Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘brise’

Acte de foi (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021



Acte de foi

Alors que l’arbre offre son feuillage
Au premier oiseau venu
Que le soleil éclabousse le sol
Et que l’horizon bouscule les nuages
Je me partage avec le monde entier

Alors que la clarté lisse les cailloux du chemin
Et que les oiseaux qui s’abattent sur les sillons
Lacèrent jusqu’à la faire saigner
La poitrine du champ
Je bois l’espace
À longues lampées

Ma pensée crée le monde
Si je meurs il meurt avec moi
Être de chair je marche vers l’éternité

Sous un soleil assoupi
J’écoute le rire des enfants dans le pré
Et respire les odeurs de la grange

Tandis que la brise fait frissonner les arbres
Je contemple le bleu mouvement de la mer
Plus pures
Les couleurs se dépouillent de leurs formes
Dans la valse des vagues

J’empoigne l’univers
Et défie le mystère profond
Des plus banales choses.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le vase brisé (Sully Prudhomme)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021




Le vase brisé

Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut l’effleurer à peine,
Aucun bruit ne l’a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute,
N’y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu’on aime
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n’y touchez pas.

(Sully Prudhomme)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ASTRES DE LA NUIT (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2021



 

ASTRES DE LA NUIT

Astres de la nuit
trous dans le grand crible
dont nous fûmes jetés
rebelles en marche
geignants agités
Regarde solennels
amis sentinelles
pour nous accueillir
pas d’arbre de brise
pour monter vers vous
et passer la tête
où reprendre vue
dans ma vie que fut
la jeune lumière.

(André Frénaud)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Si tu le veux bien (Léon Randin)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2021




    
Si tu le veux bien

Si tu le veux bien, enfant aux yeux bleus,
Au front doux et pur, au sourire heureux,
Nous irons aux champs dans les grandes herbes,
Si tu le veux bien, enfant aux yeux bleus,
De mille bluets composer nos gerbes.

L’aurore paraît, la nuit fuit le jour,
Pour toi l’oiseau dit ses chansons d’amour,
Et la fleur s’éveille, ô ma douce amie.
L’aurore parait, la nuit fuit le jour,
Et toi seule encor restes endormie.

Je connais au bois de vrais coins charmants,
Tout frais… et cachés, faits pour les amants,
Comme le bon Dieu rarement parsème.
Je connais au bois de vrais coins charmants
Où l’on est heureux, où toujours l’on s’aime.

Et là nous irons la main dans la main,
Sans s’inquièter ni du lendemain,
Ni du monde vain qui jamais ne rêve.
Viens, là, nons irons la main dans la main,
Enivrés et seuls, et rêvant sans trêve.

Viens, car le soleil monte dans le ciel
Plus étincelant et plus solennel,
Jetant sur les prés ses rayons de flammes.
Viens, car le soleil monte dans le ciel :
C’est l’heure d’aller où chantent les âmes.

De rêve et d’amour ce n’est point assez,
Dirons-nous tous deux mollement bercés
Par le chaud zéphir ou la folle brise.
De rêve et d’amour ce n’est point assez
Dira notre coeur qui, je crois, se grise.

Notre oeil se noiera dans l’azur serein,
Recherchant avide un regard divin
Et les habits blancs d’adorables anges.
Notre oeil se noiera dans l’azur serein,
Et nous chanterons de pures louanges.

Si tu le veux bien, enfant aux yeux bleus,
Au front doux et pur, au sourire heureux,
Nous irons aux champs dans les grandes herbes,
Si tu le veux bien enfant aux yeux bleus,
De mille bluets composer nos gerbes.

(Léon Randin)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

NÉGLIGEMMENT JE PRENDS LA COQUILLE (Casimiro de Brito)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2021



Illustration: schilderij van J. Gardien
    
Poem in French, Spanish, Dutch, English, Italian, German, Portuguese, Sicilian, Romanian, Polish, Greek, Chinese, Arab, Hindi, Japanese, Farsi, Icelandic, Kurdisch, Russian, Filipino, Hebrew, Tamil, Bangla, Irish, Serbian, Macedonian, Indonesian, Malay, Catalan

Detail, schilderij van J. Gardien, Belgium

Poem of the Week Ithaca 688 “I CARELESSLY TAKE THE SHELL”
Casimiro de Brito, Portugal (1938)

From « En la Vía del Maestro », Un viaje con Laozi
Ediciones Olifante, Tarazona, España

– All translations are made in collaboration with Germain Droogenbroodt –

NÉGLIGEMMENT JE PRENDS LA COQUILLE …

Négligemment je prends la coquille
de rosée / la brise de la personne que j’aime
comme si ces choses
contenaient la vertu mystérieuse. L’ombre ─
la paix intérieure de celui qui laisse passer
celui qui passe ; le feu tranquille
le film le plus délicat
de l’insondable substance féminine.

