Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘aveuglant’

La ligne pure de l’horizon (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2016


clip_image005

Dire que le temps des pétales aveuglants est passé
Que le bleu du ciel refroidit et s’éloigne
Vous constaterez du rivage
La ligne pure de l’horizon
Comme les lèvres d’un visage

(Heather Dohollau)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

SOLILOQUE (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2016




SOLILOQUE

1

Longtemps je t’ai cherchée en moi,
Jamais je ne te trouvais,
Puis ce qu’est vivre et le monde
M’ont été en toi révélés.

Ce jour-là je fus heureux,
Mais la jubilation du coeur
Frémissant m’avertissait
Qu’elle jamais ne m’assouvit.

Ce ne fut qu’égarement bref,
Déjà tes doigts de sommeil,
Comble de compassion,
Me caressent les yeux.

Attentive, tu m’as donné
Alors cet immense calme
Envahissant après l’amour
Qui en a connu la fureur.

2

Le soleil refulgure en toi
Avec l’aube resurgie.

Pareille gaieté de la mer
Me ramènera-t-elle à croire?

C’est le leurre aujourd’hui de chair
Qui va dévastant mon coeur
Usé par le délire.

Toute visée le trompe,
Le miracle ne revient plus
Que factice, aveuglant.

3

L’amour que j’ai pour toi,
Amour, fait des miracles,
Et quand tu crois m’avoir fui,
Je te surprends, mon amour, qui te leurres,
La pureté revenue
M’illuminer les yeux.

(Giuseppe Ungaretti)

Illustration: Bec Winnel

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ce qui s’enfuit du monde c’est la poésie (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2016




Ce qui s’enfuit du monde
c’est la poésie.

La poésie n’est pas un genre littéraire,
elle est l’expérience spirituelle de la vie,
la plus haute densité de précision,
l’intuition aveuglante
que la vie la plus frêle est une vie sans fin.

(Christian Bobin)

Illustration: Alain Gagnon

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 6 Comments »

Soleil aveuglant ! (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2016



 

Soleil aveuglant !
Mais surgit l’odeur du passé :
Pluie sur la poussière.

***

Dazzling summer sun!
But the smell of the past comes
With rain upon the dust.

(Richard Wright)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Les Dieux (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2016



Les Dieux

L’arbre n’est plus que l’arbre:
feuillage, branches, sève –
silencieux, déserts,

la pierre s’est fermée
sur les soleils défunts

et l’oiseau de jadis, le diseur de lumière,
ne livre au vent qu’une poignée de plumes,
le vide de son cri.

Que Dieu l’immense,
que l’Esprit d’aveuglante splendeur
n’écarte pas,
n’égorge pas

les menus dieux
blottis dans les replis du monde

qui, pour notre regard,
furent longtemps les humbles messagers,
les visibles reflets de l’invisible roi.

(Jean Joubert)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je reste au-dessus de l’herbe (André du Bouchet)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2015


sauterelle_brin_herbe_1

Je reste au-dessus de l’herbe,
dans l’air aveuglant.
Le sol fait sans cesse irruption vers nous,
sans que je m’éloigne du jour

(André du Bouchet)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | 2 Comments »

LA ROUE (Robert Guiette)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2015



LA ROUE

I
Chante, étranger sur le trottoir
Ta voix n’écarte aucun volet

Au soleil blanc reste en arrêt
Chante plus fort chante plus noir

Dos au mur aveuglant
Face au fronton des façades

La note frappera la seule vitre en flammes
Aux mille éclairs vois le sourire du temps

Comme
un grand visage
qui se nomme

II
O doux éclatement
Le livre s’est ouvert
et j’ai vu du coeur qui ne ment
déborder les souvenirs de mon enfance

Comment
dis-moi comment
ce passé s’est ouvert
que tu gardais si pieusement
pour habiter ce coeur d’abondance

La bouche de blessure
avait-elle mis son secret
dans la grenade mûre
Si longtemps
si longtemps après

C’est bien ma solitude
comme une ancienne fleur
qui plus tard a germé dans ce feu
Où donc
jadis perdue

III
La parole est morte
Et le monde est venu
Et les rues sont pleines de monde

Personne ne passe la porte
Tout se nomme refus
Et les ruines s’enivrent de monde

Au fond de la chaussée
une grande fleur d’encre
qui rature la joie

L’attente folle
couleur de fuite
un souvenir géant
qui efface tout

IV
Coeur dévasté pour rire
beauté usée par les sales regards

Le triste et le gai
comme des éventails
et la blessure comme un loup

L’histoire finit
lorsqu’il n’est plus temps

V
La rue suit sa pente
Les hommes leur chemin
ou suivent les passantes
Moi seul je me souviens
Le soleil las poursuit sa route
Les fenêtres s’entrouvrent
au silence à la fraîcheur

Une grande roue tourne
et tourne grande roue
où les hommes s’usent

La terre mâche la terre

(Robert Guiette)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :