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Posts Tagged ‘bébé’

Petite enfance (Roger-Pol Droit)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2019




    
Petite enfance

Bébé
Tétée
Dodo
Pipi
Caca
Dodo
Tétée
Caca
Bobo
Doudou
Dodo

Ouf!

(Roger-Pol Droit)

 

Recueil: Où sont les ânes au Mali
Traduction:
Editions: Seuil

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Les petits riens (Mireille Gaglio)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019




Les petits riens

Immatériels et aériens,
Mais précieux comme le pain quotidien,
Ils valent leur pesant d’or,
Les petits riens…
J’en suis riche :
Sous leur soleil, je me dore,
Sous leur ombre, je dors,
La vie les offre et je les tiens…
Papillons légers,
Ils m’aguichent,
Me suivent
Et me séduisent…
Ils sont baisers, pensées,
Fleurs ou odeurs,
Un rire cristallin,
La tendresse d’un moment,
Le sortilège d’un instant…
Je suis riche de riens,
C’est bien peu et déjà trop !
Pour les dédaigner, il faut être sot !

Du bébé vagissant
Au vieillard agonisant,
Nous avons tous besoin de ces riens
Qui font si chaud au cœur,
Qui nous donnent tant de bonheur…

(Mireille Gaglio)

Illustration: Vacances en Auvergne

 

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Berceuse (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2019



Illustration: Ferdinand Hodler

 

Berceuse

Bien loin d’ici, au fond des bois immenses,
Au bord des rivières bleues,
Vivait avec ses fils dans une humble chaumière
Un pauvre bûcheron.

Le plus jeune était grand comme un pouce, —
Comment te bercer,
Dors mon bébé, dors mon petit,
Je suis mauvaise mère.

Les nouvelles sont rares
Sur notre seuil,
Ils ont donné une petite croix blanche
À ton papa.

Peine derrière, peine devant,
Sans fin, la peine,
Prions saint Georges
Pour ton père.

(Anna Akhmatova)

Titre: L’églantier fleurit et autres poèmes
Traduction: Marion Graf et José-Flore Tappy
Editions: La Dogana

 

 

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Je me souviens de (Georges Perec)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018




    
Je me souviens de  » Bébé Cadum « .

(Georges Perec)

 

Recueil: Je me souviens
Traduction:
Editions: Hachette

    

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LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS

Araignée du matin : chagrin,
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.

(Pierre Béarn)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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À cause de quelques chansons (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




Illustration  de l’auteur
    
À cause de quelques chansons

À cause de quelques chansons
où je parlais de leur mystère,
les femmes ont été
d’une exceptionnelle bienveillance
envers mon grand âge.
Elles ménagent un endroit secret
dans leurs vies occupées
et elles m’y emmènent.
Elles se mettent nues
chacune à sa façon
et elles disent :
« Regarde-moi, Leonard,
regarde-moi une dernière fois. »
Puis elles se penchent sur le lit
et me recouvrent
tel un bébé qui grelotte.

***

Because of a few songs
Wherein I spoke of their mystery,
Women have been
Exceptionally kind
To my old age.
They make a secret place
In their busy lives
And they take me there.
They become naked
In their different ways
And they say,
« Look at me, Leonard
Look at me one last time. »
Then they bend over the bed
And cover me up
Like a baby that is shivering.

(Leonard Cohen)

 

Recueil: Le livre du désir
Traduction: Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal
Editions: Cherche Midi

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Bancs publics (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2017



Illustration: Michal
   

Bancs publics

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu’on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c’est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c’est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’disant des « Je t’aime » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d’azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell’ cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’disant des « Je t’aime » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Quand la saint’ famill’ machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell’ leur décoche hardiment des propos venimeux
N’empêch’ que tout’ la famille
Le pèr’, la mèr’, la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s’conduir’ comme eux

Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’disant des « Je t’aime » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus
Qu’ c’est au hasard des rues
Sur un d’ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s’bécott’nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’disant des « Je t’aime » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

(Georges Brassens)

 

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SUR LA TRISTESSE D’AUTRUI (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2017




SUR LA TRISTESSE D’AUTRUI

Puis-je voir le malheur d’autrui
Sans sa tristesse partager ?
Puis-je voir la douleur d’autrui
Sans tâcher de la soulager ?

Puis-je voir tomber une larme
Sans prendre ma part de tristesse ?
Un père peut-il voir pleurer
Son enfant sans être attristé ?

