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Poésie

Posts Tagged ‘brebis’

Je suis celui que tu n’as pas aimé (Pierre-Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



Je suis celui que tu n’as pas aimé
Je suis celui que tu as désiré
Dans le chemin de nuit
Je fais dormir les yeux obscurs de tes brebis.

Je suis le messager sur tes rochers
Et mon regard fait fondre tes rochers
Je suis la main qui fait couler
De tes sables l’eau lustrale.

Avec l’oeil et la main, la nuit et le rocher
Si profonde est la guerre de ces vastes terres
Que tu te tiens prisonnière
Et qu’à la nuit tu es ce que tu es.

(Pierre-Jean Jouve)

Illustration: Dmitriy Brodeckiy

 

 

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BERGERIE (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2019




    
BERGERIE

Avec une lenteur où bouge un paysage,
Les clochettes à brebis du songe
Prétendent descendre des montagnes

Et l’âme, animale et sereine,
Sous les cyprès que la brume amenuise,
Rumine une voix dans sa laine,

Une voix d’eau blessée pour épines,
Une voix de fruits pour l’eau des plaines
Une voix d’eau tendre pour Beethoven.

Même si j’étais mort
La voix serait toujours
En tout bosquet bienfaitrice mutine.

Je me suis depuis lors
Fait mendiant d’images.
Nul noisetier, nul trèfle ne me refuse.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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Brebis de feu (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2019




    
Brebis de feu cherche mouton de paille.

(Jean-Pierre Siméon)

 

Recueil: Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu
Traduction: Meng Ming
Editions: Cheyne

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Brebis sortant au vert (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Brebis sortant au vert par une porte arquée.
Navette de fauvette en souci de becquée.

Daguet surpris qui saute au détour de la sente.
Sanglier las baugé dans la boue innocente.

Bleu regard d’enfant roux qui garde les dindons
Et chasse à coups de hart les frelons… les bourdons…

Vol de perdreaux maillés. Coccinelle cinabre.
Alignement sacré d’arbres en candélabre.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tout pour l’homme est ciel illimité (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



Tout pour l’homme est ciel illimité
vent qui fonce à l’appel du vide
ou mer cernant des continents rongés.
Tout est conquête en fonction de nature.
L’herbe est promise à la faucille
comme au bélier la brebis
et la mortaise au tenon qui la justifiera…

(Pierre Béarn)

 

 

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PHIDYLÉ (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



Jean-Francis Auburtin d [800x600]

PHIDYLÉ

Offre un encens modeste aux Lares familiers,
Phidylé, fruits récents, bandelettes fleuries ;
Et tu verras ployer tes riches espaliers
Sous le faix des grappes mûries.

Laisse, aux pentes d’Algide, au vert pays Albain,
La brebis, qui promet une toison prochaine,
Paître cytise et thym sous l’yeuse et le chêne ;
Ne rougis pas ta blanche main.

Unis au romarin le myrte pour tes Lares.
Offerts d’une main pure aux angles de l’autel,
Souvent, ô Phidylé, mieux que les dons plus rares,
Les Dieux aiment l’orge et le sel.

Plus de neiges aux prés. La Nymphe nue et belle
Danse sur le gazon humide et parfumé ;
Mais la mort est prochaine; et, nous touchant de l’aile,
L’heure emporte ce jour aimé.

Un vent frais amollit l’air aigu de l’espace;
L’été brûle ; et voici, de ses beaux fruits chargé,
L’Automne au front pourpré; puis l’hiver, et tout passe
Pour renaître, et rien n’est changé.

Tout se répare et chante et fleurit sur la terre ;
Mais quand tu dormiras de l’éternel sommeil,
O fier patricien, tes vertus en poussière
Ne te rendront pas le soleil!

(Leconte de Lisle)

Illustration: Jean-Francis Auburtin

 

 

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LE DON (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2018



 

fougeres

LE DON

Le génie est de voir et puis de faire voir
Ces fougères laissant vers l’eau leurs langues pendre ;
Le génie est d’entendre et puis de faire entendre
Ce troupeau de brebis qui se perd dans le soir.

(Francis Jammes)

Illustration

 

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AVEC TON PARAPLUIE… (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018



 

AVEC TON PARAPLUIE…

Avec ton parapluie bleu et tes brebis sales,
avec tes vêtements qui sentent le fromage,
tu t’en vas vers le ciel du coteau, appuyé
sur ton bâton de houx, de chêne ou de néflier.
Tu suis le chien au poil dur et l’âne portant
les bidons ternes sur son dos saillant.
Tu passeras devant les forgerons des villages,
puis tu regagneras la balsamique montagne
où ton troupeau paîtra comme des buissons blancs.
Lit, des vapeurs cachent les pics en se traînant.
Là, volent des vautours au col pelé et s’allument
des fumées rouges dans des brumes nocturnes.
Là, tu regarderas avec tranquillité,
L’esprit de Dieu planer sur cette immensité.

(Francis Jammes)

Illustration

 

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Au bord du loch (Anne Tardy)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2018


moutons

Au bord du loch,
quatre oreilles dans un tas de laine,
une brebis et son agneau

(Anne Tardy)

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Les gerbes en chantant (Guennadi Gor)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018




    
Les gerbes en chantant comme des filles
Marchent ou plutôt sont un rêve debout.
L’automne et la forêt vont en visite
Sans savoir si pleurer ou rire tout à coup.
Et le ciel aussi pur qu’une rivière,
La montagne le hisse puis le lâche sans bruit.
Alors ouvrant sa bouche moutonnière
La brebis fait mine d’avoir compris.

***

Снопы как девки в поле c песней
Идут и нет, стоят и снятся.
И осень c лесом в гости вместе
Не знают плакать иль смеяться.
И неба чистого как речка
Подняв, гора вот вот уронит.
A вот раскрыв свой рот овечий
Глядит овца как будто ей понять.

(Guennadi Gor)

 

Recueil: Blocus
Traduction: Henri Abril
Editions: Circé

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