Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘blessures’

Je suis léger (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2018



Je suis léger, l’aube se lève sur ma bouche.
J’oublie le goût du feu et des vieilles blessures.
Je marche nu, poreux, sur des chemins de sable.
Et tout ceci par amitié d’un corps,
double plaisir, silence partagé.

(Jean Joubert)


Illustration: William Bouguereau

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Tes bras sont deux chansons (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2016



Tu arrives – tes bras sont deux chansons
Horizon séducteur
Sorti des blessures du lieu

(Adonis)

Illustration

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Amour (Simone Weil)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2015



Fra_Angelico

 

Si l’on désire un amour qui protège l’âme contre les blessures,
il faut aimer autre chose que Dieu.

(Simone Weil)

 

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Valse dans les branches (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2015



Une feuille tomba,
puis deux,
puis trois,
Dans la lune un poisson nageait.
L’eau dort une heure
et la mer toute blanche en dort cent.
La dame
sur la branche était morte.
La nonne
chantait dans la bigarade.
Le petite fille
montait au pin pour en cueillir la pomme.
Et le pin
cherchait la fine plume du trille.
Mais le rossignol
pleurait ses blessures alentour.
Et moi aussi,
parce qu’une feuille tomba,
puis deux,
puis trois.

(Federico Garcia Lorca)

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Blessures du poète (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2015


Rubens_-_Promethee_enchaine

Celui-là à l’écoute de ce feu
dans chaque fibre du temps
A l’écoute
de ce fleuve où trébuchent les ombres
et s’écoule sans férir
dans le flot du dedans

Celui-là hanté par l’indicible semence
de tout ce qui est nous
de tout ce qui sera

Celui-là empoigné par le verbe
broyeur de mots
Brassé par l’océan sans parois

Celui-là cible de chair
fendu par le cri des victimes
dévoré par l’ortie
étreint par les lois

Celui-là en mille morts

Celui-là en mille cendres

Mais toujours restauré
Mais toujours renaissant

Celui-là le poète
Retournant ciel et gouffres
Etreignant la vie reçue
puis rendue sans raison
Poursuivant jusqu’au tréfonds
de la terre et des hommes
l’unité dérobée de leur nom.

(Andrée Chedid)

Illustration: Pierre Paul Rubens

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