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Poésie

Posts Tagged ‘bien-être’

Ces instants (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2022




    
ces instants
où un bien-être
t’allège

où une force
t’échauffe

où un rythme
s’ébauche
s’affirme
te prend
dans sa scansion

ces instants qu’inonde
cette lumière que tu connais
et où tu consens
n’es plus coupé de toi-même
n’es plus conscient
de ce qui survient

tu voudrais pouvoir dire
ces instants d’éveil de fusion
ces instants de calme et profuse
et véhémente convergence

quand ce que tu brûles
de vivre
commence
à naître
à s’arrondir
te bercer

(Charles Juliet)

Recueil: Pour plus de lumière anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Femme multiple (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2019



Femme multiple

Habillée de lumière
Ton sourire t’épanouit
Tu as des mains pour boire
Aux sources de la vie

Tu as des jambes à traverser les tempêtes
Et des seins à fendre les flots
Et dans ta robe à fleurs
Ton corps mûrit tous les désirs

Tes mains ouvrent des chemins
Et projettent de la tiédeur
Sur les vitres où se cognent
Des étoiles égarées
Tes yeux fascinent les pierres
Et pétrifient les oiseaux

Dans les frissons de l’aube
Tes regards piègent les êtres
Alors que des rayons errent sur ton corps
Qui s’imprègne de bien-être
Tu t’offres à la lumière
Le reflet de ta voix
Caresse l’écho du miroir
Sous la bénédiction des lampes

Toutes les choses sont belles de toi.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Louis Joseph Raphael Collin

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Rivière lente lente (Tshanyang Gyatsho)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2018



Rivière lente lente,
les pensées des poissons s’étirent et s’étirent,
ces pensées indécises leur sont un bien-être
du corps et de l’esprit !

(Tshanyang Gyatsho)


Illustration

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Tellement j’ai faim (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



Tellement j’ai faim,
je dors sous la canicule des preuves.

Montre-toi; nous n’en avions jamais fini
avec le sublime bien-être des très maigres hirondelles.
Avides de s’approcher de l’ample allégement.
Incertains dans le temps que l’amour grandissait.
Incertains, eux seuls, au sommet du coeur.

Tellement j’ai faim.

(René Char)

Illustration

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Les longues pluies d’automne (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018



    
les longues pluies
d’automne
qui me coupent
du monde

journées de silence
et de bien-être

l’oeil fouillant
l’interne

trouvant
quelques pépites

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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Où trouver l’amour? (Michel Bonté)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017



Où trouver l’amour?

Dans la rue de la solitude,
prendre le passage du changement
et descendre la côte du passé,
ensuite à gauche
après le square du coeur,
emprunter la rue du désir
pour arriver au carrefour des plaisirs
et puis toujours tout droit
jusqu’à la place du bien-être.

(Michel Bonté)

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Vivement que je sois écrivain (Hannah Senesh)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




    
Vivement que je sois écrivain.
C’est mon voeu le plus cher.

Je ne sais pas
si c’est simplement
pour être connue et célèbre,

mais je sais
que le seul fait d’écrire
me procure un sentiment de bien-être.

(Hannah Senesh)

 

Recueil: Revue Vagabondages
Editions: Cherche Midi

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Le Sablier (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2017



Illustration: Etzy
    
Le Sablier

Le bien-être s’en va de mon corps douloureux…
Et l’ombre revenue emplit encor mes yeux.
O bien-être ! reviens dans mon coeur douloureux !

La terreur d’une proche et certaine agonie
Me hante brusquement d’une horreur infinie
O spectre horrible et prompt de la proche agonie !

Instant inévitable, éloigne-toi de moi !
Je veux vivre et n’ai point la ferveur de la foi
Qui ferait éloigner toute crainte de moi !

Comme en un sablier glisse et coule le sable,
La vie insidieuse échappe, inexorable…
Voici que lentement glisse et coule le sable !…

(Renée Vivien)

 

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Mains sur un Front de Malade (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2017



 


    
C’est l’imposition fraîche et lente des mains
Sur mon front que remplit l’horreur des lendemains,
O bénédiction suave de ses mains !

Les douces mains de femmes ont des gestes de prêtre
Et répandent en vous la paix et le bien-être,
La consolation que vient donner le prêtre !

Elles n’apprennent point le geste qui guérit,
Elles l’ont toujours su… Dans l’horreur de la nuit
Cette imposition très calme nous guérit…

Apaise mon grand mal, de tes mains secourables,
Tandis que l’heure glisse aux sabliers des sables,
Car le bienfait me vient de tes mains secourables !

Donne-moi ta fraîcheur et donne-moi ta paix !
Et calme le démon qui sur moi se repaît,
En signant sur mon front le geste de la paix !

(Renée Vivien)

 

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Le poète passe une nuit d’été sous les arbres (Li-Y)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Le poète passe une nuit d’été sous les arbres

Etendu sous les grands arbres,
où je trouve un refuge contre l’accablante chaleur,
Je contemple les nuages blancs, répandus sur l’azur du ciel :
Cette situation m’enchante ; mon cœur est ouvert à la joie ;
Je sens d’ailleurs, dans mes idées, l’influence d’un vin généreux.

La lune brille de tout son éclat ; une tiède rosée me pénètre ;
Le silence de la nuit n’est troublé
que par le murmure de la source et le frémissement des bambous.
Un vent frais se joue dans mes longues manches,
et se glisse sous ma robe de soie ;

L’immense bien-être que j’éprouve,
qui jamais pourrait l’exprimer !

(Li-Y)

Illustration: Ohara Koson

 

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