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Poésie

Posts Tagged ‘braise’

Il creuse (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2022


desir

Il creuse il écrase la braise
du dernier désir
Elle revient par tous les pores
comme une sueur d’agonie
elle obéit à son instinct
qui sollicite l’absolution
de l’absolu
et guette la faille de l’oeil
où le regard reprendra sa couture.

(Charles Dobzynski)

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Tu es braise durable (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2022


braise

Tu es braise durable
de la fugacité.

(Charles Dobzynski)

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Pour détruire un jour d’été (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2022



 

Pour détruire un jour d’été
Le seul envol d’un oiseau
Vent froid au revers des plaines
Les hameaux de sang caillé

Notre coeur est nostalgie
Une terre à nos pas inconnue
Regret de ne plus l’habiter
Et nous n’y avons pas vécu

D’autres chemins jamais foulés
Celui-ci nous semble un otage
Le regret le désir mêlés
Espoir et deuil ont le même âge

La montée d’une aile au soir
Souligne le jour qui tombe
Quelle braise encore empêche
Le feu d’accepter la cendre ?

(Max-Pol Fouchet)

 

 

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Tu t’ennuies ? (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2022



Illustration
   
Tu t’ennuies ? —

— Elle dure
cette pluie
qui est dure.

Je prends ma
pipe en glaise
que j’allume
une braise.

Tu es loin
et tu penses
dans un coin
aux vacances.

Les pavés.
par la pluie
sont lavés.
Je m’ennuie.

Aux carreaux
blancs, j’écoute
tomber l’eau
froide en gouttes.

Tu ne vien
dras pas, puisque
tu es loin :
pas de risque.

Tu es loin :
je m’ennuie :
je n’entends rien
dans la pluie :

c’est de l’eau
fine ou dure,
passant tôt
ou qui dure.

Je n’y vois
rien. — Entendre
là des voix
en deuil, tendres ?…

Je ne puis :
c’est la pluie
d’un jour gris
qui essuie.

(Francis Jammes)

 

Recueil: De l’Angelus de l’aube à l’Angelus du soir
Traduction:
Editions: Gallimard

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Viens sur moi (Gisèle Prassinos)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2022



Illustration
    
Viens sur moi

Viens sur moi sans tes genoux vides
Essaie sans tes doigts que je baise
D’ouvrir ce petit lit lourd de blancheur
J’y ai mis de la braise.
Un souffle chaud de ceux qu’on trouve à la campagne
L’occupe et nous le fait aimer.
Le matin y plonge sans cesse
Avec des fleurs et du papier d’argent.
On sent sous la toile une odeur de foin coupé
Qui monte dans la tête de ceux qui le regardent.
Écoute-moi ne t’amuse pas à me lancer loin de toi
Admire un peu un objet
Que j’ai confectionné avec ma peau et mon
corps engourdi.

(Gisèle Prassinos)

 

Recueil: Poésie au féminin
Traduction:
Editions: Folio

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DESENCHANTEMENT (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2022




DESENCHANTEMENT

Il n’y a plus de baisers épanouis sur des lèvres flétries
Plus de sourires sur des bouches amères
Je vis un exil de souffrance
Pourtant le soleil m’enseigne ce qu’est la lumière
Un feu hargneux couve sous la cendre
Toute une couvée de braises
En plein jour un nuage très sombre
Passe dans un ciel insomniaque
Au-dessus de véritables champs d’oiseaux
La maison dont les vitres pleurent
S’abrite sous son toit de tuiles
Dans mes propres souvenirs au soleil de l’enfance
Je vois de nombreuses péniches lourdement chargées suivre le courant
Je me demandais déjà si les étoiles étaient les yeux de l’infini.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Dina Goldstein

 

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Rouge-gorge mon ami (Jean-Hughes Malineau)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2022




    
Rouge-gorge mon ami

Rouge-gorge mon ami
mendiant trois miettes
dans les hivers de ta vie de braise
je hais comme toi
les remerciements
et les réceptions froides
comme la neige
comme toi
je cogne aux vitres
je cogne contre les murs
et j’appelle
mon cœur aussi chaud
que ton cœur sous les plumes
et donne sans détours
tout ce que je suis
en rougissant.

(Jean-Hughes Malineau)

Recueil: Plumes de poèmes
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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PLUS TRANSPARENTE QU’UNE GOUTTE D’EAU… (Marc Rombaut)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2022



Illustration: Egon Schiele
    
PLUS TRANSPARENTE QU’UNE GOUTTE D’EAU…

Plus transparente qu’une goutte d’eau
tu brilles de ton sexe déployé.
Tu es un fleuve blessé, tu es le jour
qui dispense l’air, tu brûles les mots
morts et les mots tu les traverses avec ton ventre.
Tes seins se gonflent au vertige de mes mains. Jambes
ouvertes, tu dispenses le miel et la braise, je m’habille de
ta chair et je me répands en toi, femme. Nous habitons
une déchirure que le soleil et l’eau polissent lentement
pendant que nos corps émigrés dans les caresses s’inventent
leur écriture.

(Marc Rombaut)

Recueil: 35 siècles de poésie amoureuse
Traduction:
Editions: Saint-Germain-des-Prés Le Cherche-Midi

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Mythes 8 (Jean-Claude Renard)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2022



Mythes 8

Sous l’intime tremblement des braises
qui éclairent encore les cavernes
la source, chaque fois,
est plus proche.

Commune nous soit
la soif profonde!

Ce qui vient ne fructifiera
que si l’êre reprend racine
dans la paix vivante
du mystère

Là, simplement,
l’absence rend visible l’absent.

(Jean-Claude Renard)

 

 

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Quand hors de tes lèvres décloses (Pierre de Ronsard)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2022



Konstantin Razumov  _ [800x600]

Quand hors de tes lèvres décloses
Comme entre deux fleuris sentiers,
Je sens ton haleine de roses,
Les miennes les avant-portiers
Du baiser se rougissent d’aise,
Et de mes souhaits tous entiers
Me font jouir, quand je te baise.
Car l’humeur du baiser apaise,
S’écoulant au cœur peu à peu,
Cette chaude amoureuse braise,
Dont tes yeux allumaient le feu.

(Pierre de Ronsard)

Illustration: Konstantin Razumov

 

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