(Casimiro de Brito)

Traduction Elisabeth Gerlache

***

TOMO, DESCUIDADAMENTE, LA CÁSCARA

TOMO, descuidadamente, la cáscara
del rocío
la brisa de quien amo
como si estas cosas contuviesen
la misteriosa virtud. Contienen. La sombra ─
la paz interior de quien deja pasar
a quien pasa: el fuego lento que celebra
la película más fina de la oscura sustancia femenina.

Traducción Montserrat Gilbert – Rafael Carcelén

***

ONACHTZAAM NEEM IK DE SCHELP …

Onachtzaam neem ik de schelp
van de ochtenddauw / de bries van wie ik bemin
alsof die dingen
de mysterieuze deugd zouden bevatten. De schaduw ─
de innerlijke vrede van diegene die voorbij laat gaan
wie voorbijgaat; het langzame vuur
de delicaatste film
van de ondoorgrondelijke vrouwelijke materie.

Vertaling: Germain Droogenbroodt

***

I CARELESSLY TAKE THE SHELL …

I carelessly take the shell
of the dew, the breeze of the one I love
as if these things contain
all mysterious virtue. They do. The shadow—
the inner peace of the one who lets pass
who passes: the sluggish fire that celebrates
the finest film
of the hidden female essence.

Translation: Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan

***

PRENDO CON NONCURANZA IL GUSCIO …

Prendo con noncuranza il guscio
della rugiada, la brezza di chi amo
come se tutto questo contenesse
ogni misteriosa virtù. Ed è vero. L’ombra—
la pace interiore di chi lascia andar via
chi passa: il lento fuoco che celebra
la pellicola più sottile
della nascosta femminile essenza.

Traduzione di Luca Benassi

***

UNACHTSAM NEHME ICH DIE SCHALE …

Unachtsam nehme ich die Schale
des Taus / eine Brise desjenigen, den ich liebe,
als ob diese Dinge
die geheimnisvolle Tugend erhalten würden. Ein Schatten ─
eine innere Ruhe desjenigen, der den, der vorbeigeht,
vorbeigehen lässt: ein langsames Feuer,
das der schönste Film
der obskuren weiblichen Substanz feiert.

Übersetzung: Germain Droogenbroodt – Margaret Saine

***

TOMO, DESCUIDADO, A CONCHA …

Tomo, descuidado, a concha
do orvalho / a brisa de quem amo
como se estas coisas contivessem
a virtude misteriosa. Contêm. A sombra ─
a paz interior de quem deixa passar
quem passa: o fogo lento que celebra
a película mais fina
da obscura substância feminina.

CASIMIRO DE BRITO

***

PIGGHIU, SDISATTENTU, LU FILU …

Pigghiu, sdisattentu, lu filu
di l’acquazzina, la boria di chidda ca jo amu
comu si sti cosi pussidissiru
tutti na virtuti mistiriusa. E ci l’hannu. L’ummira—
Paci nterna di chidda ca lassa passari
a chiddi ca passanu: lu focu lentu ca celebra
la pillicula chiù fina
di la scura essenza fimminili.

Traduzioni in sicilianu di Gaetano Cipolla

***

ADUN, DISTRAT, COCHILIILE …

ADUN, distrat, cochiliile
de rouă / briza celei pe care o iubesc
de parcă aceste lucruri ar conține
virtutea tainică. Cuprins. Umbra ─
pacea lăuntrică a celui ce îngăduie întâmplării
să treacă: focul lent care sărbătorește
cel mai subțire film
de întunecată substanță feminină.

