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Poésie

Posts Tagged ‘(Bernard Delvaille)’

La poésie est le réel absolu (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2022


Reve

La poésie est le réel absolu.
Ceci est le noyau de ma phisosophie.
D’autant plus poétique, d’autant plus vrai.

Ce caillou au bord de la mer,
ce brin d’herbe que tu mords,
autant de poèmes.
Et ton corps est une ode
livrée aux vents marins.
Seul, le poème est réel:
c’est-à-dire que j’ai créé en le nommant.
Tu dis un mot et tu engendres le monde.
Une étoile n’existe que si tu la murmures à mon oreille.
Plus tu rêves, et plus la réalité apparaît.

(Bernard Delvaille)

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Que tout se concentre (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2022


Le Renoncement

Que tout se concentre
en un mot
que le souvenir n’ait de but
que la tache noire
où l’on boit le renoncement

(Bernard Delvaille)

Illustration

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S’attendre (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2022


seuil

S’attendre
à l’aube
à l’amour
à midi
à l’amour
à toute heure
à la muscade
à la mort
– et les bateaux
projettent
leur lumière
Nous sommes seuls
– crois-tu ? –
Un aigle vole
et nous emportera
Respirer
est interdit
dès le seuil

(Bernard Delvaille)

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C’est une épine (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2022


épine

C’est une
épine
à tout
jamais
Les mots
sont brefs
et court
l’amour
Ne rien jeter
sur ce qui fut
Propice
est le sommeil
pour espérer
et regarder
sur le fleuve
les mouettes

(Bernard Delvaille)

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Frontière (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2022


frontière

Encore
que
rien
rose
d’Inde
et
attente
la
plus juste
frontière
du regard
et
du
mot

(Bernard Delvaille)

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Pour des prunes (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2022


mirabelles

Roses lourdes
de juillet
et l’épeire fasciée
tisse sa toile
dans les buis.
Ces jours d’été
de ma mémoire
jamais
ne s’enfuiront
non plus que les rags
de Scott Joplin.
C’était hier
à peine
au grand désarroi du temps.
Nous nous aimâmes
ah bel été
couleur de mirabelles!
pour des prunes.

(Bernard Delvaille)

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Un jardin descend vers la mer (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2022


fontaine-fleurs

Un jardin descend vers la mer
immobile et tendre un mirage
tant de soirs ton nom murmuré
dans l’odeur des fontaines

(Bernard Delvaille)

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Il Elle (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2022


oiseau

Il dit: il
entouré par les vagues
elle dit: elle
c’est un oiseau

(Bernard Delvaille)

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Vint le soir (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2021


solitude

Vint le soir
ses colchiques
ses rampes mauves
au coeur des villes
Les filles étaient nues
Il volait au ras du goudron
des rubans gras
Les garçons sentaient l’enfant chaud
Par la porte ouverte des pubs
glissait une musique de papier froissé
La nuit métallisait les arbres
Il avançait en larmes
pensait
ne pensait à rien
tentait de marcher aveugle
passait inaperçu
plus ténu que le pétale
d’une fleur encore éclose.

(Bernard Delvaille)

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Plus jamais (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2021


plus_jamais

Tel visage telle ombre
du plus lointain de ton enfance
d’un vent de neige et de départ
entrevue sur les marches du temps
Plus jamais disais-tu
dans la pâle incertitude des jacinthes
les soirs de long retour
et dans tes yeux se levait l’aube

(Bernard Delvaille)

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