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Poésie

Posts Tagged ‘baigneur’

Ici dans l’eau (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



Illustration: Paul Chabas
    
Ici dans l’eau innocente et douce
Le genou de baigneuse est rond comme un galet.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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AGONIE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Jacqueline Fabbri
    
AGONIE

Au chevet du sommeil c’est la porte du mort
Par où l’âme s’en va sans bruit.
Une agonie d’aigles de feu
S’ébat sur la blancheur des draps.
Il faudrait un peu d’eau fraîche;
Il faudrait qu’une main
Caresse ce visage
Déjà mordu, la peur au coeur et l’angoisse à la gorge.
Il faudrait qu’un soleil le prenne dans ses yeux,
Il faudrait qu’une mer l’arrose de ses cruches,
Il faudrait qu’un buisson de nos prairies mortelles
Le cache à son regard anxieux.

Songe aux fumées perdues dans la douceur des soirs,
Blé du ciel immobile et fauché par les cloches;
Songe aux bruits de la vie, songe à l’amour, ô coeur,
Ô coeur qui ne veut pas se rompre, ô coeur de proie.

Mais te voilà déjà tout blanc, comme un baigneur
Pris dans les harpes d’eau, la lumière éternelle.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Nos promises (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017



Illustration: Odd Nerdrum
    
Nos promises

Les balles de nos poitrines glissent des moules
avec un sanglot de soie.

Ces baigneuses de sang brillent et vibrent
dans l’instant frais d’un matin calme.

Où dors-tu, ma belle épouse du dernier jour
songes-tu à ces noces
à ta chance de n’être pas perdue
vierge triste dans la paix des racines.

Le temps t’approche de nos cours, sois patiente
ta chaleur dénouera le noeud terrible de nos veilles ;
étrangère coquette dans le secret du sang
vers le froid des planètes nous descendrons ensemble.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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L’ ABC de la récitante (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2015



 

Audrey Kawasaki nni1 [1280x768]

L’ ABC de la récitante

Je compte sur mes yeux un et deux dira-t-elle
Pour voir ce que doit voir l’affalée que je suis
Couchée et nue et chaude au pied du haut miroir
Et mouillée comme un nouveau-né je me pourlèche

Je compte sur mes doigts un deux trois dira-t-elle
La multiplication de mes soupirs profonds
Le sac de mes désirs s’entrouvre sur le lit
Et j’ai le plein soleil dedans avec mon rouge

Je compte sur mon sexe et mes fesses pour tendre
Un piège au plus prudent et à la plus prudente
J’ai du goût pour chacun mais je me tiens en moi
Tapie comme l’alcool dans la main d’un ivrogne

Mes aspects sont variés j’ai des poils j’ai des plumes
Et l’écorce d’un arbre augmente ma peau brune
J’ai de la terre au creux de ma faim je me love
Comme un fleuve sans eau où les baigneurs se noient

Mes talents sont nombreux je sais signer la bête
Et m’alléger d’aurore tout comme une alouette
Je sais faire pleurer les plus indifférents
Et rire bêtement ceux qui se croient malins

J’ai des griffes des crocs j’ai des lèvres d’écaille
Et des lèvres de soie et de miel et de glu
Pour enrober l’azur et sa salive fade
Ma langue sur les bords de la chair se dévoue

Je caresse mes fruits débordants de science
Qui donc pourrai régner hors de mon cœur total
Je sais tout et j’apprends à oublier je tresse
Une énorme couronne à mon ventre à mon sang.

(Paul Eluard)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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Les galets de ma rue (Bernard Flucha)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2015




Les galets de ma rue

Les galets de la Mer se roulent dans ma Rue
Sur la pente s’ébrouent ma jeunesse et mon âge
Corridor de la nuit qu’éclairent tes mains nues
Dans une multitude où la vie se partage

Sur la pente s’ébrouent ma jeunesse et mon âge
On m’a dit les baigneurs recherchant ta venue
Dans une multitude où la vie se partage
J’en recouvre le temps du voile des seins nus

On m’a dit les baigneurs recherchant ta venue
Où le sable s’endort et veillant sur la plage
S’apostrophent les corps dans la toile tendue
Comme la déraison dont résonne mon âge

Où le sable s’endort et veillant sur la plage
Se combinent les doigts et l’Amour à la vue
Comme la déraison dont résonne mon âge
Les galets de la Mer se roulent dans ma Rue

(Bernard Flucha)

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