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Posts Tagged ‘brique’

Pour passer d’un soleil à un autre (Christian Viguié)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019



Tout juste manoeuvre
à qui l’on aura confié
des briques et des mots
des planches
pour passer d’un soleil
à un autre.

(Christian Viguié)

Illustration: Stéphane Cuny

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D’un soleil à un autre (Christian Viguié)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019



Toute juste manœuvre
à qui l’on aura confié
des briques et des mots
des planches
pour passer d’un soleil
à un autre.

(Christian Viguié)


Illustration: Gilbert Garcin

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UNE BRIQUE (Paul de Roux)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2019




    
UNE BRIQUE

Encore une infusion de soleil
alors que tout est si noir dans l’âme
las, souffrant et comme à bout.
Alors mieux vaut peut-être ne rien faire
rester comme une brique qui attend:
les souffles de l’air sont sur elle de toutes parts
le soleil parfois, et le froid aussi.
Elle est seule dans son coin.
Mais un jour le maçon, d’un seul coup
lui trouvera sa place au sein du mur.

(Paul de Roux)

 

Recueil: Les pas
Traduction:
Editions: L’Alphée

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Les escargots (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2019



Illustration    
    
Les escargots

Sur les murs de briques des jardin
sont réapparu les escargots
fantasques.

(Leonardo Sinisgalli)

 

Recueil: Le moineau et le lépreux
Traduction: Thierry Gillyboeuf
Editions: La Part Commune

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CACHÉ (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2018




CACHÉ

AUJOURD’HUI le rideau est baissé
Le voile jeté sur le visage,
Le monde n’est que son aspect,
Arbre, mur de brique, feuilles poussiéreuses

De lierre, un oiseau
Ayant secoué la poussière
Dont il a la couleur. Rien
N’a de sens ou d’être.

Cependant j’ai vu jadis
Le tissu de lumière dont tous ils sont faits
D’une manière autre que ceci. Avoir vu
Est savoir toujours.

***

HIDDEN

TODAY the curtain is down
The veil drawn over the face,
World only its aspect,
Tree, brick wall, dusty leaves

Of ivy, a bird
Shaken loose from the dust
It is the colour of. Nothing
Means or is.

Yet I saw once
The woven light of which all these are made
Otherwise than this. To have seen
Is to know always.

(Kathleen Raine)

 

 

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LE PRISONNIER (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2018



LE PRISONNIER

Les idées de Victor étaient comme des briques :
égales, pesantes, aux arêtes vives.
Il se mit à l’ouvrage et bâtit une tour superbe.
Mais la porte fut oubliée.
L’infortuné Victor enfermé par ses briques,
ne trouva plus d’issue
et périt lentement dans sa prison d’idées.

(Norge)

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BIRKENAU (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2018




    
BIRKENAU

Pissenlits entre les baraques
de brique sombre.
Les mêmes fleurs dehors,
dans la campagne polonaise,
et ici, le long des rails
qui s’arrêtent plus loin
face au ciel, aux ruines,
au rideau de peupliers,
sur le sol de cendre humaine.
Chacun marche courbé,
cherchant en lui-même
la fleur qui manque,
ici et dehors,
celle que le printemps
attend de lui seul.

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Figure humaine
Traduction:
Editions: Gallimard

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LES PROMENEUSES DU SOIR (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018




LES PROMENEUSES DU SOIR

Eloge
Eloge des sommeils d’amies

Eloge d’épouses de doges
Et de stratèges villes grèges
Ocrées de ceinturons de briques

Eloge à pas de somnambule
Des noctambules promeneuses
Noires cavales de bijoux
Plus grandes, couples sans époux
Que des reines prostituées

Eloge de mélancolie

Femme pour un temps d’avène
Femme pour un temps d’exil
Est-ce que l’enfance était plus claire
Etait plus sombre que mémoire

Que les pas
les palais
les pavés du hasard

(Henry Bauchau)

 
Illustration: Paul Delvaux

 

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Cette rue, je la connais (Sergueï Essénine)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2018




    
Cette rue, je la connais,
je la connais, cette maisonnette.
Le chaume bleu de ses chenaux
a glissé par-dessus la fenêtre.

Il y eut les années de détresse,
le déchaînement de forces insensées.
Je me suis souvenu de ma jeunesse,
souvenu de ma campagne bleue.

Je n’ai cherché ni la tranquillité
ni la gloire, dont je connais la vanité.
Aujourd’hui si je ferme les yeux
je ne vois que la maison paternelle.

Je vois le jardin sous la bruine bleue,
août en silence tapi contre la haie.
Et les saules dont les pattes vertes
abritent le ramage des oiseaux.

Si je l’ai aimée, notre maison de bois
aux poutres craquelées, inquiétantes !
Les nuits de pluie, notre vieux poêle
poussait d’étranges plaintes sauvages.

Râles déchirants, voix puissante
comme d’un vivant à l’agonie.
Que voyait-il, notre chameau de briques,
à travers le gémissement de la pluie ?

Quelque pays lointain sans doute,
rêves d’antan, époques florissantes,
les sables d’or d’Afghanistan,
les soirs cristallins de Boukhara.

Ces pays, je les connais aussi.
Que de chemin n’y ai-je parcouru.
Mais aujourd’hui je n’ai qu’un souhait :
Revoir les lieux de mon enfance

Pourtant ce tendre espoir n’est plus,
n’est plus que cendres dans la brume bleue.
Paix à toi, chaume de mes champs
paix à toi, ma maison de bois !

***

(Sergueï Essénine)

Recueil: Journal d’un poète
Traduction: Christiane Pighetti
Editions: De la Différence

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Il y a trop de lumière sur notre lit (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2018



 

Il y a trop de lumière sur notre lit
tu enfiles une robe de plume
et tes bas convergent vers ton rêve
je demande l’aumône
près du mur qui sourit
mon reflet sur les briques
se brise en silence
sous les draps
un arbre pousse
déguisé en musicien des rues
et en vendeur de glaces

(Luis Mizón)

Illustration: Alberto Pancorbo

 

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