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Poésie

Posts Tagged ‘bariolé’

Ces pas qui nous mènent (Frédérique Archimbaud)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2018



Illustration
    
Ces pas qui nous mènent
(extraits)

Un forsythia
dans le printemps
se souvient de l’enfant
qui prenait la pose
le gilet de mailles bariolées
les pantalons usés
où scintillent encore quelques fleurs
le jaune d’or et de miel
de l’arbuste fraîchement éclos
tricotent pour l’enfant un théâtre
de sourires de dents blanches
qu’une photographie
a volé
au temps.

(Frédérique Archimbaud)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Numéro 128 de la revue Friches
Traduction:
Editions: Revue Friches

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Quand tu écris « oiseau » (Nicolas Diéterlé)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2017



Quand tu écris « oiseau »,
rien qu’« oiseau »,
imagine quel oiseau bariolé
se met à respirer en toi,
te brûle les poumons.

(Nicolas Diéterlé)

Découvert ici: http://www.bulledemanou.com/

Illustration

 

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Décapé par la bise (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2016



DÉCAPÉ par
la bise irradiante de ton langage
le bavardage bariolé du propre-
ment-vécu – le Mien-
poème aux cent bouches,
le Rien-poème.

Ouvert au tourbillon
des bourrasques,
dégagé libre
le chemin à travers
la neige aux formes d’humain,
la neige des pénitents, vers
les hospitalières
tables et tavernes de glacier.

Tout au fond
de la crevasse des temps,
près de la
glace alvéolaire,
attend, cristal de souffle.
ton inébranlable
témoignage.

***

WEGGEBEIZT vom
Strahlenwind deiner Sprache
das bunte Gerede des An-
erlebten – das hundert-
züngige Mein-
gedicht, das Genicht.

Aus-
gewirbelt,
frei
der Weg durch den menschen-
gestalteten Schnee,
der Büßerschnee, zu
den gastlichen
Gletscherstuben und –tischen.

Tief
in der Zeitenschrunde,
beim
Wabeneis
wartet, ein Atemkristall,
dein unumstößliches
Zeugnis.

***

Etched away from
the ray-shot wind of your language
the garish talk of rubbed-
off experience – the hundred
tongued pseudo-
poem, the noem.

Whirled
clear,
free
your way through the human-
shaped snow,
the penitents’ snow, to
the hospitable
glacier rooms and tables.

Deep in time’s crevasse
by the alveolate ice
waits, a crystal of breath,
your irreversible
witness.

(Paul Celan)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Tomas Januska

 

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DERIVE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2016



DERIVE

Je n’ouvrirai pas la porte d’écume
Qui scelle les creux bariolés de la mer
Ni les dunes bourdonnantes
Le soleil navigue dans les ramures méduse perdue
Une main se tapit dans l’ombre de mon bras
Ma voix frôle des voix têtues
C’est l’écorce de l’eau qui m’emprisonne
Toutes ses clés rouillées qui ferment ma gorge
Tous ses goémons sur le coeur
Pour me sauver
Je retranche mon enfance de ma vie
Mes premiers pas brodés d’herbe
Mes jeux dociles
Je vis avec lenteur.

(René Guy Cadou)

Illustration

 

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