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Poésie

Posts Tagged ‘baobab’

Chaque matin (Tania Sollogoug)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2018



Illustration
    
Chaque matin, je m’installe près de mon baobab.
J’attends que viennent les mots.

Mon esprit se vide doucement avec le bruit de l’eau.
Et cela vient.

(Tania Sollogoug)

 

Recueil: Les babouins du baobab
Traduction:
Editions: Ecole des loisirs

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LE MAGICIEN (Richard Seff)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018



 

LE MAGICIEN

Refrain
Approchez messieurs dames
Entrez sous le grand chapiteau
Venez voir le spectacle
Découvrez un monde nouveau

Vous pourrez voir la voie lactée
Tomber doucement à vos pieds
Et tous les soleils de l’Afrique
Sortir d’une boîte magique
Avec les revers de ma cape
Je ferai apparaître un lac
Puis avec deux ou trois foulards
Voici des cygnes et des canards
(Refrain)

A l’intérieur de ce grand cirque
D’un coup de baguette magique
Je change l’hiver en printemps
Je fais la pluie et le beau temps
Plus de mille colombes blanches
S’envolent soudain de mes manches
Vous verrez la poule aux oeufs d’or
Et bien d’autres choses encore
(Refrain)

Entrez sous le grand chapiteau
Vous pourrez voir dans mon chapeau
Pousser un baobab géant
En trois secondes seulement
Enfin le plus extraordinaire
Ça personne ne sait le faire
J’invente une couleur nouvelle
Et je l’ajoute à l’arc-en-ciel
(Refrain)

Approchez messieurs dames
Approchez messieurs dames.

(Richard Seff)

Illustration: Paul Signac

 

 

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Sur ce baobab (Pierre Garnier)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2018



Illustration
    
sur ce baobab l’anhinga immobile
atteint le nulle part.

(Pierre Garnier)

 

Recueil: Ornithopoésie
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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Le dragon, l’ange et la licorne (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2018



Dieu dit:
« C’était un cas d’urgence;
je me suis demandé
à quoi servaient mes créatures
les plus bizarres:
le dragon, l’ange et la licorne.
J’ai convoqué ceux en qui je croyais,
réels, puissants, incontestables:
le baobab, le cheval de labour,
la montagne accoudée à la mer.
Ils ont tenu dix conférences
sans se mettre d’accord.
J’ai donc gardé
le dragon, l’ange et la licorne;
pour éviter quelques malentendus,
j’ai cru bon cependant de les rendre invisibles. »

(Alain Bosquet)

Illustration: Antonio Chacon

 

 

Illustration: Antonio Chacon

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Un baobab (Jean Orizet)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2017



Un baobab

Un paisible et géant baobab.

C’était la dernière vision humaine
qu’emportaient les esclaves noirs de Gorée
avant d’entrer, presque à quatre pattes,
dans les réduits ouvrant directement sur
la mer, d’où ils partaient pour les Amériques.

Chaque fois que l’un d’eux mourait,
dans ses fers, à fond de cale, il poussait,
quelque part sur une savane d’Afrique,
un baobab.

(Jean Orizet)


Illustration

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La chair, pleine d’avancées maritimes (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



Illustration: Edward Hopper
    
La chair, pleine
D’avancées maritimes et de sursauts
elle regarde, la chair, dans la nuit aveugle
elle crie dans le silence des langues mortes
elle mangerait les pierres, étranglerait le baobab

mais ici
maintenant
chaude,
vent debout,
elle atteint, pénètre

de nouveau
elle s’accorde
avec tout.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Les baobabs (Antoine de Saint-Exupéry)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



baobabs

Les baobabs, avant de grandir,
ça commence par être petit.

