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Poésie

Posts Tagged ‘bref’

Le sang de la mer brûle (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2018



Illustration: Moll
    
Le sang de la mer brûle
Embrasure
Brève du pas

Aimant
L’écume ou le brasier

Sur le large
Où mourir

La précipitation

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre
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Le large est entré (Lorand Gaspar)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2018



    
le large est entré dans la chambre nocturne
où un geste ou deux ont aimé la lumière —
les corps se dressent dans la clarté invisible
des hanches nues et des syllabes d’eau
longues et brèves des bouches qui se penchent
bruit de verre échoué sur les fonds —

(Lorand Gaspar)

 

Recueil: Sol absolu et autres textes
Traduction:
Editions: Gallimard

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LE FLEUVE PAISIBLE (Tchan-Jo-Su)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



LE FLEUVE PAISIBLE

Tant qu’un homme reste sur la terre,
il voit la lune, toujours pure et brillante.

Comme un fleuve paisible suit son cours,
chaque jour elle traverse le ciel.

Jamais on ne la voit s’arrêter, ni revenir en arrière.
Mais l’homme, a des pensées, brèves et vagabondes.

(Tchan-Jo-Su)

Illustration: Allston Washington

 

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Le vent qui souffle (Pierre Garnier)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2018



Illustration: Vladimir Kush
    
le vent qui souffle
sur la bougie
fait une aile brève.

(Pierre Garnier)

 

Recueil: Ornithopoésie
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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Les petits riens sont l’éternel (Antonio Porchia)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018



 

Les petits riens sont l’éternel,
et le reste, tout le reste,
le bref, le très bref.

(Antonio Porchia)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Brève dérivation (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




    
Brève dérivation
de l’écoulement du temps
engendrant une petite pensée
compassionnelle
le bourdonnement croissant
puis décroissant
d’un hélicoptère
volant au ras des toits
en direction de l’hôpital

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Lorsque dans la rue… (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2018



Illustration: Francisco Bajén
    
Lorsque dans la rue…

Valse

Lorsque dans la rue, tu siffles le soir
À travers les rideaux de ma fenêtre
Je te guette et t’écoute sans te voir
Mais je sens dans mon être
Un frisson d’amour qui gonfle mon coeur
Et, quand tu t’éloignes dans l’ombre,
Comme une frégate qui sombre
Je m’abandonne sans peur
À l’Océan des nuits trop brèves,
À l’Océan du rêve.

(Robert Desnos)

 

Recueil: Les Voix intérieures
Traduction:
Editions: L’Arganier

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Il est minuit (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2018




    
Il est minuit

1
Il est minuit
Il est minuit
L’horloge sonne vive l’amour.
Parlons moins fort
Puisque tout dort
Puisque tout rêve vive l’amour.
Je sens ton souffle près de ma bouche
Et dans tes veines battre ton sang
Quand tu reposes quand tu te couches
Ton oeil limpide si caressant
Fait la nuit claire pleine de rêves
Reste immobile je suis content
Rêvons ensemble c’est une trêve
Avant l’aurore qui se lève.

2
Il est midi
Il est midi
L’horloge sonne-adieu l’amour.
Au soleil d’or
Rêvons encor
La vie est brève-adieu l’amour.
Reprends ta route et moi la mienne
Et si la vie nous réunit
Dans les ténèbres de tes persiennes
Dans le mystère de ton grand lit
Je veux chérie sous le ciel blême
Rêver encore comm’ cette nuit
Je veux chérie que ce soir même
Nous réunisse pour qu’on s’aime.

(Robert Desnos)

 

Recueil: Les Voix intérieures
Traduction:
Editions: L’Arganier

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FLEUR D’ENFANCE (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2018




    
FLEUR D’ENFANCE

L’haleine d’une fleur sauvage,
En passant tout près de mon coeur,
Vient de m’emporter au rivage,
Où naguère aussi j’étais fleur :
Comme au fond d’un prisme où tout change,
Où tout se relève à mes yeux,
Je vois un enfant aux yeux d’ange :
C’était mon petit amoureux !

Parfum de sa neuvième année,
Je respire encor ton pouvoir ;
Fleur à mon enfance donnée,
Je t’aime ! comme son miroir.
Nos jours ont séparé leur trame,
Mais tu me rappelles ses yeux ;
J’y regardais flotter mon âme :
C’était mon petit amoureux !

De blonds cheveux en auréole,
Un regard tout voilé d’azur,
Une brève et tendre parole,
Voilà son portrait jeune et pur :
Au seuil de ma pauvre chaumière
Quand il se sauvait de ses jeux,
Que ma petite âme était fière ;
C’était mon petit amoureux !

Cette ombre qui joue à ma rive
Et se rapproche au moindre bruit,
Me suit, comme un filet d’eau vive,
À travers mon sentier détruit :
Chaste, elle me laisse autour d’elle
Enlacer un chant douloureux ;
Hélas ! ma seule ombre fidèle,
C’est vous ! mon petit amoureux !

Femme ! à qui ses lèvres timides
Ont dit ce qu’il semblait penser,
Au temps où nos lèvres humides
Se rencontraient sans se presser ;
Vous ! qui fûtes son doux Messie,
L’avez-vous rendu bien heureux ?
Du coeur je vous en remercie :
C’était mon petit amoureux !

(Marceline Desbordes-Valmore)

 

Recueil: Poésies
Traduction:
Editions: Gallimard

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SONNET (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2018



Illustration: Claude Monet
    
SONNET

Vent d’été, tu fais les femmes plus belles
En corsage clair, que les seins rebelles
Gonflent. Vent d’été, vent des fleurs, doux rêve
Caresse un tissu qu’un beau sein soulève.

Dans les bois, les champs, corolles, ombelles
Entourent la femme; en haut, les querelles
Des oiseaux, dont la romance est trop brève,
Tombent dans l’air chaud. Un moment de trêve.

Et l’épine rose a des odeurs vagues,
La rose de mai tombe de sa tige,
Tout frémit dans l’air, chant d’un doux vertige.

Quittez votre robe et mettez des bagues;
Et montrez vos seins, éternel prodige.
Baisons-nous, avant que mon sang se fige.

(Charles Cros)

 

Recueil: Le Collier de griffes
Traduction:
Editions: Gallimard

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