Traducere Gabriela Căluțiu Sonnenberg

****

NIEDBALE PODNOSZĘ MUSZLĘ …

Niedbale podnoszę muszlę
pełną rosy, przypomina tę, którą kocham
jakby obie zawierały
coś tajemniczo cennego. I zawierają. W cieniu—
wewnętrzny spokój tej, która dopuszcza
to, co przenika: subtelny ogień, uświęcający
najdelikatniejszą osłonkę
tajemnej istoty kobiecości.

Przekład na polski: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka

***

ΠΙΑΝΩ ΤΟ ΚΟΧΥΛΙ ΤΗΣ ΔΡΟΣΙΑΣ …

Πιάνω το κοχύλι της δροσιάς
με προσοχή,
την αύρα της αγαπημένης
σαν να περιέχουν μια μυστήρια αγνότητα.
Την περιέχουν. Ο ίσκιος,
η εσωτερική γαλήνη εκείνου που αφήνει
ότι είναι να περάσει, να περάσει: την σιγανή
φωτιά που υποδαυλίζει
την κρύφια γυναίκεια φύση.

Μετάφραση Μανώλη Αλυγιζάκη//
Translated by Manolis Aligizakis

***

我粗心地取下外壳

我粗心地取下露珠
的外壳,这我爱之人的柔和之风
好像这些东西包含了
所有神秘的美德。它们的确是。影子——
放别人过的人内心的

平静:迟缓的火,它庆祝
隐藏女性
本质的最好电影。

原作:葡萄牙 卡西米罗·德·布里托(1938)
英译:杰曼·卓根布鲁特-斯坦利·巴坎
汉译:中 国 周道模 2021-6-16
Translation into Chinese by William Zhou

***

मैं लापरवाही से खोल लेता हूँ

मैं लापरवाही से खोल लेता हूँ
ओस की हवा, जिससे मैं प्यार करता हूँ
मानो इन चीजों में शामिल हों
सभी रहस्यमय गुण। वे करते हैं। परछाई-
जो पास होने देता है उसकी आंतरिक शांति
कौन गुजरता है: सुस्त आग जो जश्न मनाती है
बेहतरीन फिल्म
छिपे हुए महिला सार की।

Translation into Hindi by Jyotirmaya Thakur

***

わたしはぞんざいに涙のしずくの殻と
愛する人のそよ風をとる
これらがすべての不可思議な美徳を持っているかのように
そう、持っているのである
影のようなもの_人を先に通してあげる心の平和や
勢いのない火が
隠れた女性の本質を描いた
すばらしい映画を祝うかのように

Translation into Japanese by Manabu Kitawaki

***

من بیخیال در شبنم،
و نسیم آنی که دوستش دارم،
پناه میگیرم،

گویی اینها حاوی فضیلتهای مرموز است.
اینها حاوی آن فضیلت مرموزند. سایهی-

آرامش درونی آنکه اجازه عبور به عابران میدهد: آتش کمنوری که لطیفترین غشاء از

عطر پنهان زنانگی را جشن میگیرد.

ترجمه: سپیده زمانی

Translation into Farsi by Sepideh Zamani

***

ÉG GRÍP Í HUGSUNARLEYSI HVEL …

Ég gríp í hugsunarleysi hvel
daggarinnar, gustinn frá elskunni minni
eins og þessi efni búi yfir
allri dularfullri dyggð. Þau gera það. Skugginn —
innri friður þess sem hleypir hjá
þeim sem fer hjá: hægur eldur sem fagnar
fíngerðustu himnu
hulda kvenkjarnans.

Þór Stefánsson þýddi

Translation into Icelandic by Þór Stefánsson

***

BÊ GUHNEDAN EZ SEDEFÊ DIBIM …

Bê guhnedan ez sedefa xunavê dibim ,
sirweya kesê ez jê hezdikim
tu bibêjî ew tişta wergirtina
nihêniya qenciyê ye. Siyeke –
veheseka hundurî ya wî kesî ye,
yê di ber mera dibihure,
dihêle bê bihurtin: Agirekî hêmin
yê bi ciwantirîn fîlm şahînetdike
bi maka veşartiya jinanî.

