Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘bombarder’

EXIL (Mokhtar El Amraoui)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2020



    

EXIL

Dans tes yeux,
Mon enfant,
J’ai lu l’exil.
Toi, qui es né
Loin du pays,
Tes cheveux ont la couleur de l’olive
A laquelle nous n’avons plus
Le droit de toucher.
Dans l’éclat de tes dents serrées,
Mon enfant,
Je regarde
Des milliers d’étoiles calcinées,
Nos terres volées,
Nos maisons bombardées,
Des bouquets de poings
Tombant sous les orangers.
Dans le mercure de tes larmes,
Mon enfant,
J’ai lu l’exil,
L’exil d’un peuple.

© Mokhtar El Amraoui in « Arpèges sur les ailes de mes ans »

(Mokhtar El Amraoui)

son site  https://mokhtarivesenpoemesetautresvoyages.blogspot.com/

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA BOMBE HUMAINE (Téléphone)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2020



    
LA BOMBE HUMAINE

Je veux vous parler de l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi, de vous
Je vois a l’intérieur des images, des couleurs
Qui ne sont pas a moi qui parfois me font peur

Sensations qui peuvent me rendre fou
Nos sens sont nos fils nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin qui mène droit a nos têtes

La bombe humaine tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin, hum la fin, hum la fin, hum la fin

Mon père ne dort plus sans prendre ses calmants
Maman ne travaille plus sans ses excitants
Quelqu’un leur vend de quoi tenir le coup
Je suis un électron bombardé de protons
Le rythme de la ville c’est ça mon vrai patron
Je suis chargé d’électricité

Si par malheur au cœur de l’accélérateur
J’rencontre une particule qui m’mette de sale humeur
Oh non, faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller

La bombe humaine c’est l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est…

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste a cote du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient

C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est la…

(Téléphone)

Aubert, Marienneau, Kolinka, Bertignac

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’écureuil sur la branche (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



    

L’écureuil sur la branche
Flexible, me transporte.
Génie ! éclair qui tranche
Le bois mort de ma porte.

J’emprunte le chemin
Qu’aujourd’hui me réserve;
J’adapte au fruit la main,
L’oeil au jour, et j’observe.

Miel ! cire ! propolis !
En quête de merveille
L’aéroport d’un lis
Là-bas ! lorsque j’abeille.

Le lac est un trésor
Scintillant de poissons.
Le soleil, salves d’or,
Bombarde les moissons.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Incantation (Denise Miège)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



Je t’enlise, je t’enrobe, je te love, je te veux
Je te vise, te bombarde, et je te prends d’assaut.
Je ne te laisse pas le temps, je t’invite,
Je t’emperle, je t’envoûte, je t’attends.
J’ai tellement envie de toi.
Je t’envahis, je t’environne, je suis partout à la fois.
Je suis de tous les départs
Que tu prendras au hasard
Pour ne plus m’entendre te répéter que je t’aime
T’enlise, te veux, t’attends,
Te vise, te prends, te laisse,
T’embobine à chaque pas, te frise, te lisse , te lèche,
T’use et ruse, charme et louvoie.
Et du plus loin que tu sois,
Je suis ta dernière demeure
Et tu chemines vers moi.

Donner le change,
Tu n’en finis pas, ma tendresse murée.
Toute gouaille dehors, pourquoi cacher profond
Ta douceur de pollen? Tu n’es pas fait pour la mêlée!
Des animaux gracieux dorment dans tes prunelles,
S’éveillent à la caresse.
Même blessé, je t’aime, t’imaginant parfois soleil
D’une contrée heureuse.
Pourtant c’est quand tu mords à dents de loup
Les mots mieux que personne,
Beau parleur, que tu donnes le change
D’une légende dont rien ne te délivre.

(Denise Miège)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :