Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘baguette’

Coup de baguette (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018




    
Coup de baguette

Un refrain dormait
dans la nature
et dans les créatures
si le sourcier trouvait
le lieu
et savait le nommer
le monde
se mettrait à chanter

***

Wünschelrute

Schläft ein Lied in allen Dingen,
Die da träumen fort und fort,
Und die Welt hebt an zu singen,
Triffist du nur das Zauberwort.

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les baguettes du vent (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2017



Illustration: Baiser mortel laurier-rose
    
Les baguettes du vent
Sur la peau des lauriers
Quelques taches de cendres
Vas-tu monter
Descendre
T’épanouir à mes pieds
Mais j’aurai beau crier
Tu ne peux plus m’entendre

La porte a frissonné
Une main traîne encore sur la cheminée

La rue s’éveille
On voit le mur pencher lentement son oreille
Un arbre dans le fond
La maison qui chavire
Et le trou du plafond

Plus près
Celui qui dort
Celui qui fait le mort
Et l’ombre qui nous frôle

C’est là que je t’attends
Au bord de mon épaule

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’était l’été (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2017




    
c’était l’été
sous ma jupe relevée
j’étais nue comme jamais
Tout mon jeune corps
était en fête
des cheveux de ma tête
aux ongles de mes pieds
J’étais une source qui guidait
la baguette du sourcier
Nous faisions le mal
et le mal était bienfait.

(Jacques Prévert)

 

Recueil: Fatras
Editions: Le Point du Jour

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Les mots sont un peu de la baguette magique (Olympia Alberti)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2017




    
Les mots sont un peu de la baguette magique
cachée au bout du chemin de la clairière,
ils sont la pensée, l’espérance
et la nostalgie des enfances
que l’on laisse derrière soi,

les mots de tous les jours aussi
sont cette vaste prière informulée
qui s’élèvent parfois de quelques coeurs
qui ne se connaissent même pas, ici-bas,
et dont les rêves se rejoignent dans cet espace limpide
où de la lumière se tisse aux syllabes sans corps,
aux pensées secrètes, aux irisation de l’âme qui s’élèvent,
irrépressible, vers ce ciel inconnu
où de la beauté se prépare pour demain.
Et dont les coeurs frémissent.

(Olympia Alberti)

Découvert ici: https://petalesdecapucines.wordpress.com

Recueil: L’amour dans l’âme – Le journal disparu d’Etty Hillesum
Editions: Presses de la Renaissance

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Du haut de la colline (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2017



 

Du haut de la colline
le paysage à la baguette

Une ruine s’impose
à la force du passé

Le ciel très pur
l’eau dans son église

(Georges Bonnet)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’est l’amour qui m’a faite (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



C’est l’amour qui m’a faite

Je suis née toute nue
Je vis comme je suis née
Je suis née toute petite
Si j’ai grandi trop vite
Jamais je n’ai changé
Et je vis toute nue
Pour la plupart du temps
Ce temps où je vis nue
Ce temps c’est de l’argent

C’est l’amour qui m’a faite
L’amour qui m’a faite fête
L’amour qui m’a faite fée
Où donc est-il parti
L’amoureux que j’avais
Qui me faisait plaisir
Qui me faisait rêver
Qui me faisait danser
Danser à sa baguette
C’était mon chef d’orchestre
Moi son corps de ballet

C’est l’amour qui m’a faite
L’amour qui m’a faite fête
L’amour qui m’a faite fée
Et je vous change en bête
Chaque fois que ça me plaît
Votre amour me fait rire
Votre amour n’est pas vrai
Marchez à ma baguette
Et passez la monnaie

C’est l’amour qui m’a faite
L’amour qui m’a défaite
Et m’a abandonnée
L’amoureux que j’avais
Où s’en est-il allé
Où s’en est-il allé
Où s’en est-il allé

(Jacques Prévert)


Illustration: Pascal Renoux

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 7 Comments »

PENSÉE D’AUTOMNE (Max Jacob)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2015



PENSÉE D’AUTOMNE

Ô poissons aveuglés par le soleil
Sous le mica solaire du cours d’eau.
Tous les poissons sont aveuglés
par les baguettes des marronniers,
par les reflets des marronniers.
Quel autre soleil m’aveugle ?
Quels autres reflets m’aveuglent ?
Pourquoi rester sous des soleils
qui ne sont pas Celui le seul auquel je dois la vie ?

(Max Jacob)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :