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Posts Tagged ‘bouddha’

Le grand bouddha somnole (Shiki)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2021



    

le grand bouddha
somnole, somnole
journée de printemps

***

大仏のうつらうつらと春日哉

(Shiki)

 

Recueil: Ah! Le printemps
Traduction: Cheng Wing fun & Hervé Collet
Editions: Moundarren

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Une fois achevé (Issei)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2020



Illustration
    
Une fois achevé
je n’ai osé le détruire
le bouddha de neige

(Issei)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Une sieste à l’ombre (Gu.éki)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2020




    
Une sieste à l’ombre
l’été en plein midi voilà
ce qu’est être Bouddha

(Gu.éki)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Aux noms des bouddhas (Kakei)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2020



    
Aux noms des bouddhas
en dévotion se prosternent
les têtes chenues

(Kakei)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Cantique de la Voie III (Xuan Jue)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020



 

Illustration: Félix Vallotton

    

Cantique de la Voie III

Une même lune reflétée dans toutes les eaux
Les lunes des eaux renvoient à la même lune.
Le Dharmakaya (1) de tous les bouddhas me pénètre
Mon être avec Tathagata (2) n’en fait qu’un

(Xuan Jue)

(1) Le corps vivant
(2) Bouddha

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Le majeur du Bouddha (Sawaki Kin’ichi)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2019



Le majeur du Bouddha
écoute
le vent d’automne

(Sawaki Kin’ichi)

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Le Bouddha de neige (Sókan)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2019



Le Bouddha de neige

Je sais bien que tu as les fesses gelées
mais ne t’approche pas trop du feu,
Bouddha de neige.

***

Samuko to mo
hi ni na atari so
yuki botoke.

(Sókan)

Illustration

 

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En quittant le souci du monde (Natsumi Sôzeki)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018



    

En quittant le souci du monde, oublier le moi, les choses.
Regarder simplement par la fenêtre les vieux pins sombres.
L’immense nature, au coeur de la nuit, pure de tout bruit;
Silencieux et seul, se tenir assis comme un vieux bouddha.

(Natsumi Sôzeki)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Alain-Louis Cola
Editions: Le bruit du Temps

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Sans cogiter (Natsumi Sôzeki)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2018



    

Sans cogiter, honorer le Bouddha, c’est voir l’esprit même.
Face aux moines d’un temple en montagne, un poétique émoi.

Pins et chênes, depuis des siècles, sont à l’entour du mur;
Lianes et lierres passent en un jour par-dessus la haie.

Les livres sur la Voie n’éclairent pas l’entrée de la grotte,
Les stances sur le Vrai n’ôtent guère la mousse des pierres !

Je demande aux austères pratiquants du recueillement :
Dans l’air pur des monts verdoyants, où sont les grains de poussière?

(Natsumi Sôzeki)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Alain-Louis Cola
Editions: Le bruit du Temps

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Bouddha (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2018




    
Bouddha

Comme s’il écoutait. Silence : un lointain…
Nous retenons notre souffle et ne l’entendons pas.
Il est étoile. Entouré d’étoiles plus grandes
que nous ne voyons pas.

Il est tout. Nous attendons-nous vraiment
à ce qu’il nous voie ? En aurait-il besoin ?
Et quand on se prosterne il reste loin
profond et pesant comme un animal.

Car ce qui nous jette à ses pieds
circule en lui depuis le fond des millénaires.
Négligeant notre savoir
il pénètre ce qui nous rejette.

*

Bouddha

De loin déjà le pèlerin, craintif étranger,
ressent cette pluie d’or qui ruisselle de lui;
comme si des riches, soucieux de se racheter,
avaient amassé là tous leurs trésors.

Mais en s’approchant il est troublé
par la majesté de ces sourcils;
ce qu’il voit là ne ressemble guère
ni à leur vaisselle ni aux pendants d’oreilles
que portent leurs femmes.

Ah, si quelqu’un pouvait donc dire
quelles furent les choses qu’il fallut fondre
pour ériger dans le calice d’une fleur
cette image plus muette d’un jaune plus calme
que celui de l’or et qui effleure
tout l’espace autant que soi-même.

*

Bouddha en majesté

Coeur de tous les coeurs, centre de tous centres,
amande qui se clôt et perd son amertume, —
tout cela jusqu’aux étoiles
est ta pulpe : Je te salue.

Vois, tu le sens : rien à toi ne tient plus;
ta coque est dans l’infini,
la vigueur de ta sève s’y presse.
Et du dehors l’aide un rayonnement,

car tout là-haut tes soleils
pleins et ardents sont renversés.
Mais en toi déjà et né
ce qui surmonte tout soleil.

(Rainer Maria Rilke)

 

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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