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Poésie

Posts Tagged ‘(Bernard Chambaz)’

Je cours (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2018



 

courir  l

je cours
après je ne sais quoi
(mais dieu que ça va vite)

(Bernard Chambaz)

Illustration: Nathan Oliveira

 

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Il a fait si beau (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2018



 

Paul Klee d

il a fait si beau
comme dans le tableau de Klee
tu m’as montré: nuage ni lune
d’une pureté rare
ta robe un peu nue
32 était le nombre
des oiseaux des minutes ou des cris

(Bernard Chambaz)

Illustration: Paul Klee

 

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« Ne pas tenir en sa peau » (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018



Illustration: Malel
    
Être face au vent — debout —
au bord
du monde — le petit matin le grand
soir la route à bride
abattue — c’est
le moment ou jamais
de penser aux joies actives
que je distinguerai modérément des joies
passives —
baies de genévriers avalées d’une traite —
« ne pas tenir en sa peau »
autrement dit — être en extrême joie —
le présent dilaté
à l’extrême

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Etc.
Traduction:
Editions: Flammarion

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Il n’y a pas de vieille joie (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018




    
Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de vieille joie
mais que la joie
est toujours
neuve — fraîche simultanée
et pourquoi pas repeinte à neuf
comme les traces
de l’orage dans un grand champ
d’avoine ou un chapeau de paille emporté par le vent
même s’il est dangereux
depuis l’enfance de se pencher par la fenêtre
d’un train —

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Etc.
Traduction:
Editions: Flammarion

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Le mystère (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018



Illustration: Danielle Decollonge
    
le mystère n’est jamais tout à fait un mystère
et bien que toujours nous mourions
cela ne vit que par nous

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Etc.
Traduction:
Editions: Flammarion

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Notre impérieux besoin (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018



Illustration: Peter Zupnik
    
notre impérieux besoin de sucre
et de miracle

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Etc.
Traduction:
Editions: Flammarion

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S’il fallait renvoyer chez eux Les mots (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018



    

S’il fallait renvoyer chez eux
Les mots arabes ou arabo-persans
Ca ferait du monde
Et un drôle de vide sur notre carte de séjour :
Azur hasard
D’algèbre à zénith
Jupe (ce serait dommage) & matelas & nuque (mon amour)
Abricot & sirop & sorbet & sucre & tambour
Sans oublier la famille (tambourin
tambour battant) & guitare & lilas luth nénuphar orange
Maboul comme azimut qui va bien & comme
Zéro qui nous résume
Et on serait bien ennuyé

(Bernard Chambaz)

 

 

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Nous sommes donc une suite de points (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017



 

 

Illustration: Ced Vernay
    
Nous sommes donc une suite de points
Et sans doute comme les nuages
Un être intermédiaire
1, 2, 3, 4, 5, ∞
Où le réel dis-tu est un instant précis
Une idéalisation
Un cirrus ou nimbus pour paysage de rêve
Soudain lesté de gouttes
Et de flocons aussi purs qu’un triangle équilatéral

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Entre-Temps
Traduction:
Editions: Flammarion

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L’asymétrie du ciel (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017



Illustration: Alex Grey
        
L’asymétrie du ciel et nos visages qui se font face
Ouï-dire le peu de paroles qui suffisent pour vivre
La paix très simple
À l’abri des menaces
Quand un courant d’air ouvre en grand la fenêtre
La brise annonce une perturbation
Quelques verbes murmurés dans l’évanouissement
D’un soleil devenu rose par la grâce des rideaux
Nos deux corps pleins de vide
À en croire les physiciens
Et l’inespéré

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Entre-Temps
Traduction:
Editions: Flammarion

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Résumons-nous (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Résumons-nous :
Je suis enamouré
Le ciel se propage de feuille
En feuille
Comme dans les annonciations
Et sur la rive du fleuve où nous regardons les péniches
Emplies de vieux charbon passer au chevet de Notre-Dame
Puis chavire à coup sûr quand
Tu m’attires
Dans les cinq mètres carrés de la cabine
Où convoler
En vertu d’une science infuse et légère

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Entre-Temps
Traduction:
Editions: Flammarion

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