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Posts Tagged ‘balayé’

Le camélia (Yaba)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018


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Balayé le jardin
le camélia à propos
a répandu ses fleurs

(Yaba)

Illustration

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Je suis un crabe ponctuel (Jacques Roubaud)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017



Illustration: Odilon Redon
    
Je suis un crabe ponctuel je suis un courrier sans
événement mon champ est vide pur balayé de la
moindre étoile j’ai voilé de velours la masse
bombée de l’oeil cet instrument ne détaillera plus
que ses poussières

(Jacques Roubaud)

 

Recueil: Je suis un crabe ponctuel
Editions: Gallimard

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PERSEVERANCE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2017



clairon

PERSEVERANCE

Une fille à fiers bras
rompue à l’amour de théâtre
couche avec des rois
qui furent pourtant des enfants en bas âge;
sous un soleil de plomb
le professeur à des garçons
rassemblés en rond
apprend que toute la nature
a l’horreur du vide
puis le soir un clairon
dans une cour longtemps balayée
sonne une fausse extinction des feux
tout cela pour durer
persévérer.

(Jean Follain)

 

 

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LE SOUVENIR (Bartolo Cattafi)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2016



LE SOUVENIR

Elagué, écorcé,
rasé au sol, balayé,
un air sylvestre assombrit
maintenant la lumière,
le vent agite des branches inexistantes,
d’autres formes de vie ici point ne s’attardent,
elles transitent en se reflétant
dans les mares mélancoliques de lymphe.

***

IL RICORDO

Sfrondata scortecciata
rasa al suolo spazzata
ora un’aria selvosa
Incupisce la luce
il vento muove rami inesistenti
altre forme di vita qui non sostano
transitan specchiandosi
in pozze malinconiche di linfa.

(Bartolo Cattafi)

Illustration: Vladimir Kush

 

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Tu savais bien, Saha Jehan (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2016



 

Tu savais bien, Saha Jehan, Empereur des Indes,
que vie jeunesse honneur richesse sont balayés par le Temps.
Aussi tu t’efforças de faire que l’agonie de ton âme
survécût aux gloires de l’Empereur.

La force de diamant de ta souveraineté
peut disparaître comme l’éclat du couchant derrière le rideau du sommeil;
Un seul petit soupir de l’âme
étendra pour toujours sa couleur sur le ciel —
car immense était le désir de ton coeur.

Oui, la splendeur des gemmes et pierreries peut s’évanouir entièrement,
les pleurs tombés un jour subsisteront toujours,
éternellement purs, brillant limpides au front du Temps,
et c’est le Taj-Mahal!

Et le nom par lequel tu nommas ta Bien-Aimée,
dans le solitaire amour de ton temple, baigné par la lumière de la lune,
Le murmure amoureux, tu l’as laissé ici, dans l’oreille de l’éternité.
L’infinie délicatesse de l’amour fleurit pour toi en merveilleuses fleurs
sur le coeur du marbre paisible
Et ce fut ton rêve de marbre :

Taj-Mahal!

(Rabindranath Tagore)

 

 

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FRANCESCA (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2015




FRANCESCA

Tu sortis de la nuit et vins ici,
Il y avait des fleurs dans tes mains;
Maintenant, tu sors des gestes des humains,
Du flot tumultueux des mots.

Moi qui t’ai vue parmi les choses essentielles,
Je m’irritais quand ils disaient ton nom
En des lieux ordinaires.

J’aimerais que les fraîches vagues envahissent mon esprit,
Que le monde sèche comme une feuille morte
Ou comme la graine du pissenlit, et soit balayé,
Pour que je puisse te trouver, comme avant,
Seule.

(Ezra Pound)

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Va je m’enliserai (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2015



Va je m’enliserai je ferai ce naufrage
à contresens et le visage clos
remontant le courant des gestes des images
Les souvenirs dans un sanglot
balayés — que m’importe si la route obscure
tournoie si déchiré
le corps se reconstruit selon sa déchirure
écartelé démantelé
Le ventre de la nuit s’est ouvert à cet orbe
nouveau tu gravites déjà
un long désir couloir d’ombre t’absorbe
et tu meurs pas à pas
tant que saigne ta vie
abandonnée infiniment
ô sève dur plaisir de la mort consentie
vienne le plus terrible instant

(Jeanne Bessière)

 

 

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L’étang aux lenticules (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2015



L’étang aux lenticules

Profond et vaste étang sous le printemps –
On attend le retour de la barque légère.
Les lenticules délicatement se resserrent,
Balayées à nouveau par la branche du saule.

(Wang Wei)

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