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Poésie

Posts Tagged ‘bain’

Les amies au bain de lune (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2018



Illustration
    
Les amies au bain de lune
Si blanches l’autre et l’une
Leur oubli est innocent
Comme le toucher du vent.

(André Pieyre de Mandiargues)

 

Recueil: L’âge de craie suivi de Dans les années sordides Astyanax et Le Point où j’en suis
Traduction:
Editions: Gallimard

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La Seine (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



La Seine a pavoisé ses avirons ses belles
ses oiseaux ses pontons ses bains froids ses ombrelles
sous le Trocadéro s’en vont les bateaux-mouches
les ans gris les ans blonds les baisers sur les bouches

(Armand Lanoux)

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L’ESCLAVE (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



L’ESCLAVE

Le bain d’une dame romaine est un sujet qui séduit aisément.
Mais l’intention du peintre semble ici faussée par la présence d’une esclave.
Cette fille à demi-nue est bien plus belle que sa maîtresse
et son visage a des traits nobles et touchants.
Puis, quelle douce respiration !
Bien qu’elle demeure à l’arrière-plan,
le regard va la chercher et l’invite seule à se laisser aimer.

(Norge)


Illustration: Jean Léon Gérôme

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Le bain des nymphes (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018


Francois_Boucher

 

C’est un vallon sauvage abrité de l’Euxin;
Au-dessus de la source un noir laurier se penche,
Et la Nymphe, riant, suspendue à la branche,
Frôle d’un pied craintif l’eau froide du bassin.

Ses compagnes, d’un bond, à l’appel du buccin,
Dans l’onde jaillissante où s’ébat leur chair blanche
Plongent, et de l’écume émergent une hanche,
De clairs cheveux, un torse ou la rose d’un sein.

Une gaîté divine emplit le grand bois sombre.
Mais deux yeux, brusquement, ont illuminé l’ombre.
Le Satyre! … Son rire épouvante leurs jeux;

Elles s’élancent. Tel, lorsqu’un corbeau sinistre
Croasse, sur le fleuve éperdument neigeux
S’effarouche le vol des cygnes du Caystre.

(José-Maria de Heredia)

 

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LA PLUIE (Junzaburô Nishiwaki)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018


 


 

statue pluie 4_z

LA PLUIE
AME

Dans le vent du Sud la tendre déesse est arrivée
Elle a mouillé le bronze mouillé la fontaine
Mouillé le ventre de l’hirondelle et le poil de l’or
Elle a pris la marée dans ses bras, léché le sable, gobé les poissons
Elle a secrètement mouillé les temples, les établissements de bain,
les salles de théâtre,
Harpe à cordes de platine
La langue de la déesse dévergondée secrètement
A mouillé ma langue

(Junzaburô Nishiwaki)

Illustration

 

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LE PASSÉ QUI SURVIT (Pierre Louÿs)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
LE PASSÉ QUI SURVIT

Je laisserai le lit comme elle l’a laissé, défait et rompu, les draps mêlés,
afin que la forme de son corps reste empreinte à côté du mien.

Jusqu’à demain je n’irai pas au bain, je ne porterai pas de vêtements
et je ne peignerai pas mes cheveux, de peur d’effacer les caresses.

Ce matin, je ne mangerai pas, ni ce soir, et sur mes lèvres
je ne mettrai ni rouge ni poudre, afin que son baiser demeure.

Je laisserai les volets clos et je n’ouvrirai pas la porte,
de peur que le souvenir resté ne s’en aille avec le vent.

(Pierre Louÿs)

 

Recueil: Les chansons de Bilitis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Il n’y avait rien dans la rivière (Pierre Louÿs)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



Illustration: Paul Chabas
    
Il n’y avait rien dans la rivière.
Mais dès que j’y suis entrée au bain,
elle s’est peuplée de merveilleuses choses.

J’ai vu deux rondes coupes de marbre
avec de longues longues herbes jaunes
que le courant n’agitait pas.

J’ai vu une roche blanche
et polie par l’eau pure,
et moussue d’une mousse jaune.

Et, sous la roche, il y avait une fleur.
Dès que je l’ai touchée,
l’amour est rentré en moi

(Pierre Louÿs)

 

Recueil: Les chansons de Bilitis
Traduction:
Editions: Gallimard

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A une femme (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018



 

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A une femme

Enfant ! si j’étais roi, je donnerais l’empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d’or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j’étais Dieu, la terre et l’air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L’éternité, l’espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

(Victor Hugo)

Illustration: Albert Lynch

 

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JE LE SAVAIS (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018



Illustration: Pal Szinyei-Merse
    
JE LE SAVAIS

Je le savais bien : te voilà présente.
Vois les tournesols à la tête lente,
Leurs têtes de pierre ont toutes viré.
Et vois le désordre auprès des salades,
Méfait de la brise et de ses gambades.

«Au vent de ta jupe », ai-je murmuré.
Ruisseau de pavots à l’écume rouge.
Rouge aussi, dedans, le seigle qui bouge
Tel banc de poissons dont le tremblement
Est un doux sourire au doux bruissement.

Tu deviens mon bain, ma boisson qui sonne,
Tes deux bras si beaux sont des courants frais,
Dans ce remuement ton sein tourbillonne :
Mille clapotis que j’entends tout près
Lorsqu’à mon oreille ton souffle bourdonne.

Viens te laisser boire et plie sous mes dents
Que trouble ton feu. Car la mort, longtemps,
A soif de l’été, cette cruche immense
Où coule la bière à vive cadence.
Les nuages bien joufflus
Ne sont qu’écume au-dessus…

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Chanson subsidiaire (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018



Chanson subsidiaire

Le train m’entraîne. Je viens te rejoindre.
Dès aujourd’hui, qui sait, je peux t’atteindre…
Alors le feu de mon front s’éteindra.
Mais, tout bas, peut-être, tu me diras:

«Va donc prendre un bain; j’ai ouvert l’eau tiède,
Pour te sécher voilà une serviette.
Si tu as faim, la viande est à chauffer.
Ton lit est toujours où je suis couchée.»

(Attila Jozsef)


Illustration

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