu le supporter.
Ils se sont sentis prisonniers
des formes truquées
de ce rêve à l’envers.

je n’ai pas su les retenir.
Je n’ai pas su créer pour eux un autre rêve au
dehors.
Un rêve véritable.

Pourrai-je me remettre à présent
à converser avec eux au-dedans?

(Roberto Juarroz)


Illustration: Maurice Denis

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Si tu ne marches au-dedans vers la Source (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2019



Si tu ne marches au-dedans vers la Source
Où la trouverais-Tu ?

À quoi bon ces mirages
Pour capter tes eaux vives
Si tu n’osais manquer
Ce ciel inattendu ?

Il est en toi un printemps
Un éveil à la vie,
Un rendez-vous d’amour qui n’est pas advenu,
Une halte près d’un puits, une étape à midi,
Une fête au soleil qui n’est pas accomplie,

Un silence qui t’appelle,
Un désert traversé,
Un pauvre qui a soif, un dialogue secret,

–>
Un Passant méconnu.

(Jean Lavoué)

Illustration: Piel-Colombo

 

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Le recueillement des rives (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



Illustration: Tatiana Fruleva
    
Le recueillement des rives,
Le silence des vases,
Le frémissement des eaux,
Le glissement furtif des nuages,
Le frôlement du vent dans les roseaux
Ont la même ardente présence
Que cet espace sans prises
S’ouvrant au-dedans de nous
Et dont nous sommes parfois,
Quand s’écartent nos pensées,
Le papillon miraculeux,
Le pêcheur paisible
Et le témoin comblé.

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Si tu ne marches pas au-dedans (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019




    

Si tu ne marches pas au-dedans
vers la Source,
Où la trouverais-Tu ?

À quoi bon ces mirages
Pour capter tes eaux vives
Si tu n’oses manquer
Ce ciel inattendu ?

Il est en toi un printemps,
Un souffle inconnu,
Un éveil à la vie,
Un rendez-vous d’amour qui n’est pas advenu,
Une halte près d’un puits, une étape à midi,
Une fête au soleil qui n’est pas accomplie,

Un silence qui t’appelle,
Un désert traversé,
Un pauvre qui a soif, un dialogue secret,
Un Passant méconnu.

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Destination (Morten Nielsen)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018




    
Destination

C’est ce feu qui rit dans tes yeux et, tant qu’il brûle,
joue froidement, doucement dans mes mains,
rougeoie à travers nos réseaux de résistance,
vire en vagues d’un bleu glacial.

Nous dérivons l’un vers l’autre dans une vague.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Au début, nous ne voulions rien ; à présent,
nous savons tous deux comme cela finit.

Nous dérivons vers quelque chose qui va
nous arriver, nous coûter cher et nous coûter des rêves.
Nous attendons, l’avons su depuis notre rencontre.
Et les mots ne sont ni durs ni tendres.

Nous écoutons. Quelque chose brûle en secret au-dedans.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Nous dérivons vers quelque chose qui va nous arriver :
un feu aussi frais que la mer, tant qu’il brûle.

***

Bestemmelse

Det er den Ild som ler i dine Ojne
og leger koldt og mildt i mine Hænder,
der gloder vores Modstandsnet igennem
og blir til isblaa B&lger, mens den brænder.

Vi driver mod hinanden i en Bolge.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi vilde ingenting, da det begyndte.
Nu ved vi begge to, hvordan det ender.

Vi driver ud mod noget som vil ske os,
og det skal blive dyrt og koste Dromme.
Vi venter, og har vidst det fra vi moches.
Og Ord er hverken haarde eller omme.

Vi lytter. Og det brænder skjult derinde.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi driver ud mod noget som vil ske os:
En Ild saa sval som Havet, mens den brænder.

(Morten Nielsen)

 

Recueil: Guerriers sans armes Krigere uden vaaben
Traduction: Pierre Grouix
Editions: Grèges

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CONTEMPLATION (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




CONTEMPLATION

Les formes épouvantées moururent et il n’y eut plus
ni au-dehors ni au-dedans. Nul n’écoutait l’endroit
car cet endroit n’existait plus.
A seule fin d’écouter les voici qui écoutent l’endroit.
A l’intérieur de ton masque la nuit lance des éclairs.
On te transperce de croassements.
On te martèle avec des oiseaux noirs.
Des couleurs ennemies s’unissent dans la tragédie.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Caspar David Friedrich

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