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Poésie

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Je ne sais pas où finit La rue de Lagny (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2019




    
Je ne sais pas où finit
La rue de Lagny

Elle jaillit d’un coup
Boulevard de Charonne
Et suit son cours
Sans méandres
Canal domestique

Se goinfre de carbone
En sautant le périph

Et va partager ses eaux
Entre Saint-Mandé
Rive droite
Et Montreuil
Rive gauche

Tour à tour elle irrigue
Des immeubles morts
Machines à mouliner
Le fric
Des bâtisses à habiter
En batterie
Des pavillons de banlieue

Avec arbre
Derrière leurs remparts

Je tourne
Dans la rue Robespierre

Aujourd’hui encore
Je ne saurai où finit
La rue de Lagny

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Pension (Balbino)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018


 


 

Bougie à L'Eglise

Pension

Une pension au bord des ramblas,
un mur de plus pour t’appuyer.
Ta jeunesse a fui les rues
les artères
catalanes.

Un cierge dans l’entrée
pour la vierge des cyclopes.
Vieille
étrange bâtisse
tu n’as vu que d’un oeil
l’insurrection
la phalange et…
les drapeaux noirs.

On entre dans les chambres par la rue
à travers un rideau
qui devine…
Le miroir contre le mur est indemne
c’est le sol qui croule
sous le poids des prunelles
pressées
d’être ailleurs.

(Balbino)

 

 

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Des figures se dessinent (Eleusis)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2018



Illustration
    
Des figures se dessinent sans raison
au bord de la bâtisse qui tombe

Des têtes tombées
se laissent avaler par le vent

Des choses muettes
se regardent.

(Eleusis)

 

Recueil: Le Front contre le temps
Traduction:
Editions: Cheyne

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Les maisons croissent (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017




    
Les maisons croissent comme désirs,
Mais jette un regard en arrière :
A la place d’une blanche bâtisse,
Ce n’est plus que fumée fétide.

Ainsi toutes choses permutent,
Et s’élèvent imperceptiblement.
Orphée, tu perdis ton épouse —
Qui t’a dit : «Regarde en arrière» ?

Le visage recouvert de blanc,
En criant, dans le torrent je tombe.
On verra se pencher sur mon corps
Une fleur de ruisseau parfumée.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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Toujours et toujours la même musique (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2016



Vieux Montréal 1885. La Friponne, depuis rue Bonneau >Est. Henry R.S.Bunnett. McCord.

 

Toujours et toujours
la même musique
la rengaine des jours
le ronronnement triste

des tristes alentours
et le gris des bâtisses
et l’éternel retour
des médiocres supplices

de séjour en séjour
présumés rien n’existe
sinon le ciel autour
d’un fanal de lampiste

(Jean-Claude Pirotte)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

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L’EPICIER (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2015




L’EPICIER

L’épicier époux de l’épicière,
avec sa serpillière
et ses doigts de crabe laineux
vend des pois chiches
à la saison pluvieuse
et puis ces grains de riz des Carolines
dents d’Andalouse,
et puis la pipe en sucre rouge,
qui dans la ville où la bâtisse croît,
transfigure
l’enfant à capuchon du crépuscule.

(Jean Follain)

Illustration

 

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