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Poésie

Posts Tagged ‘au-revoir’

Mon amour (Paul McCartney)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2017




    
Mon amour

Et quand je m’éloigne
Je sais que mon cœur peut rester avec mon amour
c’est entendu
C’est entre les mains de mon amour
Et mon amour le fait bien

Wo-wo-wo-wo-wo-wo
Mon amour le fait bien

Et quand les placards sont vides
Je trouve toujours quelque chose avec mon amour
C’est entendu
C’est partout (omniprésent) avec mon amour
Et mon amour le fait bien

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
Mon amour le fait bien

J’aime oh wo…. mon amour
Seul mon amour détiens les autres clés pour moi
Oh mon amour Oh mon amour
Seul mon amour le fait bien pour moi

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
Mon amour le fait bien

Ne me demandez pas pourquoi
Je ne dis jamais au revoir à mon amour
C’est entendu
C’est partout avec mon amour
Et mon amour le fait bien

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
Mon amour le fait bien

Oh mon amour Oh mon amour
Seul mon amour le fait bien pour moi
Wo…

***

My love

And when i go away
I know my heart can stay with my love
it’s understood
It’s in the hands of my love
and my love does it good

Wo-wo-wo-wo-wo-wo
my love does it good

It’s understood
it’s everywhere with my love
And my love does it good

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
My love does it good

I love oh wo……my love
Only my love holds the other key to me
Oh….my love oh…my love
Only my love does it good to me

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
My love does it good

Don’t ever ask me why
i never say goodbye to my love
It’s understood
it’s everywhere with my love
And my love does it good

Wo-wo-wo-wo wo-wo-wo-wo
My love does it good

Oh… my love oh…my love
Only my love does it good to me
Wo…

(Paul McCartney)

 

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Septembre (quel joli temps) (Sophie Makhno)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Septembre (quel joli temps)

Jamais la fin d’été n’avait paru si belle.
Les vignes de l’année auront de beaux raisins.
On voit se rassembler, au loin les hirondelles
Mais il faut se quitter. Pourtant, l’on s’aimait bien.

Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L’amour s’en va, mon cœur s’arrête.
Quel joli temps pour se dire au revoir.
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans.

Les fleurs portent déjà les couleurs de Septembre
Et l’on entend, de loin, s’annoncer les bateaux.
Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d’ombre.
Je reste sur le quai, mon amour. A bientôt.

Quel joli temps, mon amour, au revoir.
Quel joli soir pour jouer ces vingt ans.
Sur la fumée des cigarettes,
L’amour nous reviendra peut-être.
Peut-être un soir, au détour d’un printemps.
Ah quel joli temps, le temps de se revoir.

Jamais les fleurs de Mai n’auront paru si belles.
Les vignes de l’année auront de beaux raisins.
Quand tu me reviendras, avec les hirondelles,
Car tu me reviendras, mon amour, à demain…

(Sophie Makhno)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

 

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Mais nous reverrons bien ceux à qui nous n’avons pas dit à temps au revoir (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2017



 Illustration
    
Mais nous reverrons bien ceux à qui
nous n’avons pas dit à temps au revoir,
Ceux qui sont partis sans dire mot
dans le long effroi du délaissement.
Nous les reverrons, car nous n’aurons
de cesse de leur dire les mots qui n’ont été
Dits à temps, de leur répéter sans fin
au revoir au revoir selon la loi de la Vie :
Toute fleur est une fleur refleurie,
toute pluie une source retrouvée, toute larme
Une peine ravivée, tout visage un regard
reconnu, tout sourire un don échangé,
Et toute vie à venir
une vie à jamais survécue-souvenue.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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TRISTESSES (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2017



 

Louise Georgette Agutte Femme au Bouquet de Lilas (1910-12)

TRISTESSES

Elle avait emporté des brassées de lilas.
Et, comme elle partait couverte de printemps,
elle était comme un lys qu’un pollen ravissant
aurait poudré. Son front est lisse, un peu trop grand.
Les lilas qu’elle avait, elle les posa là.
Je me suis approché de ces fleurs fatiguées
d’avoir été tenues un moment dans ses bras.
Courbé comme un enfant de choeur par l’encensoir,
sur leur sombre parfum ma bouche s’est posée.
Elle a tendu la main et m’a dit au revoir.

(Francis Jammes)

Illustration: Louise Georgette Agutte

 

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LES YEUX (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017



Illustration: David Sarenco  
    

LES YEUX

Les yeux sont les derniers à s’en aller.
Ils restent longtemps après que le visage a disparu hélas
dans les chairs dont il est fait.
La langue dit au revoir quand les yeux s’attardent en silence,
car ils sont les derniers chercheurs à renoncer à leur quête,
ceux qui restent là où les noyés sont rejetés sur le rivage,
après le départ des lanternes, sans un au-revoir…

Les yeux n’ont foi dans ce langage trop accessible.
Pour eux pas d’occasion assez simple pour qu’un mot la justifie.
L’existence dans le temps, pas seulement la leur, mais ancestrale,
enferme tous les instants entre quatre murs de miroirs.

