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Poésie

Posts Tagged ‘balançoire’

UNE NUIT GLACIALE (Han Wo)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018



UNE NUIT GLACIALE

Le vent accompagne un froid léger
Les pétales rouges des jeunes pruniers tourbillonnent
avec de gros flocons de neige
La nuit déjà profonde, je m’accoude
aux cordes de la balançoire
Mon pavillon se fond dans une pluie brumeuse

(Han Wo)

 Illustration

 

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Balançoire entortillée (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018




    
balançoire entortillée
une trottinette dans un buisson
une cible un vieux totem
ah retrouver
l’état d’enfance

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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UN AMOUREUX ATTRISTÉ PAR UNE INSENSIBLE (Su Shi)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2018



UN AMOUREUX ATTRISTÉ PAR UNE INSENSIBLE

Parmi les fleurs rouges fanées et
Les abricotiers verts
Les hirondelles frôlent l’eau émeraude
Qui entoure une maison
Les chatons du saule s’envolent au gré du vent
Où sur notre terre ne peut-on trouver le parfum de l’herbe ?

Dans le jardin une balançoire
Et de l’autre côté de son enceinte un promeneur
Qui longe le chemin
Qui entend l’éclat de rire d’une beauté
Petit petit s’évanouit le rire
Amoureux, le promeneur s’afflige de l’insensible

(Su Shi)

Illustration: Chai Qiu Nong

 

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Je berce la balançoire (Kan’otsu Hasegawa)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017



Je berce la balançoire —
Les jours anciens
se rapprochent du présent

(Kan’otsu Hasegawa)

 

 

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Ma mémoire est une balançoire (Joël Sadeler)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2017



Ma mémoire est une balançoire

Toujours plus haut
Et c’est demain

Toujours plus loin
Et c’est hier

Je rêve en avant
Je rêve en arrière

Ma mémoire est une balançoire

Toujours plus loin
Et c’est demain

Puis à l’envers
Et c’est hier

Je rêve en avant
Je rêve en arrière

Ma mémoire est une balançoire

Soudain la corde casse
Et le présent brutal

(Joël Sadeler)

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LA MER (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



Illustration
    
LA MER

Assis dans la grande balançoire des collines
sur la route où poussait un clocher après l’autre
nous allions vers la mer à vastes enjambées
comme si nous avions chaussé les bottes de sept lieues
et quand le ciel devenait plus pâle
les champs plus jaunes, nous respirions fort
pour crier tout de suite à l’apparition
derrière les aigrettes d’oyats et les dunes
de la longue ligne bleue ou grise
imprévisible et grave comme Dieu

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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La chanson s’en revient (Natan Alterman)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017



Illustration: Françoise Martin-Marie
    
La chanson s’en revient

La chanson s’en revient qu’en vain tu avais fuie :
Le chemin se dessille encore et tout du long,
Un nuage en son ciel, un arbre dans sa pluie
Sont ici à t’attendre, ô passant vagabond.

Le vent se lèvera, un vol de balançoires
Fera passer l’éclair juste au-dessus de toi.
La biche et la brebis confirmeront qu’un soir
Tu les as caressées et puis repris la voie,

Qu’évidées sont tes mains, que ta ville est lointaine
Et que plus d’une fois tu t’es jeté à terre
Devant un vert bosquet, une femme sereine,
Une cime mouillée d’une pluie de paupière.

(Natan Alterman)

 

Recueil: Anthologie de la poésie en hébreu moderne
Traduction: M. Itzhaki et M Garel
Editions: Gallimard

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DEVANT LA COUR DESERTE (Fang Yanyi)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2017



estampe [800x600]

DEVANT LA COUR DESERTE

Combien profonde est la cour
Cachée derrière les saules légers
Voilée par un épais rideau de bambou
Je serre la bride de ma monture
Où est le chemin qui me mène
A mon rendez-vous amoureux dans haut pavillon?

A la fin du troisième mois
La tempête devient forte
La porte empêche la nuit de pénétrer à l’intérieur
Pourtant elle ne retient pas le pas du printemps
Je pleure devant les fleurs qui restent muettes
Elles s’envolent au-delà de la balançoire

(Fang Yanyi)

 Illustration: Han Gan

 

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Ô, Dis-moi la vérité sur l’amour (Wystan Hugh Auden)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



    

Ô, Dis-moi la vérité sur l’amour

D’aucuns disent que l’amour est un petit garçon,
D’autres disent que c’est un oiseau,
D’aucuns disent qu’il fait tourner le monde,
D’autres disent que c’est absurde,
Et quand je demandai au voisin,
Qui feignait de s’y entendre,
Sa femme se fâcha vraiment,
Et dit qu’il ne faisait pas le poids.

