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Poésie

Posts Tagged ‘bouton d’or’

Comme Feuilles – Il Se déplie – Et puis – Il se referme – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017



Comme Feuilles – Il Se déplie –
Et puis – Il se referme –
Puis se perche sur la Capeline
De Quelque Bouton d’Or –

Puis dans sa course Il heurte
Et renverse une Rose –
Et puis il ne fait Rien –
Puis plus loin sur un Foc – Se pose –

Et balance, Grain de Poussière
Dans Midi suspendu –
Entre – revenir Ici-bas –
Ou migrer vers la Lune –

De Lui qu’adviendra-t-il la Nuit –
L’Ignorance borne
Le privilège de le dire –
De Lui qu’adviendra-t-il – Le Jour –

Où le Gel – étreindra le Monde –
Des Vitrines – le montrent –
Un Sépulcre en curieuse Soie floche –
Une Abbaye – un Cocon –

***

He parts Himself- like Leaves –
And then – He closes up –
Then stands opon the Bonnet
Of Any Buttercup –

And then He runs against
And oversets a Rose –
And then does Nothing –
Then away opon a Jib – He goes –

And dangles like a Mote
Suspended in the Noon –
Uncertain – to return Below –
Or settle in the Moon –

What come of Him at Night –
The privilege to say
Be limited by Ignorance –
What come of Him – That Day

The Frost – possess the World –
In Cabinets – be shown –
A Sepulchre of quaintest Floss –
An Abbey – a Cocoon –

(Emily Dickinson)

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Ta moquerie d’oiseau et ton pas dansant (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2016




Ta moquerie d’oiseau et ton pas dansant
me disaient la même chose
que les yeux mouillés des boutons d’or
ou ceux affolés des marguerites.

(Christian Bobin)

Illustration: Eugene Blaas

 

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Je jouais (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2016



Je jouais

Je jouais à grimper à l’arc-en-ciel
comme à l’échelle
Sur le jaune
j’ai cueilli des boutons d’or
Sur l’orange
j’ai des clémentines
Sur le rouge
des framboises et des cerises
Plus haut, j’ai respiré les violettes
Dans le bleu
j’ai coupé une fenêtre de ciel
pour voir l’indigo
Et je suis tombé par la fenêtre
sur l’herbe verte.

(Luce Guilbaud)

 

 

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Boutons-d’or (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2016



Boutons-d’or

Je vous reconnaîtrais les yeux fermés.
Mon enfance est encore dans vos feuilles.

Voici ma balle
Pour le mur du forgeron.
Voici mon cerceau
Pour les sentiers de terre battue
Et je sais que s’il y avait du vent,
Vous me rendriez mon cerf-volant.

(Maurice Carême)


Illustration

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Vie des campagnes (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2016


 

Une renoncule âcre appelée
bouton d’or
un matin est simplement cueillie
l’arbre n’en frémit pas d’autant
les insectes constructeurs
tournent autour
et ils sont cuirassés
ils ont des yeux à facettes
et portent des armes
minuscules et lancinantes
mais lorsque le sol s’échauffe
les rondes des enfants commencent.

(Jean Follain)

 

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PREUILLY-SUR-CLAISE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2015



PREUILLY-SUR-CLAISE

PREUILLY-SUR-CLAISE
A James.

Allons loin de la ville lasse,
Loin du tonnerre des rouliers,
Des rues, noirs damiers de l’espace ;
Loin des carrefours lanterniers,
De cette lutte sans vainqueurs,
Loin du ciel mou, fouaillé de pluie,
Plus changeant le jour et la nuit
Qu’aux métamorphoses du coeur.

Pour voir neiger les amandiers
Dans le petit froid de l’aurore.
Réjouissez-nous de votre souffle,
Velours des blés, sommeil bruissant
Autour de l’aérien village,
Des forgerons incandescents
Battant une enclume sans âge,
Du boulanger, poitrail de marbre
Qui siffle quand la nuit descend.
Village fracassé d’histoire,
Donjon des légendes d’amour
Au fond de la plus haute tour.
Par delà l’abîme des arbres
Tourne la ronde des vautours ;
Au bas de sa rumeur heureuse,
Des prés fleuris de boutons d’or,
Une rivière enchante l’ombre
Immobile et coule sans bords.

On entend tinter goutte à goutte
La chantepleure d’un cellier ;
Le képi du garde champêtre
Passe entre les jardins mouillés.
Et puis la nuit s’étoile toute,
Efface les rides, les routes,
Apaise les coeurs lourds de doute,
Lâche les souris des greniers
Et les chats qui vont sans souliers…

Nuit vide et creuse où tout écoute
Emporte-nous sur tes voiliers.

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

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