(Antoine de Saint-Exupéry)

 

 

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Arborescences (Michel Butor)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Arborescences

Les poussières
de l’Afrique
se sont fourrées
sous nos ongles
entre nos orteils
nos paupières
nos cheveux
et nos dents
à l’intérieur
de nos oreilles
de nos narines
où elles germent
en minuscules
radicelles
qui s’allongent
au long de nos veines
et de nos nerfs

Ainsi la brousse
et la savane
ont envahi
notre poitrine
une rauque fêlure
transforme notre voix
des baobabs
encore nains
décorent nos paumes
métamorphosant
nos lignes de vie
et de chance
il suffit maintenant
de les appliquer
à nos tempes
et nous entendons
le feulement des hyènes

Tout notre corps
est tatoué de lianes
creusées çà et là
de bassins boueux
où viennent boire
gnous et koudous
soucis et hantises
courant sur nos ventres
pour se faufiler
entre les branches
de nos genoux
notre Zambèze intérieur
quand il déborde
transfigure les vallées
qui nous entourent
en l’arbre interdit
de notre royaume perdu

(Michel Butor)

 

 

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Le chemin des arbres (Sabine Sicaud)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2015



Le Chemin du cèdre

J’ai rencontré le cèdre
Nous nous sommes tous deux reconnus. Il m’a dit :
« C’est toi, toi que je sais, dont les bras sont enduits
de ma résine blanche et dont les cheveux brillent
de mes fines aiguilles
et dont les poches craquent
de mes pommes de cèdre… »

Je n’ai rien dit.
Mais son odeur à lui,
d’encens, d’ambre et de cèdre,
est bien ce que je sais comme il sait tout le reste.

Le Chemin du chêne

J’ai rencontré le chêne,
le vieux chêne aux abeilles,
Il a toujours le cœur ouvert, mais moins d’abeilles,
moins de miel semble-t-il au fond de son cœur noir.
Des essaims l’ont quitté peut-être –
ou j’ai passé trop tard ce soir.
Le chêne secouait sa vieille tête
comme un homme bien seul…

Le Chemin de l’ormeau

J’ai rencontré l’ormeau.
Pas un ormeau célèbre,
mais un ormeau sans ex-voto,
tournant le dos à la route des hommes.

Sa colonne de bois, rugueuse, nue, énorme,
quelqu’un l’a-t-il jamais serrée entre ses bras?
Nous l’avions mesurée avec un fil de soie
la colonne de bois qui ne s’arrête pas
de grossir en silence.

Mais grossir – qui jamais voit grossir un ormeau?
Tant de jours et de nuits, tant de soleil et d’eau,
de paix, d’oubli, de chance…tant et tant!
Entre les émondeurs, les chenilles, l’autan,
J’ai rencontré la Patience.

Le Chemin des genévriers

J’ai retrouvé mes petits genévriers,
tordus, piquants roussis, cramponnés aux rochers
comme des acrobates.
Ah! le bleu d’outremer de leurs petites baies
le long des couchants écarlates!

Ils se hérissent, ronds ou si déchiquetés
que tout le ciel traverse
leurs petits corps fantasques.
Le gazon ras joue au tapis de Perse
mais le vent s’y jette en bourrasque.

Ici, les lièvres et les chèvres
Échappent aux hommes d’en bas
Ici bleuissent les genièvres
pour l’oiseau que l’on ne voit pas.

Petit grain bleu, sauvage, amer,
semé parmi les toisons rousses
d’arbres nains que l’hiver rebrousse
comme les oursins dans la mer.

Le Chemin du roseau

Puis j’ai rencontré le roseau,
le roseau vert qui dit : « Je plie et ne romps pas ».
Les pieds dans l’eau,
il se courbait si bas
que ses rubans encombraient le ruisseau.
Il avait oublié son âme de pipeau.

Son front vert saluait, saluait sans relâche,
son dos se balançait comme un dos de serpent
et jamais le soleil ne le voyait en face.

Il disait aux pipas :
« je plie et ne romps pas, je plie et ne romps pas… »
enfin, ce qu’il disait au chêne
de Monsieur Jean de La Fontaine.

Et l’âne qui broutait l’a brouté tout de même.

Je n’ai pas rencontré le baobab.

(Sabine Sicaud)

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