Une mère, entendre impassible
Un bébé gémir, apeuré ?
Non, non, jamais ce ne peut être,
Jamais, jamais ce ne peut être !

Le Souriant, peut-il entendre
Petits chagrins de roitelet,
Soucis et peines d’oiselet,
Malheurs qu’endurent les bébés,

Sans se tenir là, près du nid,
A verser en leur sein pitié,
Sans se tenir près du berceau
A pleurer les pleurs du bébé,

Sans se tenir là jour et nuit
A essuyer toutes nos larmes ?
Oh non, jamais ce ne peut être,
Jamais, jamais ce ne peut être !

Il fait à tous don de sa joie,
Il se change en petit enfant.
Il se change en homme de peine,
Et il prend part à leur tristesse.

Ne crois pas pouvoir soupirer
Sans que soit là ton créateur,
Ni pouvoir verser une larme
Sans que près soit ton créateur.

Oh, de sa joie il nous fait don
Pour pouvoir chasser notre peine ;
Tant que n’a pas fui notre peine,
Il est là, tout près, et gémit.

***

ON ANOTHER’S SORROW

Can I see another’s woe,
And not be in sorrow too?
Can I see another’s grief,
And not seek for kind relief?

Can I see a falling tear,
And not feel my sorrow’s share?
Can a father see his child
Weep, nor be with sorrow filled?

Can a mother sit and hear
An infant groan, an infant fear?
No, no, never can it be,
Never, never can it be!

And can he, who smiles on all,
Hear the wren with sorrows small,
Hear the small bird’s grief and care,
Hear the woes that infants bear,

And not sit beside the nest
Pouring pity in their breast,
And not sit the cradle near
Weeping tear on infant’s tear,

And not sit both night and day,
Wiping all our tears away?
Oh, no, never can it be,
Never, never can it be!

He doth give his joy to all,
He becomes an infant small.
He becomes a man of woe,
He doth feel the sorrow too.

Think not thou canst sigh a sigh,
And thy maker is not by;
Think not thou canst weep a tear,
And thy maker is not near.

Oh, he gives to us his joy
That our grief he may destroy;
Till our grief is fled and gone,
He doth sit by us and moan.

(William Blake)

Illustration

 

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Le bonheur (Bakary Bamba Junior)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2017



Le bonheur

C’est déjà cette chanson qui passe
C’est aussi l’image de ce bébé qui sourit
C’est encore ce croissant qui me régale
C’est toujours cette rose qui sent l’amour
C’est souvent la douceur de l’eau sur ma peau

Un son, une image, une saveur, une odeur, une caresse
Suffisent à me rendre heureux.

C’est aussi le son de ta voix murmurant des douceurs
C’est encore ton corps nu exposant tes rondeurs
C’est toujours la saveur de ton intimité sur ma langue
C’est souvent l’odeur de tes aisselles qui m’excite
C’est surtout la douceur de ma chair dans tes chairs

Un son, une image, une odeur, une caresse
Et le paradis m’est redonné.

C’est également le doux murmure des vagues
C’est encore la vue de cet oiseau dans le ciel
C’est souvent le goût salé de la mer
C’est toujours le parfum unique des algues
C’est surtout la douce caresse du vent sur ma peau

Un son, une image, une saveur, une odeur, une caresse
Et me voilà connecté à l’univers.

C’est finalement le chant du vent dans les palmiers
C’est toujours tes rondeurs offertes à ma vue
C’est encore le goût salé de tes baisers
C’est souvent le parfum du sable mouillé
C’est plus que jamais la caresse de l’eau sur nos corps enchevêtrés

Un son, une image, une saveur, une odeur, une caresse
Tu vois! Ce n’est pas grand-chose le bonheur.

(Bakary Bamba Junior)

 Illustration: Isa Maria  

 

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Rondel musical (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2017



Rondel musical

La musique berce nos peines
Et les endort pour un moment,
Comme en ses bras bonne maman
Berce bébé, des heures pleines.

Tout cède à son enchantement :
Regrets, remords, désespoirs, haines…
La musique berce nos peines
Et les endort pour un moment.

Doux vent d’oubli soufflé des plaines
Bienheureuses du firmament ;
Harmonieux apaisement ;
Opium des âmes humaines…
La musique berce nos peines.

(Albert Lozeau)

Illustration: Remedios Varo Uranga

 

 

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