Fermés, ils attendent. Ouverts, ils attendent aussi.
Ils sont connus,
mais ils ont oublié le nom de qui les connaît
La jeunesse est leur oiseau inquiet, et des ombres plus claires
que la lumière
les traversent de temps à autre

Car les eaux ne sont pas plus changeantes sous les cieux
ni les pierres sous les rapides.

Les yeux peuvent être fixes avec ce regard athénien
qui répond avec calme à la terreur, ou rapides
étant tout entiers sous le charme. Presque toujours
les yeux s’accrochent à une image
de quelqu’un parti récemment ou il y a longtemps
ou seulement espéré…

Les yeux ne sont pas chanceux.
Ils semblent désespérément enclins à s’attarder.

Ils font des additions qui ne donnent aucun résultat.
Il est très difficile de dire si leur ombre est pire que leur lumière,
leurs découvertes meilleures ou pires que de ne pas savoir.

Mais ils sont les derniers à s’en aller
et leur départ survient toujours quand ils sont levés.

***

THE EYES

The eyes are last to go out.
They remain long after the face has disappeared regretfully
into the tissue that it is made of
The tongue says good by when the eyes have a lingering silence,
for they are the searchers last to abandon the search,
the ones that remain where the drowned have been washed ashore,
after the lanterns staying not saying good-by…

The eyes have no faith in that too accessible language,
For them no occasion is simple enough for a word to justify it.
Existence in time, not only their own but ancestral,
encloses all moments in four walls of mirrors.

Closed, they are waiting. Open, they’re also waiting.
They are acquainted,
but they have forgotten the name of their acquaintance.

Youth is their uneasy bird, and shadows clearer
than light
pass through them at times,
for waters are not more changeable under skies
nor stones under rapids.

The eyes may be steady with that Athenian look
that answers terror with stillness, or they may be quick
with a purely infatuate being. Almost always
the eyes hold onto an image
of someone recently departed or gone a long time ago
or only expected…

The eyes are not lucky.
They seem to be hopelessly inclined to linger.

They make additions that come to no final sum.
It is really hard to say if their dark is worse than their light,
their discoveries better or worse than not knowing,

but they are last to go out,
and their going out is always when they are lifted.

(Tennessee Williams)

 

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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La terre me fait un signe secret (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017



Illustration: Françoise Martin-Marie
    
La terre
me fait
un signe secret
et me dit Adieu

Je lui réponds
Au revoir

***

Die Erde
gibt mir
ein geheimes Zeichen
und sagt ade

Ich antworte
auf Wiedersehen

(Rose Ausländer)

 

Recueil: Je compte les étoiles de mes mots
Traduction: Edmond Verroul
Editions: Héros-Limite

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Mon dragon (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2017



Voici venir
Mon dragon –
au revoir!

***

Here comes
My dragon –
goodbye!

(Jack Kerouac)

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Depuis demain (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



depuis demain je suis
plongée dans l’impensable
de l’aube immense
personne et pourtant
au revoir perhaps
l’univers est de toute beauté
ombre ou poussière de nuit

(Nicole Brossard)

 

 

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Une carte du 7 septembre 1943 (Etty Hillesum)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2016



Une carte du 7 septembre 1943,
jetée du train à l’adresse de Christine Van Nooten,
cachet de la poste du 15 septembre 1943 :

Christine, j’ouvre la Bible au hasard et trouve ceci :
« Le Seigneur est ma chambre haute.
» Je suis assise sur mon sac à dos,
au milieu d’un wagon de marchandises bondé.
Papa, maman et Mischa sont quelques wagons plus loin.

Le départ est tout de même venu à l’improviste.
Ordre subit de La Haye, spécialement pour nous.
Nous avons quitté ce camp en chantant,
père et mère très calmes, Mischa également.

Nous allons voyager trois jours.
Merci de tous vos bons soins.
Les amis restés au camp vont écrire à Amsterdam,
peut-être te fera-t-on suivre ?
Peut-être aussi ma dernière longue lettre ?

Un au revoir de nous quatre,

Etty.

(Etty Hillesum)

 

 

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Au revoir (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2016



George Lawrence Bulleid  do2_1280 [800x600]

Au revoir

Sous tes longs cheveux d’or, quand tu cours sur la grève
Au vent,
Si quelque prompt ramier touche ton front qui rêve
Souvent,
De cette aile d’oiseau ne prends pas, ô ma fille !
D’effroi :
Pour baiser son enfant c’est une âme qui brille :
C’est moi !
Parmi d’autres enfants qui te font toute heureuse,
Le soir,
Quand tu vas au jardin, lasse d’être rieuse,
T’asseoir;
Si tu t’inquiétais comment je passe l’heure,
Sans toi,
Penche un peu ton oreille à cet oiseau qui pleure :
C’est moi !

(Marceline Desbordes-Valmore)

 Illustration: George Lawrence Bulleid

 

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