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Poésie

Posts Tagged ‘(Bernard Delvaille)’

Glycine (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018


glycine

La neige
est simple
singulière
poudre
de tes cils
origine
et fuite
Ah le mot
manque
ce sera
glycine
oreiller
ton désir
inconnu

(Bernard Delvaille)

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Tel un dahlia (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2018


dahlia

brisé d’espoir
tel un dahlia
dans l’attente des pluies.
Il ne connaît son nom
ni sa naissance ni sa mort.
Il est exilé dans sa peau.
Qui viendra le chercher
pour où se rendre…

(Bernard Delvaille)

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Belle est la vie (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017


la vie est belle

Pourquoi
tenir dans mes bras
ce fantôme
de la vitesse
ce noeud de gorge
le vin et le vent
rival
de son silence
So long
Chaque fois
tout change
La crainte
rit absurde
Seule
la réalité
s’impose
plus juste
plus vraie
et toute appréhension
se fait vaine
Alors
belle est la vie

(Bernard Delvaille)

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Feuilles mortes (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2016


cerf-volant

Feuilles mortes
si tu longes
Bayswater
par les allées du parc
un soir d’automne
étonne-toi
d’un enfant blond
qui lance
au vent
un cerf-volant

(Bernard Delvaille)

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Dernière rencontre (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Lorsque la mort viendra,
aurai-je assez de paix en moi,
et de désir, et de silence?
Faudra-t-il rencontrer pour la dernière fois,
dans le miroir du vent,
celui que je n’ai pas su être ?…

(Bernard Delvaille)

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Roseaux du soir (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2016


 

Les marécages troublés reflètent le soleil couchant
et les roseaux malades des banlieues
s’agitent au vent lourd du soir
Sur une cheminée éteinte
un oiseau triste chante
Dans l’herbe jaune et sale
des insectes passent entre deux brins d’herbe couleur de rouille
Un clocher au loin s’élance vers le ciel
Une sirène hurle
et la nuit tombera sur la Ville funèbre
sans se douter qu’ici entre les roseaux malades
l’eau a frémi d’entendre voler
une libellule bleue qui a chanté mon espoir

(Bernard Delvaille)

Illustration

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Ils se taisent c’est leur passion (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2016


Il veut dire l’autre
et se refuse
aux mots habituels
qui désignent les corps
ce qui les unit
leur permet
de traverser la nuit
et de se rapprocher
à l’aube froide
Il renonce à ces mots
dits par tous
indignes d’eux
de ce qui les rassemble
le passage des lèvres
la lente montée du désir
et les mots dits par tous
les seuls qui reviennent
Ils se taisent
c’est leur passion

(Bernard Delvaille)

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Dans l’odeur verte des fontaines (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2016


Un jardin descend vers la mer
immobile et tendre un mirage
tant de soirs ton nom murmuré
dans l’odeur verte des fontaines.

(Bernard Delvaille)

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Blessure (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2016


 

Sais-tu pourquoi j’ai mal?
Parce que tu n’es pas là pour m’offrir
ton regard craintif et inquiet,
ce regard qui m’appelait du fond
des terres froides,
et réchauffait le mien,
et berçait mes peines.
Parce que rien ne pourrait, à ta place,
me proposer de vivre,
ou d’attendre une nuit
lointaine et pure,
celle où des fleurs d’ennui
joncheront notre sommeil.

(Bernard Delvaille)

 

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La Rue (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2016


Je connais, près du parc Montsouris,
une petite maison de briques couverte de lierre,
au bout d’une étroite rue
qui brille sous la pluie.
Un oiseau y chante,
quand revient le soleil.
Et tu es cet oiseau
qui annonce à cette petite rue
que je suis passé sous la pluie,
et que, parti,
elle peut revivre sa solitude de campagne.

(Bernard Delvaille)

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