Ressemble-t-il à un pyjama,
Ou au jambon dans un hôtel de la ligue anti-alcoolique ?
Son odeur rappelle-t-elle les lamas,
Ou a-t-il une senteur rassurante ?
Est-il épineux au toucher comme une haie,
Ou doux comme un édredon pelucheux ?
Est-il dur ou plutôt souple sur les bords ?
Ô, dis-moi, la vérité sur l’amour.

Nos livres d’histoire en parlent
Avec des petites notes ésotériques,
C’est un sujet assez ordinaire
Sur les navires transatlantiques ;
J’ai vu la question traitée
Dans le récit de suicides,
Et je l’ai même vu griffonné au dos
Des indicateurs de chemin de fer.

Hurle-t-il comme un berger allemand affamé,
Ou gronde-t-il comme une fanfare militaire ?
Peut-on l’imiter à la perfection
Sur une scie ou sur un Steinway ?
Chante-t-il sans frein dans les réceptions ?
N’apprécie-t-il que le classique ?
Cessera-t-il quand on veut la paix ?
Ô, dis-moi la vérité sur l’amour.

J’ai regardé dans la maison de vacances ;
Il n’y était même pas ;
J’essayai la Tamise à Maidenhead,
Et l’air tonique de Brighton.
Je ne sais pas ce que chantait le merle,
Ou ce que disait la tulipe ;
Mais il ne se trouvait ni dans le poulailler,
Ni sous le lit.

Peut-il faire des mimiques extraordinaires ?
Est-il souvent malade sur la balançoire ?
Passe-t-il tout son temps aux courses,
Ou gratte-t-il des bouts de cordes ?
A-t-il une opinion sur l’argent ?
Pense-t-il assez au patriotisme ?
Ses plaisanteries sont-elles vulgaires mais drôles ?
Ô, dis-moi la vérité sur l’amour.

Quand il viendra, viendra-t-il sans avertissement
Au moment où je me gratterai le nez ?
Frappera-t-il à ma porte un veau matin,
Ou me marchera-t-il sur les pieds dans l’autobus ?
Viendra-t-il comme le temps change ?
Son accueil sera-t-il aimable ou brutal ?
Bouleversera-t-il toute mon existence ?
Ô, dis-moi la vérité sur l’amour.

***

O Tell Me The Truth About Love

Some say love’s a little boy,
And some say it’s a bird,
Some say it makes the world go round,
Some say that’s absurd,
And when I asked the man next door,
Who looked as if he knew,
His wife got very cross indeed,
And said it wouldn’t do.

Does it look like a pair of pyjamas,
Or the ham in a temperance hotel?
Does its odour remind one of llamas,
Or has it a comforting smell?
Is it prickly to touch as a hedge is,
Or soft as eiderdown fluff?
Is it sharp or quite smooth at the edges?
O tell me the truth about love.

Our history books refer to it
In cryptic little notes,
It’s quite a common topic on
The Transatlantic boats;
I’ve found the subject mentioned in
Accounts of suicides,
And even seen it scribbled on
The backs of railway guides.

Does it howl like a hungry Alsatian,
Or boom like a military band?
Could one give a first-rate imitation
On a saw or a Steinway Grand?
Is its singing at parties a riot?
Does it only like Classical stuff?
Will it stop when one wants to be quiet?
O tell me the truth about love.

I looked inside the summer-house;
It wasn’t even there;
I tried the Thames at Maidenhead,
And Brighton’s bracing air.
I don’t know what the blackbird sang,
Or what the tulip said;
But it wasn’t in the chicken-run,
Or underneath the bed.

Can it pull extraordinary faces?
Is it usually sick on a swing?
Does it spend all its time at the races,
or fiddling with pieces of string?
Has it views of its own about money?
Does it think Patriotism enough?
Are its stories vulgar but funny?
O tell me the truth about love.

When it comes, will it come without warning
Just as I’m picking my nose?
Will it knock on my door in the morning,
Or tread in the bus on my toes?
Will it come like a change in the weather?
Will its greeting be courteous or rough?
Will it alter my life altogether?
O tell me the truth about love.

(Wystan Hugh Auden)

 

Recueil: Dis-moi la vérité sur l’amour suivi de Quand j’écris je t’Aime
Traduction: Gérard-Georges Lemaire et Béatrice Vierne
Editions: Du Rocher

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Entre les pôles du conscient et de l’inconscien (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



 

    
Entre les pôles du conscient et de l’inconscient,
l’esprit se balance.
A cette balançoire sont suspendus tous les êtres et tous les mondes ;
et cette balançoire ne cesse jamais de se balancer.

Des millions d’êtres y sont accrochés :
le soleil et la lune, dans leur course, s’y balancent.
Des millions d’âges passent et toujours la balançoire se balance.

Tout est balancé :
le ciel et la Terre et l’air et l’eau et le Seigneur Lui-même qui se personnifie :
Et la vue de tout ceci a fait de Kabîr le serviteur de son Dieu.

(Kabîr)

 

 

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