Translation into Kurdish by Hussein Habasch

***

НЕБРЕЖНО Я БЕРУ РАКУШКУ …

Небрежно я беру ракушку
из росы и дуновенье ветра той, в кого влюблен,
словно в тех вещах
есть некая таинственная сила. Тень ─
внутренний покой тех, кто пропускает тех,
кто мимо проходил; медленный огонь –
тончайшая пленка
непостижимой женской сущности.

Перевод Гермайна Дрогенбродта
Перевод на русский язык Дарьи Мишуевой

Translation into Macedonian by Daria Mishueva

***

MAHIWAGANG KABUTIHAN

Kinuha ng walang ingat ang kabibi ng hamog,
ang simoy ng hangin ng aking minamahal
na parang ang mga bagay na ito ay nagtataglay
ng lahat ng mahiwagang kabutihan. Ginagawa nila. Ang anino-
ng payapang kalooban na s’yang hinahayaang dumaan
ang siyang daraan: ang marahang apoy na nagdiriwang
sa nababanaag na pinakamainam
na nakakubling kakanyahan ng babae.

Translation into Filipino by-Eden Soriano Trinidad

***

אֲנִי לוֹקֵחַ בְּהֶסַּח הַדַּעַת אֶת מַעֲטֶפֶת

אֲנִי לוֹקֵחַ בְּהֶסַּח הַדַּעַת אֶת מַעֲטֶפֶת
הַטַּל, הַמַּשָּׁב הַקַּל שֶׁל זוֹ שֶׁאֲנִי אוֹהֵב
כְּאִלּוּ דְּבָרִים אֵלּוּ מְכִילִים
אֶת הַמַּעֲלָה הַמִּסְתּוֹרִית. הֵם כֵּן. הַצֵּל –
הַשַּׁלְוָה הַפְּנִימִית שֶׁל הָאֶחָד שֶׁנּוֹתֵן לַעֲבֹר
שֶׁעוֹבֵר: הָאֵשׁ הַמְּדַשְׁדֶּשֶׁת שֶׁחוֹגֶגֶת
הַשִּׁכְבָה הַמְּעֻדֶּנֶת בְּיוֹתֵר
שֶׁל הַמַּהוּת הַנָּשִׁית הָאֲפֵלָה.

תרגום לאנגלית: ג’רמיין דרוגנברודט וסטנלי ברקן
תרגום לעברית: דורית ויסמן
בתמונה: פרט מתוך ציור של
Translation into Hebrew by Dorit Weisman

***

கவனமற்றபனிக்கட்டியின் மேலோட்டை
எடுக்கிறேன்; நான் விரும்பும் தென்றல்
மறைவடக்கமான நற்குணங்கள்
இதில் அடங்கியுள்ளதாக எண்ணி! ஆம்!
ஒருவர் ஒருவரது உள்ளமைதிகடந்து செல்பவர்
கடக்கவிடும் நிழல் கடக்கிறது,
சோம்பேரி நெருப்பு
மறைக்கப்பட்டுள்ள பெண்மையின்
அருமையான படத்தை கடக்கிறது!
ஆக்கம்

Translation into Tamil by NV Subbaraman

***

রহস্যময় অন্তর্নিহিত শক্তি

আমি এলোমেলো ভাবে শিশিরের আবরণ নেই
শিশির বিন্দু যাকে আমি ভালোবাসি তার
মৃদু বাতাস ধারণ করে
যেন তা গ্রহণ করে সমস্ত রহস্যময় পূর্ণ । তারা করে । ছায়া –
অন্তরের শান্তি যেতে দেয় তাদের
যারা চলে যায়: মন্থর আগুন
যা উদযাপন করে
নারীর লুকানো সত্তা ।

Bangla Translation: – Tabassum Tahmina Shagufta Hussein

***

PIOCAIM SUAS AN SLIOGÁN DRÚCHTA …

Piocaim suas an sliogán drúchta
go neamhaireach, cloisim macalla
sa rinse ina bhfuil bua
na rúndiamhra. Feicim scáth—
suaimhneas anama an té a scaoileann
tharais é: dúil mharbhánta
mar bhrat gan lorg
de dhú-eisint na mná.

Aistrithe go Gaeilge ag Rua Breathnach

***

BEZBRIŽNO UZMEM ROSINU ŠKOLJKU …

Bezbrižno uzmem rosinu školjku
i povetarac onoga koga volim,
kao da te stvari sadrže
svu tajanstvenu vrlinu. Sadrže. Senka-
unutrašnji mir onoga ko dozvoljava
prolazniku da prođe je: vatra koja tinja i slavi
skrivenu, najfiniju žensku suštinu.

