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Posts Tagged ‘bonze’

SÉCHERESSE (Jacob-Zvi Sharguel)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2019



    

SÉCHERESSE

Deux bonzes japonais font tinter leurs clochettes
Et de la canicule égrènent la chanson.
Chacun porte un lotus à sa robe accroché
Afin de conjurer la mauvaise moisson.

Deux curés en soutane noire prient en choeur,
Agenouillés devant de pieuses images :
Jésus que tout le sang qui coule de ton coeur
Au-dessus du pays se transforme en nuage.

Deux rabbins sont blottis au profond de leur être
Et pleurent en priant la résurrection :
Ô Toi qu’ils ont trouvé, que nos lointains ancêtres
Plaident pour nous Ta grâce et Ta compassion.

Tandis que tout là-haut le visage solaire
Scintille – ardent buisson dans l’azur embrasé,
Et que deux arbrisseaux, la bouche grande ouverte
Semblent, à l’agonie, attendre la rosée.

(Jacob-Zvi Sharguel)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Amères ou sucrées ? (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019




    
Amères ou sucrées ?
Quelle saveur eurent-elles donc,
Je ne le sais pas,
Ces larmes que laissa couler
Le jeune bonze en me voyant

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Écrit sur la cellule d’un bonze (Wang Tch’ang-Ling)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019




    
Écrit sur la cellule d’un bonze

Les fleurs de palmier couvrent la cour,
La mousse envahit la cellule solitaire.

L’hôte et le visiteur
ayant échangé des paroles sublimes
se taisent.

Dans l’air,
on sent flotter un parfum inconnu.

(Wang Tch’ang-Ling)

 

 

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Dans la chambre d’un bonze (Wang Chang-ling)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2018




    
Dans la chambre d’un bonze

Une cour emplie de fleurs de palmier
Les mousses pénétrant la chambre oisive
De l’un à l’autre la parole a cessé
Dans l’air flotte un étrange parfum

(Wang Chang-ling)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Le lever du soleil au couvent du mont Po-chan (Chang Jian)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017




    
Le lever du soleil au couvent du mont Po-chan

La lumière pure d’une belle matinée pénètre déjà dans le vieux couvent ;
Déjà la cime éclairée des grands arbres annonce le retour du soleil.
C’est par de mystérieux sentiers qu’on arrive à ce lieu solitaire,
Où s’abrite la cellule du bonze, au milieu de la verdure et des fleurs.

Dès que la montagne s’illumine, les oiseaux, tout à la nature, se réveillent joyeux ;
L’œil contemple des eaux limpides et profondes, comme les pensées de l’homme dont le cœur s’est épuré.
Les dix mille bruits du monde ne troublent jamais cette calme retraite ;
La voix harmonieuse des pierres sonores est la seule qui s’élève ici.

(Chang Jian)

 

 

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La pluie venue du mont Ki-chan (Song Zhiwen)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2017



La pluie, venue du mont Ki-chan,
Avait passé rapidement avec le vent impétueux.

Le soleil se montrait pur et radieux,
au-dessus du pic occidental,
Les arbres de la vallée du Midi
semblaient plus verdoyants et plus touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte,
Où j’eus le bonheur qu’un bonze vénérable
me fit un accueil bienveillant.

Je suis entré profondément
dans les principes de la raison sublime,
Et j’ai brisé le lien
des préoccupations terrestres.

Le religieux et moi
nous nous sommes unis dans une même pensée ;
Nous avions épuisé ce que la parole peut rendre,
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous ;
J’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Zhiwen)

 

 

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La pluie venue (Song Tche-Wen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017




La pluie venue du mont Ki-chan avait passé rapidement avec le vent impétueux.
Le soleil se montrait pur et radieux au-dessus du pic occidental,
les arbres de la vallée du Midi semblaient plus verdoyants et touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte
où un bonze vénérable me fit un accueil bienveillant.
Le religieux et moi nous nous sommes unis dans une même pensée ;
nous avions épuisé ce que la parole peut rendre
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous,
j’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Tche-Wen)

 

 

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A un bonze (Wei Ying-Ou)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



A un bonze

Sous les bois, dans la cour, montent les couleurs de la nuit.
Sur la véranda de l’Ouest, on allume les lanternes de soie.
Parfois, mon souvenir revient vers les ombres des grands pins,
Où s’assoit, solitaire, un bonze de la montagne.

(Wei Ying-Ou)

 

 

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En écoutant une cloche (Jiaoran)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2016



En écoutant une cloche

Dans le vieux monastère, tout en-haut du Mont-Froid,
La cloche lointaine semble voler dans le vent.
Le son en ébranle les arbres et la lune,
Quand le vent s’est calmé, c’est le vide d’un ciel gelé.
La nuit n’en finit pas; moi bonze solitaire,
Je ressens le froid qui gagne mon cœur.

(Jiaoran)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

 

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Dans le monde, je suis oisif (Lohan Heshang De Hangzhou)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2016



estampe 5 [1280x768]

Dans le monde, je suis oisif,
Pour les hommes, un bonze bizarre.
Qu’ils se rient de moi à loisir
Partout je bondis librement.

(Lohan Heshang De Hangzhou)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

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