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Poésie

Posts Tagged ‘béton’

Poule, poule ponds ton oeuf (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



Ettore Aldo Del Vigo 109

 

Poule, poule ponds ton oeuf,
buvons, trinquons à l’art veuf
béton, porphyre, métaux.
Oui ! je connais d’autres chants
et d’autres calligraphies,
Chambres à aimer, divans.
doubles grelottant de vie,
je connais la comédie
et son drame par dedans.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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L’école (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018



L’école

Dans notre ville il y a
Des tours, des maisons par milliers,
Du béton, des blocs, des quartiers,
Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.

Dans mon quartier, il y a
Des boulevards, des avenues,
Des places, des ronds-points, des rues
Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.

Dans notre rue il y a
Des autos, des gens qui s’affolent,
Un grand magasin, une école,

Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.

Dans cette école, il y a
Des oiseaux qui chantent tout le jour
Dans les marronniers de la cour.
Mon coeur, mon coeur, mon coeur qui bat
Est là.

(Jacques Charpentreau)

 

 

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DANS LE VENT QUAND ON SENT LA PEAU D’UNE AUTRE VIE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



 Illustration: Victor Karlovich Shtemberg
    
DANS LE VENT QUAND ON SENT LA PEAU D’UNE AUTRE VIE

Quand je vois un corps j’ai les larmes aux yeux,
Оrigine et limite; et même vie et culture
Ne sont que l’éternelle répétition du même mot.
Dе l’époque du simple abri à l’époque du bâtiment en béton, oui.
Les corps seuls existent
Ai-je pensé en faisant l’amour.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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LA CITÉ ENDORMIE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



LA CITÉ ENDORMIE

Avant le lever de rideau
Et l’éclairage de l’aube
Absence du machiniste
Dans la Cité endormie

La voûte noire enserre
Des gerbes de béton
Des tours ponts avenues
Des places et des jardins
Un fleuve et puis l’absence

Le plateau est désert
Les galeries sont muettes
Le parterre sombre et nu

Théâtre à l’abandon
Comédiens éphémères
Parodiant dans leur sommeil
Le funèbre dénouement.

(Andrée Chedid)


Illustration: Paul Delvaux

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Poésie (Mireille Gaglio)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2018




Poésie

Même s’il fut un temps
Où ma poésie, souffrante, me faisait plus de mal
Une larme au bord des cils
Un pleur sur un sourire pâle,
Même s’il fut un temps
Où ma poésie était défoulement,
Je n’y renonce pas pour autant…

Ma poésie, tu es la fleur perdue
Dans une immensité de béton,
L’oiseau, égaré ou repu,
Posé sur le coin d’un balcon,
Le bleu, rose ou argent à l’horizon,
Le rire inattendu
Qui surgit au détour d’une rue,
La bonté reflétée dans un regard ému…
Mais aussi cette tendre laideur,
Dépouillée de toute frayeur
Parce qu’en la scrutant
On y découvre à tout moment
Un peu de réconfort, pas de peur
Devant la fuite du temps,
Peut-être une âme sœur…

Ma poésie, tu n’es pas un message,
Ma poésie, tu n’es pas sage,
Tu es volupté,
Plaisir de regarder,
Aimer, adorer…
Ma poésie, tu es mon cœur déployé,
Mes sentiments exhalés:
Tu es tendresse, tu es chaleur,
Tu sais sourire à toute heure,
Mais aussi me faire pleurer…

Ma poésie,
Merci
A travers toi,
Je vois,
A travers toi,
Je vis…

(Mireille Gaglio)

 

 

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La cité endormie (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



La cité endormie

Avant le lever de rideau
Et l’éclairage de l’aube
Absence du machiniste
Dans la Cité endormie

La voûte noire enserre
Des gerbes de béton
Des tours ponts avenues
Des places et des jardins
Un fleuve et puis l’absence

Le plateau est désert
Les galeries sont muettes
Le parterre sombre et nu

Théâtre à l’abandon
Comédiens éphémères
Parodiant dans leur sommeil
Le funèbre dénouement.

(Andrée Chedid)

Illustration: Paul Delvaux

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Sa chair est venue (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2018



Illustration: Pascal Renoux
    
sa
chair
Est venue
à

moiteldusabledé V
alantsuru
Ne
gouttière
j’avais du ciment pour elle,
joyeusement
nous nous sommes l’un
l’autre mélangés pour retomber

gâchis lorsqu’
un
rien
ouvrant les vannes

est sorti.

le béton

***

her
flesh
Came
at

meassandca V
ingint
oA
chute
i had cement for her,
merrily
we became each
other humped to tumbling

garble when
a
minute
pulled the sluice

emerging.

concrete

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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Te dire jamais (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018




    
Te dire jamais
jamais comme borne à l’univers connu
à la normalité merveilleuse de l’humain
jamais comme si on pouvait former des décrets
à partir de l’observation de la Nature

Je ne le dirai pas
Jamais n’est pas un mot de la réalité
jamais est un mot-lunette pour ceux comme toi
qui ont besoin de certitudes extérieures
Je n’en ai pas besoin moi

L’avenir s’étend couleur béton ciré
grande esplanade où je pourrai courir
Le vent est frais la lune et le soleil bien accrochés
Je fais des roulades sauts périlleux athlète papillon
plaisir fou de l’accord
avec le vent la lune et le soleil

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Il y avait un jardin (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



 

Michèle Tahon   adam et eve

Il y avait un jardin

{Parlé}
C´est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l´acier
Et le bitume entre le béton et l´asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu´on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n´était pas le paradis ni l´enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l´amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s´y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l´herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n´avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu´on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d´enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

(Georges Moustaki)

Illustration: Michèle Tahon

 

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Parole de ruine (Pentti Vihtori Holappa)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2016



Je veux venir près de toi.
Je ne trouve vrais
ni la pierre, ni le monde ni les distances.
Le coup d’aile d’un oiseau dans le ciel de grand gel dure
aussi longtemps que la ville aux murs coulés de béton
Il m’a fallu me briser avant de perdre mes illusions
Aujourd’hui,
je suis certain que tes cellules m’entendent quand je parle
la langue aux mille sens des ruines
en moi-même, mais rien que pour toi en vérité.

(Pentti Vihtori Holappa)


Découvert ici chez Lara

Illustration: Caspar David Friedrich

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