Sa engleskog prevelar S. Piksiades
Translation into Serbian by S. Piksiades

***

БЕЗГРИЖНО ЈА ЗЕМАМ ЛУШПАТА …

Безгрижно ја земам лушпата
на росата, ветрето на таа што ја љубам
како овие нешта да ја содржат сета
мистериозна доблест. И ја содржат. Сенката – внатрешниот мир на таа која ги пропушта да поминат тие што поминуваат: слабиот оган што го слави најтенкиот слој на скриената женска суштина.

Превод од англиски на македонски: Даниела Андоновска-Трајковска
Translation from English into Macedonian: Daniela Andonovska-Trajkovska

***

TANPA BERHATI-HATI KUKUTIP SELUBUNG

Tanpa berhati-hati kukutip selubung
dari embun, bayu yang kukasihi berembus
ini semua bagai mengandung
semua kebaikan yang misterius. Laku Mereka.Bayangan—
kalbu yang syahdu dari individu yang berlalu
yang melalui: kelambanan semangat memuji
film paling terpuji
dari esensi wanita yang tersembunyi.

Translation into Indonesian by Lily Siti Multatuliana

***

DENGAN CUAI KUAMBIL KELOPAK

Dengan cuai kuambil kelopak
embun, bayu bagi yang kucintai
seolah-olah semuanya mengandungi
segala kebaikan bermisteri. Memang dikandungnya. Bayangan —
kedamaian dalaman bagi seorang yang melepaskan
sesiapa yang merentasi: api lembap yang meraikan
filem terbaik
bagi intipati tersembunyi wanita.

Translation into Malay by Dr Irwan Abu Bakar

***

PRENC, SENSE CURA, LA PELL

Prenc, sense cura, la pell
de la rosada / la brisa de la que estimo
com si aquestes coses continguessin
la misteriosa virtut. Contenen. L’ombra ─
la pau interior de qui deixa passar
que passa: el foc lent que celebra
la millor pel·lícula
de la fosca substància femenina.

Traducció al català: Natalia Fernández Díaz-Cabal

 

Recueil: ITHACA 691
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

FRIENDS ITHACA
Holland: https://boekenplan.nl
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
France: https://arbrealettres.wordpress.com
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
Romania: http://www.logossiagape.ro; http://la-gamba.net/ro; http://climate.literare.ro; http://www.curteadelaarges.ro.; https://cetatealuibucur.wordpress.com
Spain: https://www.point-editions.com; https://www.luzcultural.com
India: https://nvsr.wordpress.com; https://ourpoetryarchive.blogspot.com>
USA-Romania: http://www.iwj-magazine.com/journal02

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Maison de joie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2021



Maison de joie

Mes doigts retiennent la lumière
Qui allonge l’ombre
Des murs de la maison
Qui sombre dans l’herbe
Les arbres posent des taches vertes
Sur la page de la plaine
Où court l’écriture du silence

Tapie dans les nuages
Quel cri pousse la maison
Heureuse de me revoir
Elle me regarde de tous ses carreaux
Puis baisse ses volets
Sous un toit silencieux
Qui efface sur ses ardoises
Les traces de la pluie
Et les empreintes des pattes des oiseaux
Qui vont vers des ailleurs
Où jamais je n’irais

Une brise venue d’ailleurs
Lèche sa façade
Et j’entends comme des petits rires
Dans le nylon des rideaux

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Notre vie-sommeil (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2021



Là-bas, la blanche voile sombre, offerte
A quelque brise immatérielle,
Saura conduire notre vie-sommeil
Jusqu’aux lieux où les eaux se mêlent

Aux rives bordées d’arbres noirs,
Où les forêts inconnues s’accordent
Aux élans du lac vers plus d’être,
Afin de rendre le rêve complet.

Là-bas nous saurons bien nous cacher, disparaître,
Engloutis dans le vide liséré de la lune,
Ressentant que cela qui fait notre substance
En d’autres temps était musique.

