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Posts Tagged ‘bondissant’

Celui qui cherche un sens à sa vie (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2019



Celui qui cherche un sens à sa vie
Ne sait pas que la vie, dans sa profusion même, est le sens.
Pas de ligne droite, pas d’horizon, pas de chemin tout tracé !
Mais partout où la nuit recule, les traits silencieux d’un amour,
Dans l’éclat de chaque instant, la brèche inespérée,
Le chevreuil bondissant,
Dans chaque paume ouverte, le sésame oublié,
Sur chaque mur qui se dresse, les graffitis de la joie !

(Jean Lavoué)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 Illustration

 

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Comme les grenouilles (Carolyn Carlson)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2017




    
Comme les grenouilles nous coassons, nous plaignons, souffrons
… si différents pourtant des grenouilles
toujours pareilles à elles-mêmes
tout de vert vêtues
anonymes et bondissantes

(Carolyn Carlson)

 

Recueil: brins d’herbe
Traduction: Jean-Pierre Siméon
Editions: Actes Sud

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Sitôt sorti (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2017



Sitôt sorti, le dedans se « dehorsise ».
La mie s’encroûte de sa nuageuse apparence.
Même l’interne densité de la pierre brisée en deux
s’efface de la face qu’elle présente.
Toujours l’intérieur se réfugie hors d’atteinte,
dans un ailleurs absolument extérieur
bien qu’il soit au coeur (bondissant) des choses.

(Laurent Albarracin)

 

 

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La voiture roulait (Jeanne Marvig)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



La voiture roulait

La voiture roulait doucement sous les arbres,
Platanes de novembre aux blondissants rameaux,
Aux fûts du blanc poli de l’ivoire ou des marbres,
Comme un cloître roman unissant leurs arceaux.

Nous nous sentions glisser sous la lente caresse
De la feuille, au matin, toute emperlée encor
Du vent, sur notre front agitant son ivresse
De l’automne accourant vers nous ruisselant d’or ! …

De l’or, de l’or, de l’or ! Or rougeoyant du cuivre,
Or des buires gardant de mystiques encens,
Or des fils de la vierge étincelants de givre,
Acajous mordorés ou chromes flavescents,

Tous les ors en suspens dans le jour et la flamme
Tourbillonnant au rythme lent des feuilles d’or,
Je les ai, frissonnants, recueillis dans mon âme,
Aux vestales du Temps ravissant leur trésor,

Pour qu’un jour très prochain où les corolles mortes
Auront livré leur corps fragile au vent brutal,
Je puisse, en vers dorés, rappeler leurs cohortes,
Et que mon cœur, pareil aux sources de cristal

Où, dans l’arbre penché, se mire tout l’automne,
Où la feuille, en glissant, dit tout le bois vermeil,
Te rende, aux jours éteints de l’hiver monotone,
Avec ses souvenirs émus, tout le soleil !

(Jeanne Marvig)

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Ce soir je suis un arbre (Michel Thion)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2016



Ce soir je suis un arbre.

Je t’écris arbre du désert,
solitaire effleuré de poussière,
pour te dire à l’heure du soleil sanglant
que toi et moi nous sommes forêt,
que nos racines se croisent, invisibles,
se parlent sous la terre,
partagent l’eau,
comme nos feuilles partagent l’air.

Ce serait l’année de l’effleurement.
Ensemble,
nous ferons le théâtre du vent et de la mer.

Car soleil sanglant il y a aujourd’hui.

Il y a sable et cendre.
Parfois l’un de nous brûle,
est abattu par les bûcherons vêtus de gris,
rongé par les rats
venus des grandes villes noires au-delà de la colline,
il s’estompe de la forêt
mais notre forêt toujours frémit.

Au plus sombre du solstice,
je te le dis,
notre forêt ne mourra pas de la perte de l’eau,
elle est cachée dans nos racines secrètes,
et toujours s’échange,
vive,
bondissante,
fraîche à nos yeux
éraflés de larmes.

Elle coule entre les doigts
de ta main ouverte.
Tu serres le poing
pour la retenir
et quand tu écartes les doigts
il ne reste rien
qu’un bref instant de fraîcheur volatile
qui disparaît à son tour,
souvenir d’un souvenir.
Et c’est cela qui reste gravé en toi,
en nous.

À mes amis trop lointains
voyageurs sans cesse étonnés
dont les racines m’effleurent
au soleil renaissant,
je dis
cette année,
au petit matin pâle,
nous sommes des arbres.

(Michel Thion)

son site ici


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L’appel du tam-tam (Léopold Sédar Senghor)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2015



Mains blanches,
Gestes délicats,
Gestes apaisants.

Mais l’appel du tam-tam
bondissant
par monts
et
continents

Qui l’apaisera, mon coeur,
A l’appel du tam-tam
bondissant,
véhément,
lancinant?

(Léopold Sédar Senghor)

Illustration

 

 

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