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La Raison qui s’obscurcit (Pensées celtiques)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



La Raison qui s’obscurcit

As-tu à présent la Raison qui s’obscurcit?
Trouves-tu difficile à présent de penser clairement ?
La logique te paraît-elle un marteau dans ta tête,
Frappant ton cerveau ramolli jusqu’à le réduire en bouillie ?

Peut-être la vieillesse t’affaiblit-elle l’esprit,
Peut-être ta Raison décline-t-elle avec les années.
Ou peut-être as-tu vu les limites de la logique
Et reconnu le peu de discernement qu’il y a dans la logique ?

Que la vieillesse ou la sagesse en soit la cause,
Fais bon accueil à la confusion de tes pensées.
C’est à partir du chaos que Dieu a créé le monde :
C’est à partir de la confusion que la vérité apparaît.

(Pensées celtiques)

 

 

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Demain s’il subsiste un peu de terre (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2016



Demain s’il subsiste un peu de terre
Dans la bouillie de nos cervelles
Il se peut que s’y accroche
Un nouveau lichen
Venu celui-là des cieux
Sans avoir comme son ancêtre
A affecter de n’être
Qu’une pellagre inoffensive
Ou une écume apprivoisée

Tant mieux pour lui s’il y prospère
Tels Hegel et Baedeker
Qu’il sache ou non
Si nous avions été faits à l’image
D’un dieu plutôt que d’un chien.

(Jean Rousselot)

 

 

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Le Moujik (Yakoub Kolass)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2015



Le Moujik

Je suis le moujik, le malheureux au dos courbé
Tout le monde tape sur le moujik.
On lui suce le sang et les veines,
On déchire ses forces,
Ses mains sont pleines d’ampoules.

Je suis le moujik, le fils de la souffrance,
J’ai été élevé à la bouillie de paille,
Les fanes me gonflent le ventre,
Je suis chaussé de lapti,
Pauvre est mon vêtement.

Je suis le moujik, le fils de la misère,
Je ne mange ni ne dors assez,
Je plie sous le poids de la peine,
Je travaille pour deux sous pas jour,
Je supporte toutes les moqueries.

Je suis le moujik, je n’entends pas les cloches,
Et un ver toujours me ronge :
Est-ce qu’il ne ment pas le pope en chaire
Qui dit que le tsar tient sa couronne de Dieu ?
Oh, il ne peut en être ainsi !

Je suis le moujik, j’ai ma fierté,
Je me courbe, mais attendez !
Je me tais, me tais et supporte,
Mais bientôt je vais crier :
« Paysan ! Prends ton fusil !  »

(Yakoub Kolass)


Illustration: Lucien Louis Bernard Lantier

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