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Posts Tagged ‘bercer’

Sans retour (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2019



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Sans retour

In memoriam Saint-Exupéry

Icare
tombé du ciel
ailes brisées,
le pilote au regard d’enfant
dort, bercé par des sirènes,
parmi les algues, les gorgones,
sur le sable profond
de la mer tutélaire.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Nos blessures intimes (Franck Venaille)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2019




    
Nos blessures intimes demandent à s’asseoir près de
Nous sur le banc, avec une sorte de tristesse avide
Un besoin mélancolique de partager le chagrin du
Temps Que pouvons-nous pour elles? Que faut-il
Leur dire? Comment ne pas être touché par leur
Silence? Sont-elles à la recherche de l’absolu, là
Où il se trouve? Bercé par le corps qui souffre, lui,
D’avoir à leur parler comme on le fait avec des
Enfants fiévreux Dans un monde combien las!

(Franck Venaille)

 

Recueil: Ça
Traduction:
Editions: Mercure de France

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LE VENT SE LEVE AVEC LE JOUR… (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2019



LE VENT SE LEVE AVEC LE JOUR…
A Maurice Fombeure.

Le vent se lève avec le jour
Et fait le tour de la maison
Où la douleur sommeille encore
Entre les bras qui l’on bercée
A l’ombre des futaies du sang.

Le vent se lève avec le jour
Et crache noir dans la rosée
Sur les chalands aux longes molles
Sur les ferrailles oubliées
Qui recommencent d’exister.

Le vent se lève avec le jour
Et sous l’aisselle un vieux soleil
Qui roule à travers la mémoire
Comme un morceau de pain rouillé
Sur les dalles de la prison.

L’homme ne tardera plus guère
On l’entend geindre et se débattre
Dans le cilice de sa chair
Et réchauffer de son haleine
L’oeuf purulent de son amour.

(Jean Rousselot)

 

 

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Mon pas, sur la route d’automne (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2019



 

David Hockney _FELLED_TREES

Mon pas, sur la route d’automne,
Berce la chanson des adieux
Au rythme monotone
De la plaine grise et des cieux ;

Je me sens si fort et si leste
Que je marche au son de mes pas,
Entre le double geste
Balancé de mes bras ;

Ma pensée monte, lente,
Comme l’étoile du soir
Et je ne sais si je chante
La certitude ou l’espoir ;

Tant ma jeunesse fut ivre
De ce grand rêve hasardeux
Et du poème de vivre
À sa guise, au soleil de Dieu,

Et tant mon rêve est sage
De cette folie éternelle,
Et tant est belle la page
Qui s’ouvre dans le ciel…

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: David Hockney

 

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J’aperçus le souvenir de sa voix se percher (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2019



 

Ana Cruz   da

J’aperçus le souvenir de sa voix se percher
Mon corps berçait mes pensées
les fils télégraphiques s’enfuyaient

Le heurt d’un caillou sonna midi

(Philippe Soupault)

Illustration: Ana Cruz

 

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Que de chaque rencontre naisse un poème! (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



Que de chaque rencontre naisse un poème!
Pour qui n’est infidèle ni bavard, peu de poèmes dans une vie entière.
Plus j’avancerai sur le chemin sans but,
sur la route de terre qui tout à coup débouche dans la nuit,
plus je vous bercerai en moi paroles et visages !

Il a suffit d’aller t’attendre.
Enfance du monde redevenue, ô mon enfance !
J’étais seule dans une rue, et toutes les choses et toi au loin vous m’entouriez.
L’écorce des platanes avait la couleur du pavé,
et les taches sur les troncs les mêmes contours que sur les pierres.

Les branches nues, peintes de la même pâleur que le ciel,
inscrivaient dans l’air des motifs si dépouillés et si patients que j’étais près des larmes et du sourire.
Un soleil blanc fit un trou là-haut et sur le fleuve un cercle scintillant.
A cet instant ton pas fut derrière moi.
Il avait le rythme de mon coeur.

(Marie-Jeanne Durry)

Illustration

 

 

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O ma peine, ma peine, où vous ai-je laissée ? (Jean de la Ville de Mirmont)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2019



Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse
Et roule bord sur bord et tangue et se balance.
Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins ;
Les vagues souples m’ont appris d’autres cadences
Plus belles que le rythme las des chants humains.

A vivre parmi vous, hélas ! avais-je une âme ?
Mes frères, j’ai souffert sur tous vos continents.
Je ne veux que la mer, je ne veux que le vent
Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames.

Hors du port qui n’est plus qu’une image effacée,
Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux.
Je ne me souviens pas de mes derniers adieux…
O ma peine, ma peine, où vous ai-je laissée ?

(Jean de la Ville de Mirmont)

Illustration

 

 

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Longtemps si j’ai demeuré seul (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2019




    
Longtemps si j’ai demeuré seul,
Ah! qu’une nuit je te revoie.
Perce l’oubli, fille de joie,
Sors du linceul.

D’une figure trop aimée,
Est-ce toi, spectre gracieux,
Et ton éclat, cette fumée
Devant mes yeux ?

Ta pâleur, tes sombres dentelles,
Le bal qui berçait nos pieds las,
Un corps qui plie entre mes bras :
je me rappelle…

(Paul-Jean Toulet)

 

Recueil: Les contrerimes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Souffle sur moi aussi, vent (Amir Or)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019



Amir Or
    
Souffle sur moi aussi, vent,
apprends-moi à bercer
les mots grâce à mon esprit

(Amir Or)

 

Recueil: Entre ici et là
Traduction: Michel Eckhard Elial
Editions: ÉRÈS

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Le Grand Dodo (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2019


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Le néant, je veux l’appeler
la néante, un mot qui me plaît:
j’y vois une maman géante
(j’ai failli dire une mamante)
qui parmi les étoiles d’or
bercera doucement ma moert.

(Henri-Frédéric Blanc)

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