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Poésie

Posts Tagged ‘bonze’

Dans la chambre d’un bonze (Wang Chang-ling)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022




    
Dans la chambre d’un bonze

Une cour emplie de fleurs de palmier
Les mousses pénétrant la chambre oisive
De l’un à l’autre la parole a cessé
Dans l’air flotte un étrange parfum

(Wang Chang-ling)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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L’habitant des montagnes (Guyuedeng)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2022



Illustration: Shitao
    
L’habitant des montagnes
Vivant au bord de l’eau dans une grotte rouge,
Sans gloire ni revers, occupé de loisirs,
Le vieux bonze ne sait revenir à la source,
Il s’abandonne aux monts qui virent du vert au jaune.

(Guyuedeng)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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Un ermite en montagne (Gude)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2022




    
Un ermite en montagne

Un oiseau mystérieux vient devant sa fenêtre,
Le bonze aux cheveux blancs s’éveille de sa sieste.
Descendant de son lit, il ouvre ses deux yeux
Et s’aperçoit alors que le ciel est dehors.

(Gude)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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Envoyé à un bonze (Fachang Yiyu)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2022




    
Envoyé à un bonze

Les chrysanthèmes embaument quand les plantes se fanent,
Au bord de la forêt, je prends congé de vous.
Je le sais comme vous, les monts sont sans trésor;
Seul, je ferme ma porte au soleil qui se couche.

(Fachang Yiyu)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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Le vieux bonze des monts Tiantai (Guanxiu)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2022




    
Le vieux bonze des monts Tiantai

Il vit en solitaire à l’écart des hommes
Dans un temple de pins envahi de leur vert.
Le bonze a traversé quatre-vingt-dix hivers,
Vivre au-delà des nuages, voilà son seul désir.
Ses cheveux blancs retombent, ignorant la tonsure,
Dans ses pupilles noires tourne un grand sourire.
Il peut encore montrer la lune solitaire;
Et pour moi il entrouvre le chemin de mon coeur.

(Guanxiu)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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SÉCHERESSE (Jacob-Zvi Sharguel)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2019



    

SÉCHERESSE

Deux bonzes japonais font tinter leurs clochettes
Et de la canicule égrènent la chanson.
Chacun porte un lotus à sa robe accroché
Afin de conjurer la mauvaise moisson.

Deux curés en soutane noire prient en choeur,
Agenouillés devant de pieuses images :
Jésus que tout le sang qui coule de ton coeur
Au-dessus du pays se transforme en nuage.

Deux rabbins sont blottis au profond de leur être
Et pleurent en priant la résurrection :
Ô Toi qu’ils ont trouvé, que nos lointains ancêtres
Plaident pour nous Ta grâce et Ta compassion.

Tandis que tout là-haut le visage solaire
Scintille – ardent buisson dans l’azur embrasé,
Et que deux arbrisseaux, la bouche grande ouverte
Semblent, à l’agonie, attendre la rosée.

(Jacob-Zvi Sharguel)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Amères ou sucrées ? (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019




    
Amères ou sucrées ?
Quelle saveur eurent-elles donc,
Je ne le sais pas,
Ces larmes que laissa couler
Le jeune bonze en me voyant

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Écrit sur la cellule d’un bonze (Wang Tch’ang-Ling)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019




    
Écrit sur la cellule d’un bonze

Les fleurs de palmier couvrent la cour,
La mousse envahit la cellule solitaire.

L’hôte et le visiteur
ayant échangé des paroles sublimes
se taisent.

Dans l’air,
on sent flotter un parfum inconnu.

(Wang Tch’ang-Ling)

 

 

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Le lever du soleil au couvent du mont Po-chan (Chang Jian)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017




    
Le lever du soleil au couvent du mont Po-chan

La lumière pure d’une belle matinée pénètre déjà dans le vieux couvent ;
Déjà la cime éclairée des grands arbres annonce le retour du soleil.
C’est par de mystérieux sentiers qu’on arrive à ce lieu solitaire,
Où s’abrite la cellule du bonze, au milieu de la verdure et des fleurs.

Dès que la montagne s’illumine, les oiseaux, tout à la nature, se réveillent joyeux ;
L’œil contemple des eaux limpides et profondes, comme les pensées de l’homme dont le cœur s’est épuré.
Les dix mille bruits du monde ne troublent jamais cette calme retraite ;
La voix harmonieuse des pierres sonores est la seule qui s’élève ici.

(Chang Jian)

 

 

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La pluie venue du mont Ki-chan (Song Zhiwen)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2017



La pluie, venue du mont Ki-chan,
Avait passé rapidement avec le vent impétueux.

Le soleil se montrait pur et radieux,
au-dessus du pic occidental,
Les arbres de la vallée du Midi
semblaient plus verdoyants et plus touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte,
Où j’eus le bonheur qu’un bonze vénérable
me fit un accueil bienveillant.

Je suis entré profondément
dans les principes de la raison sublime,
Et j’ai brisé le lien
des préoccupations terrestres.

Le religieux et moi
nous nous sommes unis dans une même pensée ;
Nous avions épuisé ce que la parole peut rendre,
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous ;
J’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Zhiwen)

 

 

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