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Poésie

Posts Tagged ‘aveuglette’

Tué, tué… (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020



 

Eugeniusz Zak - Tutt'Art@ (12)

Etranger, vois-tu cette lampe brillant derrière la vitre ?
Ma mère m’attend et je ne viens pas,
Tout est silence dans la nuit, les champs obscurs
[…]
Pour moi qui rôde d l’aveuglette, tué, tué…

(Srecko Kosovel)

Illustration: Eugeniusz Zak

 

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Prendre à pleines mains la minute (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



    

… Prendre à pleines mains la minute
la serrer.
Il en sort un fruit mûr
que j’ai longtemps cherché à l’aveuglette, parmi les leçons des ténèbres.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Les Boules de neige (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



Les Boules de neige

Ils m’ont jeté des boules de neige,
parce qu’ils ne m’ont pas compris.

Parce que je vais à l’aveuglette,
au petit bonheur de chemins,
plusieurs ont dit que j’étais bête,
que j’étais fou quelques-uns.

Et cependant, pas moins que d’autres,
j’use de me frotter les côtes,
lorsque je tombe dans un trou.

Et pourtant, tout comme les autres,
pendant l’été je sais chanter,
je sais me taire dans la tempête
et pendant l’hiver grelotter.

Plusieurs ont dit que j’étais bête
parce qu’ils ne m’ont pas compris.

Et que me manque-t-il, en somme,
bien qu’oublieux des routes passées,
si je n’ai besoin de personne
pour me dire les routes où je vais ?

Parce que je vais à l’aveuglette,
plusieurs ont dit que j’étais bête,
aveugle d’autres et d’autres fou.

Ils m’ont jeté des boules de neige.

(Paul Fort)

Illustration: Laurent Gorris

 

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Le monde aspire vers une sorte de centre invisible (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2016



Le monde aspire vers une sorte de centre invisible, et nous y marchons de dos, luttant contre le vertige.
Chacun, détourné, inquiet du site qu’il contourne, mesure à l’aveuglette la distance au gouffre qui aimante ;
chacun côtoie la perte d’être — serait-ce le temps qui naît ici comme l’incessant de celle perte ?

(Michel Deguy)

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Tu m’invites parfois (Thierry Cazals)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2015



 

tu m’invites parfois
dans l’obscurité de ta chambre

nous buvons
de grandes rasades d’immobilité

laissons vagabonder
nos contours au loin

valsons à l’aveuglette

bercés par les pirouettes sans âge
d’un vieux violoncelle

(Thierry Cazals)

Illustration

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