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Posts Tagged ‘barcarolle’

Écoutez battre le coeur-machine (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



 

    

Écoutez battre le coeur-machine
son Vaudou son électro je vole
vautour dans le ciel déployé
la lumière pulse

Vaudou gnaoua sans paroles
mon coeur dans les serres du vautour
la lumière tremble

Son électro en barcarolle
le vautour a digéré mon coeur
le rayon vert illumine l’espace

Le coeur-machine bat encore
dans le vert des aurores boréales
où planent d’autres charognards

De coeur en coeur de ciel en ciel
je renais à chaque pulsation
du coeur-machine

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Barcarolle (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017



Illustration
    
Barcarolle

Comme un filet ourdi,
Par la brume qui dort,
Du silence engourdi
Traîne sur le flot mort,

Vogue en l’espace morne
Aux sinistres remous.
La rame en l’eau sans borne
Pourrit et se dissout.

Etalant leurs replis
Aux temps qui ne sont plus,
Déferlent vers l’oubli
Des flux et des reflux;

Du vent et de la cendre…
Fantôme dont tournoie
L’ombre aux blêmes méandres,
Un bateau qui se noie.

Sans qu’on ait rien compris
Au voyage dément,
Un geste, un dernier cri,
Et c’est l’enlisement!

(Marie Dauguet)

 

 

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Douce brise (barcarolle) (Levon Chanth)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017



Douce brise (barcarolle)

Voici levée la lune d’argent
A travers l’ombre des nuages noirs
Et voici la barque parée
Glissant hors des rochers

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi des myriades de fortes vagues

Dans la barque ma belle
Allongée sous la lune insouciante
Accompagne sa guitare
D’une voix claire et puissante

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi sa tendre chanson

De sa voix, elle chante l’amour et la caresse
Toute émotion et frisson
Et maintenant jeune fille, chant et musique
Tourne vers moi tes yeux de braise

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi le chant et la jeune fille.

(Levon Chanth)

Découvert ici Poèmes arméniens

Illustration: Pierre-Auguste Renoir

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J’ai dit : — « Tu viendras avec moi. » (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2017



J’ai dit : — « Tu viendras avec moi. » — Où : et comment
palpitait mon être dolent nul ne l’a su,
pour moi il n’était point d’oeillet, de barcarolle,
mais rien qu’une blessure ouverte par l’amour.

J’ai répété comme à la mort : viens avec moi,
et nul n’a vu saigner la lune dans ma bouche,
et nul n’a vu ce sang monter vers le silence.
Amour ne pensons plus aux ronces de l’étoile

Aussi quand j’entendis ta voix qui répétait
Tu viendras avec moi » — je crus qu’elle lâchait
la douleur, l’amour, la fureur du vin captif

qui monterait du fond de sa cave inondée.
A nouveau ma bouche a senti, pierre et brûlure,
une saveur de flamme et d’oeillets et de sang.

***

 » Vendrás conmigo « , dije, sin que nadie supiera
dónde y cómo latía mi estado doloroso,
y para mí no había clavel ni barcarola,
nada sino una herida por el amor abierta.

Repetí : ven conmigo, como si me muriera,
y nadie vio en mi boca la luna que sangraba,
nadie vio aquella sangre que subía al silencio.
Oh amor, ahora olvidemos la estrella con espinas !

Pm- eso cuando oí que tu voz repetía
 » Vendrás conmigo « , fue como si desataras
dolor, amor, la furia del vino encarcelado

que desde su bodega sumergida subiera
y otra vez en mi boca sentí un sabor de llama,
de sangre y de claveles, de piedra y quemadura.

(Pablo Neruda)

Illustration: Gaëlle Boissonnard

 

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Barcarolle des Contes D’Hoffmann (Paul-Jules Barbier)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2017



Barcarolle des Contes D’Hoffmann

Belle nuit
Oh nuit d’amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour
Oh belle nuit d’amour
Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour
Le temps fuit sans retour
Zéphyrs embrasés
Bercez-nous de vos caresses
Zéphyrs embrasés
Bercez-nous de vos caresses
Donnez-nous vos baisers
Bercez-nous
De vos baisers
Bercez-nous
De vos baisers
Belle nuit
Oh nuit d’amour

Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour
Oh belle nuit d’amour
Oh belle nuit d’amour
Souris à nos ivresses
Souris à nos ivresses
Nuit d’amour
Belle nuit
Oh belle nuit d’amour

(Paul-Jules Barbier)

 

 

 

 

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L’ANNEE (Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2016



L’année était du temps des souvenirs,
Le mois était de la lune des roses,
Les cœurs étaient de ceux qu’un rien console.

Près de la mer, des chants doux à mourir.
Dans le crépuscule aux paupières closes ;
Et puis, que sais-je ? Tambourins, paroles.

Cris de danse qui ne devaient finir,
Touchant désir adolescent qui n’ose
Et meurt en finale de barcarolle.

— T’en souvient-il ? souvient-il. Souvenir ?
Au mois vague de la lune des roses.
Mais rien n’est resté de ce qui console.

Est-ce pour dormir, est-ce pour mourir
Que sur mes genoux ta tête repose
Avec la langueur de ses roses folles ?

L’ombre descend, la lune va mûrir.
La vie est riche de si douces choses,
Pleurs pour les yeux, rosée pour les corolles.

Oui, vivre est presque aussi doux que dormir.
Poisons tièdes pris à petites doses
Et poèmes pleins de charmants symboles.

O passé ! pourquoi fallut-il mourir ?
O présent ! pourquoi ces heures moroses,
Bouffon qui prends au sérieux ton rôle !

— L’année était du temps des souvenirs,
Le mois était de la lune des roses,
Les cœurs étaient de ceux qu’un rien console.

Mais tôt ou tard cela devait finir
De la très vieille fin de toutes choses
Et ce n’est ni triste, vraiment, ni drôle.

Des os vont jaunir d’abord, puis verdir
Dans le froid moisi des ténèbres closes,
— Fin des actes et fin des paraboles.

Et le reste ne vaut pas une obole.

(Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz)

Illustration: Caroline Duvivier

 

 

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À Clymène (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2015



 

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À Clymène

Mystiques barcarolles,
Romances sans paroles,
Chère, puisque tes yeux,
Couleur des cieux,

Puisque ta voix, étrange
Vision qui dérange
Et trouble l’horizon
De ma raison.

Puisque l’arôme insigne
De ta pâleur de cygne
Et puisque la candeur
De ton odeur,

Ah! puisque tout ton être,
Musique qui pénètre,
Nimbes d’anges défunts,
Tons et parfums,

A, sur d’almes cadences
En ses correspondances
Induit mon coeur subtil,
Ainsi soit-il!

(Paul Verlaine)

Illustration: Bogdan Prystrom

 

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LES ARABESQUES DE LA BARCAROLLE (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2015



LES ARABESQUES DE LA BARCAROLLE

Faut-il que le piano soit lent
Faut-il que le jour
Tarde à mourir
Pour que le chat s’étire et baille
Pour que tes gestes s’alentissent
Que l’ombre glisse au long des murs
Faut-il que ce moment soit calme
Pour que tes cheveux se dénouent
Que ce livre s’échappe des mains
Et que le soleil s’efface
Faut-il que la paix soit complète
Pour que le temps s’arrête enfin
Que la tristesse soit légère
Que toute peine soit remise
Et que s’éloignent les nuages

(Robert Momeux)

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