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Poésie

Posts Tagged ‘(Benjamin Péret)’

J’y cours (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2022



J’y cours
Où courez-vous
Nulle part
Moi aussi
Alors

(Benjamin Péret)

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Pieds et poings liés (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2022




Pieds et poings liés

Quand je serai le cheval de pierre
debout devant l’éternité
je demanderai aux divinités des plantes
le manteau de pluies indispensable aux voyageurs éternels
Aujourd’hui je suis dans un puits glacé
où pleurent les madones noyées par leurs larmes et la pluie éternelle
qui recouvre les pensées des hommes
leurs souvenirs et leurs ambitions déjà flétris
par une main inexperte
et incolore comme l’eau d’une carafe
où vit cependant l’oeil de ma bien-aimée
couleur de citron et d’orage implacable

(Benjamin Péret)

 

 

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Chaufferie mélancolique (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2021


etoiles-espace

Je rêve à toutes les étoiles
et elles en font autant
Il n’y a pas de temps à perdre
tout cela va éclater
Nous sommes perdus
nous sommes perclus
Soupirer ou regarder

pas du tout je ne rêve plus et je m’en vais
Nous ne sommes pas perdus


(Benjamin Péret)

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Voyage de découverte (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2021


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Il était seul
dans le bras du seul-seul
Un seul à la seule
il seulait
Ca fait deux seuls
deux seuls dans un bas-seul

Un bas-seul ne dure pas longtemps
mais c’est assez quand on est seul
dans le bas du seul-seul

(Benjamin Péret)

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La vieille valise la chaussette l’endive (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2020




La vieille valise la chaussette l’endive
se sont donné rendez-vous entre deux brins d’herbe.

(Benjamin Péret)

 

 

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Chaufferie mélancolique (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2020




Chaufferie mélancolique

Je rêve à toutes les étoiles
et elles en font autant
Il n’y a pas de temps à perdre
tout cela va éclater
Nous sommes perdus
nous sommes perclus
Soupirer ou regarder
pas du tout je ne rêve plus et je m’en vais
Nous ne sommes pas perdus

(Benjamin Péret)

Illustration

 

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La poésie circulaire (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2020




L’homme découvre la poésie circulaire
il s’aperçoit qu’elle roule et tangue
comme les flots de la botanique
et prépare périodiquement son flux et son reflux

(Benjamin Péret)

Illustration

 

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Quatre espaces blancs nous regardent (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2020




Quatre espaces blancs nous regardent
quatre espaces plus blancs que des cheveux
mais riches
quatre espaces qui sont quatre infinis
L’infini du serpent qui est horizontal
et ceux qui tournent
ou sautent comme des carpes
ou plongent
comme une pierre dans un arbre

(Benjamin Péret)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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En soufflant sur la terre (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2020



En soufflant sur la terre, c’est-à-dire
en y introduisant de l’air, on obtient,
si l’on souffle peu, la groseille
à maquereau et, si l’on souffle
violemment, le tricycle.

(Benjamin Péret)


Illustration

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Les jeunes filles torturées (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2019




Les jeunes filles torturées

Près d’une maison de soleil et de cheveux blancs
une forêt se découvre des facultés de tendresse
et un esprit sceptique

Où est le voyageur demande-t-elle

Le voyageur forêt se demande de quoi demain sera fait
Il est malade et nu
Il demande des pastilles et on lui apporte des herbes folles
Il est célèbre comme la mécanique
Il demande son chien
et c’est un assassin qui vient venger une offense

La main de l’un est sur l’épaule de l’autre
C’est ici qu’intervient l’angoisse une très belle femme en
manteau de vison

Est-elle nue sous son manteau
Est-elle belle sous son manteau
Est-elle voluptueuse sous son manteau
Oui oui oui et oui
Elle est tout ce que vous voudrez
elle est le plaisir tout le plaisir l’unique plaisir
celui que les enfants attendent au bord de la forêt
celui que la forêt attend auprès de la maison

(Benjamin Péret)

 

 

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