(Fernando Pessoa)


Illustration

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

LE GRAND DÉFI (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021




LE GRAND DÉFI

I

Ton corps était tendu de grâce et d’insolence :
Le grand défi brillait d’un feu de diamant
dans tes yeux où l’amour en pleine virulence
rutilait comme un astre au fond du firmament.

Nous reprîmes le chant de nos premières fêtes :
Le monde de nouveau chancela sous nos poids,
tellement nous étions lourds de tous nos émois ;
royale tu m’ouvris les alcôves secrètes.

Aussitôt jaillissant du sarcophage d’or
telle tu m’apparus qu’en songe j’avais prise :
reine Néfertiti sans voile ni trésor,

ayant pour seul atour sa beauté reconquise
ou bien, livrée à la caresse de nos brises,
ondine d’Alassour, nymphe des lacs du Nord.

II

Royale tu m’ouvris les alcôves du ciel :
Par quel prodige, par quelle métamorphose
dans ton lit devenu l’axe de toute chose,
l’Univers retrouva son centre essentiel !

Ce fut le tourbillon fantastique des sens
pris soudain dans la ronde éternelle des astres.
Et tel fut le combat que jouant les désastres
il nous rongea les os et nous brilla le sang.

Cherchant de nos volcans les plus riches vestiges
nous tournions, nous tournions sur nos propres vertiges
avant la chute d’or dans le cratère en feu.

Le bonheur renaissait de la chaude coulée
des laves dévalant les flancs nus et nerveux
de ta divinité de nouveau révélée.

III

O Déesse, voici le temps de l’apogée :
La terre disparaît avec son rituel
et son cortège de soucis habituels.
C’est l’ivresse du ciel par l’amour propagée

qui déferle sur nous en beaux cyclones d’or.
Quelle force nous lance au-delà de nous-mêmes,
plus haut que notre rêve et plus loin que la mort.
Le zénith nous délivre un message suprême

pour franchir la frontière au col de l’infini.
Nous avons à passer la charge la plus lourde
dont un simple mortel se soit jamais muni.

Notre soif est si grande et si fraîche la gourde
que du désert brillant le sable et les rocailles
s’en trouvent attendris jusque dans les entrailles.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Vivez (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021


 


Duy Huynh 1c [1280x768]

Vivez à grands coups de faucille
Vivez à grands coups de marteau
Vivez à petits coups d’aiguille
Vivez à grands coups de ciseaux
Vivez à bois à pierre à chaux

Pour la fête des moissons
Les arbres brisés seront beaux

Les branches nouvelles s’étendent
Montrant l’espace à respirer

Montrant le monde libre où vivre
Sans entraves jusqu’aux lointains

La sève élève l’avenir
A la hauteur des plus beaux rêves

Faisons des fleurs la part des tombes
Que l’autre part donne ses fruits

(Ernest Delève)

Illustration: Duy Huynh

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Maman a planté des arbres (Tekachand)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2021



    

Maman a planté des arbres

Maman souhaitait
Que j’aille dans une bonne école
Que je quitte le village
Que j’aille à l’école du canton
Un jour m’ayant pris avec elle Maman partit
Pour la toute nouvelle école ouverte dans le canton
« Tu connais bien l’agriculture?»
Demanda le professeur de mathématiques, calculateur
« Oui, dans la pépinière avec la binette… »
« Plante ici aussi quelques arbres
Nous ferons l’inscription.»
Le même jour enthousiasmée
Maman s’est attelée
À creuser des trous profonds jusqu’à la taille
Le long du mur de l’école
Pendant plusieurs jours Maman
A planté des arbres avec assiduité
Comme si elle m’implantait à l’école
«Maintenant que tous les arbres sont plantés
Inscrivez-le»
Dit un jour Maman
« Le principal refuse»
Répondit le Monsieur Gupta des mathématiques
Ce fut comme un choc pour Maman
Comme si toute la végétation avait pris feu
Le temps a passé
Aujourd’hui ces plantes sont devenues des arbres
Ondulant dans la brise avec insouciance
Moi aussi en les voyant je me déploie
Ainsi que Maman l’avait voulu
Pareil aux arbres je deviens.

(Tekachand)

 

Recueil: Pour une poignée de ciel Poèmes au nom des femmes dalit (Intouchable)
Traduction: Traduit du Hindi par Jiliane Cardey
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :