Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘bond’

Nul n’empêche jamais (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



 

Christian Schloe - Austrian Surrealist Digital painter - Tutt'Art@ (23)

Nul n’empêche jamais la lumière exilée
De trouver son élu dans l’inconnu surpris.
Elle franchit d’un bond l’espace et le jaloux,
Et c’est un astre entier de plus.

(René Char)

Illustration: Christian Schloe

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La pie (Jean-Richard Bloch)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2019



La pie, sa queue droite,
Arrive, fait trois petits bonds,
Se pose et attend.

(Jean-Richard Bloch)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Éros (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2019



Illustration: Edvard Munch
    
Éros

Comme une pierre trop lourde que je ne puis déplacer ;
comme une porte solide que j’ébranle à peine et ne puis ouvrir ;

comme une grappe trop haute que mes bonds ne font que porter mes mains à l’effleurer;
ainsi — ce qui peut donner et qui ne veut.

(Paul Valéry)

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Si la vache (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2019



    
Si la vache avançait par bonds,
l’appellerait-on sauterelle?

***

(Jean-Pierre Siméon)

 

Recueil: Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu
Traduction: Meng Ming
Editions: Cheyne

Posted in humour, méditations, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

De flamme et d’azur (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2018



    
De flamme et d’azur
Alouette au chant pur,
D’un bond, tu accèdes
À la plus haute fête!

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Passionnaire (Alain Borer)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2018




Illustration: Rene Magritte
    
Passionnaire
Noèmes

en un mot commençant
le temps mort d’écrire
entre nous soit dit

le désir
né du corps
meurt dans vie

la courbe devient femme
au bout du doigt de qui
se perd à dessein

condamné à vie
dans ce corps-là
je n’en sors qu’en toi

la nuit d’amour se prolonge
tandis que je sommeille au loin
changeant sans fin de position

d’un pont inemprunté

le bond d’amour:
arche pure
d’être à pensée

payse de la nuit
disparue
entre ma lampe et l’aube

nus au balcon
dans la nuit étoilée
jusqu’aux fleurs de midi.

(Alain Borer)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DONNE-MOI, DONNE-MOI UN BAISER (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018




    
DONNE-MOI, DONNE-MOI UN BAISER

C’est le dernier ! Baise-moi, je t’en prie.
Dans tes bras blancs, étreins-moi, serre-moi.
Donne un baiser ! Donne, je t’en supplie.
Car ton amour est le prix de ma vie.
Et dès demain, je ne serai plus là.

Je suis parti. Je suis parti sans elle.
Plus de baisers. Elle n’est nulle part.
Je sens, hélas, qu’elle m’est infidèle.
Pour qui sont-ils, les baisers de ma belle ?
Qui les acquiert, par des fleurs, un regard?

La nuit, le jour, je vis dans la souffrance.
Qui flattez-vous, baisers voluptueux
Qu’offre à présent la femme à qui je pense
Et qui, par là, bafoue mon espérance ?
Je suis loin d’elle et combien malheureux!

Voici venu le bonheur sans mélange !
Je peux rentrer ! d’un seul bond ! d’un seul saut !
Je hais le train et sa lenteur étrange.
Ô juste ciel, reverrai-je mon ange?
Pourquoi, Soleil, déclines-tu si tôt?

Merci, mon Dieu, j’entre dans ma demeure.
Aucun bruit. Rien. Mon сoeuг cogne et me dit,
Près d’éclater : «T’attend-elle à cette heure? »
L’horloge dort. Suis-je seul? Est-ce un leurre ?
Une poussière en mon oeil s’introduit.

J’ai sur la bouche une main qui se gèle.
Des pleurs secouent tout mon corps éperdu.
Je la croyais déloyale, infidèle.
Mais elle aimait… et mon coeur se morcelle.
Le sien est mort d’avoir trop attendu.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MÉTAMORPHOSES FAMILIÈRES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



    

MÉTAMORPHOSES FAMILIÈRES

Les aigles des chaises curules
Dans ce royaume bordé des bois
Volaient parfois au crépuscule
Puis reprenaient leur quant-à-soi,
Leurs hiératiques attitudes
Dans les hautes salles d’études.

Les brebis des chambres des reines
Paissant sur champ de fleurdelys,
Broutant l’ombre et la solitude,
A bruit menu comme une pluie,
Soudain gagnaient d’un bond le ciel,
Brebis silence constellées.

Les feux du Bélier, du Centaure
L’étoile qui monte à regret,
Seule, au front noir d’une forêt,
Les divagations des astres,
Tournent sans bruit sur nos cadastres,
Sur nos collines désolées.

Mais le sort que tu m’as jeté,
Secret comme le coeur des roses,
Ouvre d’autres métamorphoses,
Mais le sort que tu m’as jeté
Il me semble une apothéose
Et flambe en moi comme un été.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Passage des Princes (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018



Passage des Princes il y a
des éclairs de lame des bonds de chat
coupé victoria
miroir cyclamen
oeillet poivré beaux assassins lents
des douairières des rosières des laitières
du petit jour
amen
pour les morts et leurs amours.

(Armand Lanoux)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La gazelle (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018




La gazelle

Née d’un songe flottant
– Depuis Dieu sait quel temps! –
Elle est faite de gaze
Et de longs reflets d’ailes,
La petite gazelle.
Si la lionne la terrasse,
Elle abandonne à la clairière
Son corps luisant.
Redevenue légère
Comme un songe flottant
– Depuis Dieu sait quel temps! –
Elle regagne la lumière
D’un bond éblouissant.

(Maurice Carême)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :